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Société de conservation et d'aménagement des bassins versants de la Zone Châteauguay

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Note au lecteur

Données présentées

Les données présentées dans le portrait du bassin versant de la rivière Châteauguay proviennent d'une multitude de sources, comme l'indique la liste des références en fin de document. Les données ont été recueillies à des échelles variables de référence au territoire. Par exemple, certaines données sont à l'échelle des municipalités, d'autres sont à l'échelle des MRC, d'autres sont à l'échelle du bassin versant, d'autres sont à l'échelle de la Zone Châteauguay suite au redécoupage du Québec méridional, en zones de gestion intégrée de l'eau, d'autres encore sont à l'échelle 1 : 20 000, etc. Les données n'ont pas toutes la même précision. Certaines données proviennent de campagnes d'échantillonnage structurées et précises, alors que d'autres ont été récoltées de façon ponctuelle lorsqu'une occasion se présentait ou proviennent d'observations personnelles de citoyens informés du territoire. Certaines données présentées s'appliquent à plus d'une catégorie et sont parfois calculées en double. Certaines données sont vieilles de plusieurs années (plus de 25 ans), tandis que d'autres sont plutôt récentes (moins de 5 ans).
En raison de toutes ces disparités de sources, d'échelle, de précision, de classification et de temps, il arrive que l'on présente deux données pour la même information ou que la somme des pourcentages équivalent à plus de 100%. D'autre part, les données présentées sont parfois arrondies à la décimale près, ce qui peut entraîner des discordances dans les additions des chiffres présentés.
C'est le meilleur portrait qu'il a été possible de dresser à partir des données colligées au moment de la rédaction.
Bonne lecture!

Remerciements

Pour réussir à remercier réellement tous les intervenants qui ont été contactés au cours des recherches qui ont permis d'obtenir l'information récoltée et analysée afin de produire le présent portrait du bassin versant de la rivière Châteauguay, il faudrait un document de plusieurs pages et les risques d'oublis seraient immenses. Nous nous contenterons donc d'énumérer les principales sources d'information :

  • Le MDDEP qui a transmis gracieusement plusieurs données sur le territoire et qui a réalisé l'Atlas du bassin versant de la rivière Châteauguay qui a été abondamment utilisé pour rédiger le présent portrait ;
  • Le MRNF qui a fourni des données géomatique et sur la biologie du bassin versant de la rivière Châteauguay ;
  • Le MAPAQ qui a fourni plusieurs cartes et des données sur l'agriculture qui occupe une grande place sur le territoire ;
  • Les municipalités et les MRC qui ont accepté de répondre à de nombreuses questions permettant de dresser un portrait plus précis de plusieurs aspects du portrait ;
  • Les organismes du milieu et les groupes de recherche qui ont été sollicités au fil des ans ;
  • Les membres du conseil d'administration et les employés de la SCABRIC.

Équipe de réalisation

Rédaction
Geneviève Audet
Agente de l'environnement, SCABRIC

Planification et révision du contenu
Félix Blackburn
Directeur général, SCABRIC

Cartographie
Andrew Sullivan
Technicien en géomatique, SCABRIC

Jean Bapstiste Sarr
Chargé de projet, SCABRIC

Lecture d'épreuve et mise en page
Marie-Claudette Lapointe
Adjointe administrative, SCABRIC

Comment citer ce document

AUDET, G., BLACKBURN, F., SULLIVAN, A., SARR, J. B. ET LAPOINTE, M.-C., 2011.
Portrait du bassin versant de la rivière Châteauguay. SCABRIC, Sainte-Martine (Québec), 289 p.

Liste des Figure

Portrait Figure 1

Tab Title 2

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  • INTRODUCTION

    En 2004 et 2005, le conseil d'administration de la SCABRIC a mis à jour son plan général d'intervention 2005-2015 (SCABRIC, 2005). Au cours de cet exercice, les participants ont identifié, à partir des données disponibles à ce moment, une trentaine de problématiques qui étaient, soit présentes dans le bassin versant de la rivière Châteauguay, soit prévisibles. Ces résultats préliminaires ont été présentés lors d'une série de quatre (4) présentations publiques. Les commentaires reçus à cette occasion ont permis de bonifier le contenu du plan général d'intervention 2005-2015 et du portrait embryonnaire du bassin versant de la rivière Châteauguay.

    À partir du contenu du plan général d'intervention, la SCABRIC a mené une série de consultations publiques en 2006 et 2007. Celles-ci ont été réalisées afin d'établir des priorités partagées par les participants afin d'orienter les choix lorsque viendrait le temps de réaliser des actions. Un comité technique a ensuite été créé pour réfléchir au contenu du plan directeur de l'eau découlant des priorités établies lors des consultations publiques. Ce même exercice a permis de travailler au niveau de la concertation entre les intervenants participants du bassin versant. L'ensemble de ces présentations, de ces consultations et des rencontres du comité technique ont permis de cerner trois exigences pour le plan directeur de l'eau, soit :

    1) Assurer l'accès à une eau potable de qualité en quantité suffisante ;
    2) Retrouver l'usage de la baignade dans la rivière Châteauguay ;
    3) Maintenir la biodiversité dans le bassin versant de la rivière Châteauguay.

    Récemment, la SCABRIC a rédigé le Portrait du bassin versant de la rivière Châteauguay (Audet, G. et al., 2011a) contenant tous les détails essentiels pour comprendre la situation, à l'aide des données existantes sur l'eau, le territoire, sa biodiversité et son contexte socio-économique.

    Dans le présent diagnostic du bassin versant de la rivière Châteauguay, réalisé à partir des données détaillées contenues dans le portrait du bassin versant de la rivière Châteauguay, la SCABRIC présente une analyse par problématique des besoins à combler dans le but de réaliser, à long terme, les exigences identifiées pour le plan directeur de l'eau. Ces besoins s'expriment en termes 1) d'identification de secteurs prioritaires pour les diverses actions, 2) d'acquisition de connaissances, de vulgarisation ou de diffusion de ces connaissances et 3) d'intégration aux outils de planification du territoire par les élus et les gestionnaires.

    Le choix des problématiques présentées provient d'abord des priorités établies lors des consultations publiques, soit : l'érosion et la sédimentation, la pollution agricole, la pollution urbaine et résidentielle, la vulnérabilité de l'eau souterraine à la contamination et la disponibilité (quantité) de l'eau souterraine. Les rencontres du comité technique sont venues valider ces problématiques et souligner que l'on doit considérer les problématiques transversales du déclin de la biodiversité et mettre en perspective les impacts des changements climatiques pour chacune des autres problématiques. Ensuite, afin de concrétiser l'exigence de retrouver l'usage de la baignade, il est essentiel que le public ait accès aux cours d'eau, vu la privatisation des rives. Finalement, une problématique incontournable et inhérente au bassin versant de la rivière Châteauguay, pour laquelle la rivière est connue à travers le Québec, mais qui est anodine pour les résidents, est la problématique des inondations.

    La description et l'analyse en lien avec ces problématiques permettent de pointer vers des pistes d'actions qui sont détaillées dans un Plan d'action, troisième volet complétant le Plan directeur de l'eau du bassin versant de la rivière Châteauguay (Audet, G. et al., 2011b).

  • 1. ÉROSION ET SÉDIMENTATION

    Dans cette section, vous trouverez une description de l'érosion et de la sédimentation du bassin versant de la rivière Châteauguay.

     

    • 1.1. UNE DÉFINITION

      L'érosion est le phénomène de transport des particules de sols par l'air (éolienne) et l'eau (hydrique). Lorsque les particules de sols atteignent un cours d'eau, elles se déposent tranquillement au fonds, se transformant en sédiments, ce qu'on appelle la sédimentation. Ces phénomènes sont naturels, mais l'activité humaine les amplifie. Les sources d'érosion et de sédimentation d'origine anthropiques sont multiples : absence de végétation au sol (par exemple, les sols à nu dans certains champs agricoles, dans les stationnements ou lors d'une construction domiciliaire), efficacité du drainage agricole rectiligne qui accélère la vitesse d'écoulement de l'eau et en augmente le frottement, piétinement du sol par le bétail, cultures ou constructions d'infrastructures (ponts, ponceaux, maisons, industries, etc.) en zone inondable ou dans la bande de protection riveraine, remblayage ou drainage des milieux humides dont un des rôles est la rétention de l'eau. Sans protection, la mince couche productive du sol part avec le vent, la pluie, le courant, le gel, le dégel et les inondations. (SCABRIC, 2005)

    • 1.2. ANALYSE

      Dans cette section, vous trouverez une analyse des conditions intrinsèques, des modifications anthropiques et des impacts appréhendés.

      • 1.2.1 Des conditions intrinsèques favorisantes

        Plusieurs conditions intrinsèques au bassin versant de la rivière Châteauguay favorisent l'érosion et la sédimentation. Le facteur le plus important est l'orientation du sud vers le nord du bassin versant (Portrait section 1.1). Ainsi, en période de dégel, l'amont du bassin versant fond avant l'aval, ce qui favorise la formation d'embâcles (Portrait section 1.8.1.2). Le climat tempéré, avec son alternance de périodes de gels et de dégels, fait travailler le sol (Portrait, section 1.7).

      • 1.2.2 Des modifications anthropiques qui accélèrent l'érosion

        L'activité humaine sur le territoire a changé la couverture du sol (Portrait, section 2). Là où on avait de nombreux milieux humides et de grands boisés il y a deux siècles (Portrait, sections 1.8.3, 2,5 et 3.1.2), on retrouve maintenant des terres agricoles et des milieux urbains (Portrait, sections 2). Les milieux humides ont été asséchés ou remblayés (Portrait, sections 1.5.2.1.2.8, 1.8.3 et 3). Les zones boisées ont été coupées (Portrait, sections 2.5 et 3.1.2). Sans obstacle, le vent circule plus rapidement, emportant des particules : c'est l'érosion éolienne (Wikipédia, 2010a). La plupart des grandes cultures sont cultivées sur des sols qui restent à nu entre les récoltes – les labours (Portrait, sections 2.4 et 4.2.2.3). Ces sols, sans couverture, s'appauvrissent par l'action concertée des vents, des précipitations, du gel et du dégel (Cazelais, S. et Nault, J., 2003). La dernière barrière à l'érosion est la présence d'une bande riveraine végétale ou un enrochement. Celles pour lesquelles une évaluation existe sont déficientes (Portrait, section 1.8.1.1).

        Également, on a drainé le territoire agricole, autant en surface, par le redressement des cours d'eau (Portrait, sections 1.1.3 et 1.1.4), que par l'ajout d'un réseau de drains souterrains (Portrait, sections 1.6.1 et 2.4.4). La construction de ponts, de ponceaux, de barrages et de seuils (Portrait, sections 1.1.3, 4.2.2.1.5 et 4.2.2.5.1) sur la rivière favorise la création d'embâcles qui viennent gruger les rives (Diagnostic, figure 1 et Portrait, section 1.8.1.2). L'ajout de sable et de gravier pour l'entretien des routes en hiver contribue également au problème d'érosion et de sédimentation (Portrait, section 4.2.2.1.5).

        Figure 1 L'érosion des berges(Cazelais, S. et Nault, J., 2003, p. 7)

        Figure 1 compressee

        Figure 2 Contraintes naturelles et anthropiques dans le bassin versant de la rivière Châteauguay
        (Côté, M.-J., et al., 2006, p. 45)

        Figure 2 compressee

         

      • 1.2.3 Impacts appréhendés

        Aux effets décrits précédemment, on doit ajouter les impacts probables des changements climatiques qui devraient augmenter les épisodes de fortes précipitations (en quantité et en ampleur), augmenter la force des vents, augmenter les épisodes de dégels hivernaux et accélérer le dégel (laissant les sols à découvert plus longtemps à chaque année) (Portrait, section 1.7.3).

    • 1.3. ÉTAT DES CONNAISSANCES

      Les connaissances précises de l'état de l'érosion et de la sédimentation dans le bassin versant de la rivière Châteauguay sont rares. Quatre études ont été réalisées sur l'état des bandes riveraines dans divers secteurs du bassin versant et s'étirent sur plusieurs années (1998 à 2008), sans mise à jour (Portrait, section 1.8.1.1) (voir la figure 3). Quelques secteurs d'érosion sont identifiés aux schémas d'aménagement des MRC (Diagnostic, figure 2 et Portrait, section 1.8.1.3, figure 39, page 113). Les 4 MRC ont un comité de cours d'eau dont le mandat est de répondre aux demandes de nettoyage des cours d'eau. Le nettoyage signifie qu'on enlève, à l'aide de machinerie lourde, les sédiments accumulés au fonds des cours d'eau pour qu'ils retrouvent leur profil d'origine (Portrait, section 1.1.4 et 4.2.2.5.2).

    • 1.4 PRIORITÉ PERÇUE DE LA PROBLÉMATIQUE ET BESOINS DES ACTEURS

      Au cours des consultations publiques de 2006 et 2007, la problématique de l'érosion et de la sédimentation est celle qui a été choisie comme l'une des trois priorités d'action (parmi la trentaine proposée) par le plus d'équipes de travail (4 groupes sur les 8 équipes de participants). En travaillant à la réduction de l'érosion et de la sédimentation dans le bassin versant de la rivière Châteauguay, on maintiendra la diversité des écosystèmes, on facilitera le traitement de l'eau potable en réduisant le coût des traitements et on travaillera à rendre l'eau propice à la baignade.

    • 1.5 CONSTATS
      Les citoyens du territoire considèrent qu'il est très important de se préoccuper des problèmes liés à l'érosion, mais les données utiles disponibles sont limitées. On possède des données de suivi intéressantes au niveau de la qualité de l'eau. On a croisé les données disponibles à partir d'un modèle d'élévation afin d'identifier les pentes de plus de 3˚ sur le territoire et établi un lien avec l'occupation du sol et le type de sols friables. D'après ces analyses, certaines des municipalités de chacune des MRC du bassin versant contiennent des secteurs propices à l'érosion, mais le potentiel d'érosion est plus grand dans les municipalités de Franklin, Havelock, Saint Chrysostome, Sainte-Clotilde, Saint-Patrice-de-Sherrington et Saint-Rémi (tableau 1, p. 10 et figures 4 et 5, p. 8 et 9). Pour compléter cette analyse, on devrait considérer les données concernant l'état des bandes riveraines et des haies brise-vent, mais elles sont très limitées et ne sont pas intégrées (Figure 3). De même, les données pertinentes en lien avec les nettoyages de cours d'eau autorisés par les MRC du territoire (fréquence des demandes, localisation des demandes, formation des responsables des nettoyages et des entrepreneurs qui en font la mise en œuvre, etc.) devraient être compilées. Le potentiel érosif des ponts et ponceaux situés sur le territoire aurait également intérêt à être ajouté à cette série d'information. Le traitement et l'acquisition des données pertinentes, devra être structuré afin d'être intégrer à une seule base de données informatisées.

      Figure 3 Secteurs étudiés pour la qualité des bandes riveraines et la présence de haies brise-vent dans le bassin versant de la rivière Châteauguay
      (Sullivan, A. 2010a)

      Figure 3

      • 1.5.1 Identification de secteurs prioritaires

        L'analyse des données obtenues permet de pointer des secteurs dont la pente est de plus de 3˚ et où le sol est propice à l'érosion, autant pour les types de sols friables présents que pour l'occupation du sol (voir les figures 4, p. 10 et 5, p. 11, ainsi que le tableau 1, p. 10). Les municipalités où se trouvent à la fois des secteurs où la pente est de plus de 3˚, où les sols sont organiques et où se pratique l'agriculture sont : Franklin, Havelock, Saint-Chrysostome, Sainte-Clotilde, Saint-Patrice-de-Sherrington et Saint-Rémi. D'après ces données (tableau 1, p. 10), seuls les sols des municipalités et villes de Beauharnois, Howick, Huntingdon et Saint-Isidore sont peu propices à l'érosion.

        Également, en présentant les données sur la qualité de l'eau de surface dans le bassin versant (Portrait, section 4.2.1.2.1, tableau 54, p. 223 et figures 73, p. 226 et 74, p. 227), on constate que les dépassements de normes sont surtout pour le phosphore total (72% des stations), la turbidité (52% des stations), les matières en suspension (45% des stations) ainsi que la chlorophylle a et les phéophytines (40% des stations), tous des paramètres qui sont souvent associés à l'érosion. D'autre part, les dépassements sont surtout observés dans les municipalités de Saint-Chrysostome, Sainte-Clotilde, Saint-Patrice-de-Sherrington et Saint-Rémi ou en aval de celles-ci. Par contre, les municipalités de Franklin et d'Havelock n'entrent pas dans cette catégorie, probablement à cause du couvert forestier plus important et de la plus faible quantité de données de qualité de l'eau disponibles.

        Les explications fournies par Marc Simoneau dans les Faits saillants 2001-2004 de l'état de l'écosystème aquatique du bassin versant de la rivière Châteauguay (Simoneau, M., 2007) correspondent à ces mêmes conclusions (Portrait, section 4.2.1.2.1) et sont complétées par les résultats de Georges Gangbazo qui identifie que l'agriculture, représentant l'essentiel de la pollution diffuse (correspondant à 77% des apports de phosphore total dans la rivière), est responsable de 70% de la présence de phosphore total dans la rivière Châteauguay (Gangbazo, G. et al., 2005 ; Simoneau, M., 2007, communication personnelle). Ce que ces données viennent spécifier est la prépondérance des sols organiques pour les apports de phosphore total aux cours d'eau.

        En plus des données disponibles, l'identification des secteurs propices pourra être précisée à l'aide de données qui restent à organiser ou à acquérir au sujet de l'état des bandes riveraines et des haies brise-vent (Portrait, section 1.8.1.1), de la présence de cultures avec couverture du sol (Portrait, section 2.4.2), de la présence d'infrastructures (ponts et ponceaux) qui favorisent l'érosion des berges (Portrait, section 4.2.2.5.1), de la localisation des nettoyages de cours d'eau les plus fréquents (Portrait, section4.2.2.5.2).

        Figure 4 Secteurs où la pente est de plus de 3 selon le type de sol dans le bassin versant de la rivière Châteauguay
        (Sarr, J. B. et Sullivan, A., 2010a)

        Figure 4 compressee

        Figure 5 Secteurs où la pente est de plus de 3 selon l'occupation des sols dans le bassin versant de la rivière Châteauguay
        (Sarr, J. B. et Sullivan, A., 2010b)

        Figure 5 compressee

        Tableau 1 MRC et municipalités dont une portion du territoire possède des pentes d'au moins 3 et un type de sol friable ou une utilisation du territoire propice à l'érosion (d'après les figures 4 et 5) (Audet, G., 2010c).

        Tableau 1

      • 1.5.2 Acquisition de connaissances, vulgarisation et diffusion

        Des besoins d'acquisition de connaissances plus précises sont importants afin d'avoir un suivi adapté des paramètres pertinents pour mesurer l'érosion, tels : certains critères de la qualité de l'eau (Portrait, section 4.2.1.2.1), les barrières à l'érosion existantes sur le territoire, que ce soit les cultures de couverture, les bandes riveraines ou les haies brise-vent, par exemple (Portrait, section 1.8.1.1 et 2.4.3). D'autre part, on doit intégrer les données existantes sur l'état des bandes riveraines dans une base de données unique qui sera utilisée et mise à jour par l'ensemble des intervenants (Portrait, section 1.8.1.1). On devrait également compiler les demandes de nettoyage de cours d'eau pour l'ensemble des cours d'eau dans les quatre (4) MRC du territoire afin de confirmer les secteurs prioritaires pour ces demandes sur le terrain (Portrait, section 1.1.4 et 4.2.2.5.2). Il sera également important de connaître la manière dont sont réalisés les nettoyages de cours d'eau et quelles formations ont reçu les inspecteurs et les entrepreneurs impliqués dans le processus pour valider qu'ils intègrent les meilleurs pratiques de réduction de l'érosion.

         
      • 1.5.3 Intégration aux outils de planification du territoire par les élus et les gestionnaires

        Étant donné que les données n’étaient pas disponibles, elles n’ont pas été intégrées aux outils de planification. Les MRC et municipalités listées au tableau 1, p. 10 précédent auront intérêt à considérer ces informations dans leurs autorisations pour les nettoyages des cours d’eau, intégrer les informations à leur schéma d’aménagement et de développement, à leur plan d’urbanisme ou à leur plan de mesures d’urgence.

        D’autre part, il sera important d’adapter les infrastructures qui affectent l’érosion des cours d’eau (tels les ponts et les ponceaux) en intégrant aux choix de construction ou de réparation les effets des changements climatiques.

  • 2. QUALITÉ DE L'EAU DE SURFACE

    Dans cette section, vous trouverez une description de la problématique de la qualité de l'eau de surface au niveau de la pollution agricole, urbaine et résidentielle.

    • 2.1. POLLUTION AGRICOLE

      Dans cette section, nous traiterons de la problématique de la pollution agricole :

      • sa définition;
      • son analyse;
      • l'état des connaissances
      • La priorité perçue de la problématique et besoins des acteurs; et
      • les constats.
      • 2.1.1. Une définition

        La pollution agricole est dite diffuse, car elle provient de partout sur le territoire. Le développement intensif de l'agriculture entraîne l'augmentation de plusieurs sources de pollution. D'une part, certains polluants, tels les phosphates contenus dans les engrais, s'accrochent aux particules de sols qui sont entraînées par l'érosion (Diagnostic – section 1). D'autre part, certains autres polluants, tels les nitrates et les nitrites également contenus dans les engrais, sont solubles dans l'eau et se déplacent directement avec l'eau. En plus d'être dans les engrais, les polluants agricoles se trouvent, entre autres, dans les pesticides.

        Un autre aspect du problème provient de la gestion des lisiers, des fumiers et des matières résiduelles fertilisantes (MRF) (Portrait, section 2.4.5). Certaines méthodes de gestion peuvent être inadéquates, soit par : le moment des épandages, les quantités et la qualité des matières épandues, la machinerie utilisée ou des entreposages incorrects. On retrouve également des carcasses d'animaux de ferme dans les cours d'eau ou en bordure alors qu'elles devraient être ramassées pour en disposer adéquatement.

        En surface, une telle contamination de l'eau favorise la prolifération d'algues, diminue la qualité de l'eau, perturbe la flore et la faune et compromet la qualité de vie des humains (santé publique). Dans l'eau souterraine, les contaminants réduisent la qualité de l'eau, faisant peser des risques pour la santé publique. Cet aspect est traité dans la section « Vulnérabilité de l'eau souterraine à la contamination » (Diagnostic – section 3).

        Les contaminants provenant de la transformation agricole sont surtout d'origine organique. Leur rejet à l'eau réduit la quantité d'oxygène dans l'eau, augmentant sa température, ce qui a un impact néfaste sur la faune aquatique. (Hébert, S. et Légaré, S., 2000)

        Certaines entreprises ont réalisé des efforts importants pour réduire leur impact sur le milieu, mais le travail est loin d'être terminé. (SCABRIC, 2005)

      • 2.1.2. Analyse

        Les données en lien avec la qualité de l'eau souterraine sont traitées dans la section « vulnérabilité de l'eau souterraine à la contamination » (Diagnostic – section 3).

        2.1.2.1. Des conditions intrinsèques qui influencent la qualité de l'eau en milieu agricole

        Le bassin versant de la rivière Châteauguay possède quelques caractéristiques qui influencent la qualité de l'eau dans les zones agricoles. D'abord, les sols organiques rejettent naturellement des quantités de phosphates dans l'eau qui sont beaucoup plus élevées que la norme pour le phosphore total dans les cours d'eau (0,03 mg/l) (Portrait – section 1.5.2.1.2.8) (voir la figure 6, p. 14). La nappe d'eau souterraine dans ces sols est isolée de l'aquifère régional du bassin versant de la rivière Châteauguay (Portrait – section 1.8.4.1). Toutefois, les résurgences dans le réseau hydrique de surface en aval reçoivent l'eau de cette nappe perchée dont le taux de renouvellement de l'eau est très rapide, lorsqu'on le compare à celui de l'aquifère régional (Portrait – section 1.5.2.1.2.8). Également, le réseau hydrographique en surface est très développé, même dans les endroits où il n'a pas été modifié par l'activité humaine, entre autres sur Covey Hill (Portrait – section 1.1.2). La pente de Covey Hill à la frontière de l'état de New-York augmente la rapidité de l'écoulement de l'eau, donc l'érosion hydrique dans ce secteur (Portrait – section 1.6.2). Par contre, dans ce secteur, le sol est plus rocailleux (Portrait – section 1.5.2), ce qui rend plus difficile l'activité agricole et a pour conséquence de ralentir le développement de l'agriculture (Portrait – section 2.4.2 et 4.2.1.1).

        2.1.2.2. L'agriculture change le territoire

        En considérant les caractéristiques naturelles, lorsqu'on ajoute l'ensemble des modifications entraînées par les activités humaines, le paysage change beaucoup, ce qui influence la qualité de l'eau, pour les raisons expliquées précédemment.

        Pour exploiter le territoire agricole, on a déboisé et asséché les milieux humides (Portrait – sections 3 et 1.8.3). Les sols organiques (Portrait – section 1.5.2.1.2.8), des tourbières qui sont maintenant cultivées (les « terres noires »), rejettent encore plus de polluants organiques, attachés aux particules de sol, (surtout le phosphore total) que les autres types de sols en cultures, même avant l'ajout des fertilisant, comme l'indique la qualité de l'eau (Portrait – section 4.2.1.2.1), illustrée à la figure 6, p. 14. Pour cultiver le sol plus rapidement au printemps, on a redressé les cours d'eau et installé un réseau de drainage de surface et souterrain qui est maintenant omniprésent dans le bassin versant de la rivière Châteauguay (Portrait – section 1.1.3 et 2.4.4). Les effets de cette transformation sont particulièrement importants dans les terres noires où on assiste à un phénomène d'affaissement des sols à cause de la déshydratation (Portrait – sections 1.5.2.1.2.8 ; Groleau, L., 1993). L'ensemble de ces transformations accélèrent le transport des polluants agricoles, tels les lisiers, les fumiers et les matières résiduelles fertilisantes (Portrait, sections 2.4.5 et 4.2.2.3), vers les cours d'eau, qu'ils soient dissous dans l'eau ou accrochés aux particules de sol entraînés par l'érosion (Portrait – sections 4.2.1.2.1 et 1.1.3).

        Ces effets cumulés sont généralisés, car l'agriculture couvre 59% du territoire québécois du bassin versant (Diagnostic, figure 7, p. 15) (Portrait – section 2). À long terme, les schémas d'aménagement des MRC du bassin versant prévoient que 95% du bassin versant seront utilisés par l'agriculture ou l'agroforesterie (Diagnostic, figure 8, p. 16) (Portrait – section 2).

        En plus de l'agriculture, la transformation et la distribution alimentaire sont des activités économiques assez importantes sur le territoire (Portrait – section 2.2 et 2.4).

        Figure 6 Types de sols et qualité de l'eau dans le bassin versant de la rivière Châteauguay
        (Sarr, J. B. ET Sullivan, A., 2010c)

        Figure 6 compressee

        Figure 7 Occupation des sols et qualité de l'eau dans le bassin versant de la rivière Châteauguay
        (Sarr, J. B. et Sullivan, A., 2010d)

        Figure 7 compressee

        Figure 8 Utilisation des sols prévus aux schémas d'aménagement des MRC du bassin versant de la rivière Châteauguay
        (Côté, M.-J., et al., 2006, p. 43)

        Figure 8 compressee

        2.1.2.3. Impacts appréhendés

        À ces effets actuels, on doit prévoir les impacts des changements climatiques (Portrait – section 1.7.3) qui devraient augmenter la saison de croissance, mais aussi l'évapotranspiration du sol et augmenter la fréquence des événements climatiques extrêmes (pluies fortes, périodes de sécheresse) et les seuils de transition saisonniers (ex. : dernier gel au printemps). En période de sécheresse, les pesticides pourraient rester plus longtemps au sol. Par contre, les précipitations plus intenses devraient augmenter l'érosion et les besoins en eau des cultures, car l'eau ne pourrait pas pénétrer le sol, détériorant la qualité de l'eau. En plus de ces effets directs, on prévoit une réorganisation de la distribution géographique des mauvaises herbes, des agents pathogènes et des insectes associés à l'agriculture, ce qui devrait entraîner l'apparition de nouvelles maladies et de nouveaux ravageurs des cultures (Portrait – section 1.7.3.2.5).

      • 2.1.3. État des connaissances

        Le lien entre la pollution agricole et la qualité de l'eau de surface est parmi les problématiques qu'on connaît le mieux. Lorsqu'on combine les informations connues au sujet de l'utilisation du territoire et des types de sols avec la qualité de l'eau, on obtient des cartes qui illustrent bien la situation du bassin versant de la rivière Châteauguay (figures 6, p. 14 et 7, p. 15) pour les 7 critères de l'IQBP. Ainsi, les bassins versants où la qualité de l'eau est la plus mauvaise sont les bassins de : la rivières des Anglais et les sous bassins de la rivière Noire et du Norton (Cranberry, Gilbeault-Delisle, Sainte-Mélanie, Décharge D), la rivière Esturgeon et ses sous-bassins (Grand cours d'eau Saint-Rémi, ruisseau Noir), de la rivière des Fèves, de certains affluents de la rivière aux Outardes (branche de la rivière aux Outardes Est, Collum, Finlayson), de l'embouchure de la rivière Hinchinbrooke et de quelques kilomètres de la rivière Châteauguay avant l'embouchure (Portrait – section 4.2.1.2.1). D'après la figure 7, p. 15, tous ces bassins versants sont utilisés principalement pour les activités agricoles (Portrait – section 2).

        D'autre part, les données au sujet des pesticides sont sporadiques, mais indiquent leur présence dans la rivière Châteauguay près de l'embouchure ainsi que dans la rivière des Fèves (Portrait – section 4.2.1.2.1.3). Étant donné la présence de culture à grandes interlignes, on estime que les sous-bassins des rivières des Anglais, du ruisseau Norton et de la rivière Esturgeon contiendraient des pesticides en quantités détectables, sans avoir de résultats chiffrés (Portrait – section 4.2.1.2.1.3).

        On sait qu'en 2005, 13 entreprises ciblées pour intervention d'assainissement par le MDDEP étaient des entreprises du domaine agricole (Portrait – section 2.3).

      • 2.1.4. Priorité perçue de la problématique et besoins des acteurs

        Au cours des consultations publiques de 2006 et 2007, la problématique de la pollution agricole est l'une de celles qui a été choisie comme l'une des trois priorités d'action (parmi la trentaine proposée) par 3 groupes de travail sur les 8 équipes participantes.

      • 2.1.5. Constats

        Les citoyens du territoire considèrent qu'il est important de se préoccuper des problèmes, de qualité de l'eau, liés à l'activité agricole du territoire. Un élément complémentaire à considérer est l'importance de planifier l'adaptation des infrastructures et des pratiques aux effets des changements climatiques, particulièrement à la probabilité plus élevée d'événements climatiques extrêmes. D'après les données disponibles (tableaux 2, ci-dessous et 3, p. 19), la plupart des municipalités dont moins de 60% du territoire est occupé par l'agriculture ont une qualité d'eau qu'on doit travailler à maintenir (tableau 2). Par contre, celles dont plus de 60% est occupé par l'agriculture ont des efforts d'amélioration à entreprendre pour améliorer la qualité de l'eau (tableau 3). À ces municipalités, on doit ajouter les municipalités où se trouve une concentration de sols organiques et où l'agriculture se pratique sur plus de 30% du territoire (tableau 3).

        2.1.5.1. Identification de secteurs prioritaires pour les diverses actions

        Dans l'état actuel des connaissances, en combinant les informations des figures 6, 7, 8, 9 et 10, p. 14, 15 16, 20 et 21 on peut identifier certains secteurs qui sont plus problématiques pour la qualité de l'eau de surface en milieu agricole. Les priorités d'actions seront de deux types : maintenir la qualité de l'eau dans les secteurs moins problématiques (tableau 2) et retrouver la qualité dans les secteurs les plus problématiques (tableau 3).

        Tableau 2 Municipalités du bassin versant de la rivière Châteauguay où l'on doit viser le maintien de la qualité de l'eau de surface (Audet, G., 2010d)

        Tableau 2

        Tableau 3 Municipalités du bassin versant de la rivière Châteauguay où l'on doit viser l'amélioration de la qualité de l'eau de surface (Audet, G., 2010d)

        Tableau 3

        Figure 9 Superficies cultivées dans les municipalités du bassin versant de la rivière Châteauguay en 2001 (MENV, 2005)

        Figure 9 compressee

        Figure 10 Qualité de l'eau traversant les municipalités dans le bassin versant de la rivière Châteauguay (Sarr, J. B. et Sullivan, A., 2010e)

        Figure 10 compressee

        2.1.5.2. Acquisition de connaissances, vulgarisation et diffusion

        Les données disponibles au sujet de l'IQBP sont précieuses et le suivi à long terme est d'une importance capitale comme indicateur de résultat. Comme le démontre l'analyse précédente, les données existantes en ce moment permettent d'identifier les secteurs prioritaires, par municipalité. Cependant, pour un diagnostic plus précis à l'intérieur de chacune des municipalités, l'information devra être organisée par bassin versant. Également, il est impossible de classifier la municipalité de Dundee par manque de données au sujet de la qualité de l'eau.

        Pour les pesticides, les besoins d'acquisition de connaissances plus précises sont majeurs, autant en surface que pour l'eau souterraine. On doit mettre en place un système de suivi des pesticides dans l'eau de surface et dans l'eau souterraine ainsi que compiler et mettre à jour les données existantes.

        Pour comprendre l'évolution des pratiques agricoles et établir le lien avec les changements dans la qualité de l'eau, on doit être en mesure de suivre les changements de pratiques, idéalement à l'échelle des sous-bassins versants.

        Le portrait du bassin versant et le diagnostic sont une première étape de diffusion de l'information au sujet de la qualité de l'eau en lien avec la pollution agricole dans le bassin versant de la rivière Châteauguay.

        Un travail de vulgarisation devra être entrepris pour que les intervenants concernés s'approprient l'information et la mette en pratique.

        2.1.5.3. Intégration aux outils de planification du territoire par les élus et les gestionnaires

        Pour intégrer une information aux outils de planification du territoire, on doit avoir des données précises. Le contenu du portrait du bassin versant et du présent diagnostic devrait être considéré lors des révisions des schémas d'aménagement et de développement des MRC concernées et des règlements d'urbanisme des municipalités.

        D'autre part, l'information aura avantage à être traitée à l'échelle des sous-bassins, en plus de l'échelle municipale, pour une intégration considérant les limites naturelles du territoire, non seulement les limites administratives. On devra également considérer les effets des changements climatiques afin d'y adapter les infrastructures et les pratiques agricoles.

    • 2.2. POLLUTION URBAINE ET RÉSIDENTIELLE

      Dans cette section, nous traiterons de la problématique de la pollution urbaine et résidentielle :

      • sa définition;
      • son analyse;
      • l'état des connaissances
      • La priorité perçue de la problématique et besoins des acteurs; et
      • les constats.
      • 2.2.1. Une définition

        En milieu urbain, l'étalement urbain est une réalité de plus en plus présente. Cela implique le déboisement, la perte de milieux humides et le dézonage des terres agricoles qui ensemble accélèrent les problèmes liés à l'érosion (Gouvernement du Québec, 2001) (Diagnostic – section 1).

        En milieu urbain, une des principales sources de pollution sont les eaux usées (Portrait, section 4.2.1.2.1) et les neiges usées par les sels de déglaçage (Portrait, sections 2.1.1 et 4.2.2.1.5). Heureusement, toutes les municipalités urbaines du territoire sont maintenant raccordées à un système d'épuration des eaux usées (Portrait, sections 4.2.1.2.1 et 4.2.2.1.3). Par contre, les municipalités rurales ne seront jamais raccordées à un système d'épuration, sauf quelques noyaux villageois qui utiliseront un champ d'épuration commun (Portrait, section 4.2.2.1.4). Les municipalités devraient faire appliquer le Règlement sur l'évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées (R.R.Q., 1981, c. Q-2, r. 8) (Gouvernement du Québec, 1981) par les propriétaires privés. Toutefois, il est peu probable que toutes les résidences des municipalités rurales possèdent un système d'épuration répondant aux normes (Portrait, section 4.2.2.1.4).

        Comme partout au Québec, dans l'ensemble des municipalités où sont présents des réseaux d'égouts, il existe également des problèmes liés aux surverses, c'est-à-dire à l'ajout des eaux d'égouts sanitaires aux eaux d'égouts pluviaux lors des fortes pluies. Ce mélange favorise la prolifération de bactéries, ce qui détériore la qualité de l'eau au point d'empêcher la baignade aux endroits où les égouts pluviaux se déversent (Portrait, section 4.2.2.1.3).

        En plus, l'entretien des routes en hiver introduit des contaminants dans le réseau hydrographique de surface. Ces sels de déglaçage et ce sable s'introduisent dans les milieux naturels à partir des fossés de route et des ponts. Certaines études démontrent qu'ils ont un impact négatif sur la flore et la faune (Portrait, section 4.2.2.1.5).

        En milieu urbain, la pollution des entreprises et institutions est variée, mais elle altère la qualité de l'eau, de l'air et du sol. Il s'agit autant de produits chimiques toxiques, de métaux, de polluants organiques persistants (POP), de perturbateurs hormonaux que de déchets entreposés près des cours d'eau qui seront emportés lors des crues (Portrait, sections 2.3 et 4.2.2.2). Plusieurs de ces polluants peuvent avoir un effet néfaste sur la santé publique, même en faible quantité (Portrait, section 4.2.2.2.1).

        Une fois les eaux traitées, que ce soit celles des municipalités, des entreprises ou des propriétaires privés, on obtient une boue résiduelle dont on doit disposer, par des chemins méconnus dans le bassin versant, soit par enfouissement, incinération ou comme matière résiduelle fertilisante (MRF) (Portrait, sections 2.1.1 et 2.4.5). Dans ce dernier cas, les éléments variés accumulés dans les MRF retournent assez rapidement, par érosion, vers les cours d'eau en milieu agricole.

      • 2.2.2. Analyse

        2.2.2.1. Des conditions historiques qui influencent la qualité de l'eau en milieu urbain

        Le bassin versant de la rivière Châteauguay possède quelques caractéristiques qui influencent la qualité de l'eau dans les zones urbaines. Historiquement, comme les cours d'eau étaient les voies de communication principales, l'installation des colons français près de l'embouchure de la rivière Châteauguay (Portrait, section 4.2.1.1) entraîne maintenant que la qualité de l'eau arrivant à Châteauguay a été modifiée par l'ensemble des usagers en amont. La densité du réseau hydrographique en surface a favorisé la colonisation du territoire (Portrait, sections 1.1.2 et 4.2.1.1). Toutefois, cela a compliqué la construction du réseau routier en forçant la construction de nombreux ponts et ponceaux qui doivent maintenant être entretenus (Portrait, sections, 1.1.3 et 4.2.2.5). D'autre part, cela a encouragé la canalisation des cours d'eau pour faciliter les développements en milieu urbain (Portrait, sections, 1.1.3, 1.1.4, 4.2.1.1 et 4.2.2.5).

        2.2.2.2. Le milieu urbain et les résidences contribuent à la dégradation de la qualité de l'eau

        En plus de ces conditions historiques, les milieux urbains et résidentiels ont des rejets à l'eau, qui influencent sa qualité.

        D'abord, l'eau potable des municipalités dotées d'un réseau d'aqueduc municipal provient principalement de l'eau souterraine (figure11, p. 25) (Portrait, section 4.2.2.1.1). Après usage et après traitement, cette eau est rejetée dans l'eau de surface (Portrait, section 4.2.2.1.3). Les types de traitement des eaux usées sont surtout primaires, spécifiquement dans les noyaux villageois (figure 12, p. 26), à part la ville de Châteauguay qui élimine également les bactéries de ses eaux usées, mais qui n'arrive pas pour autant à toujours respecter dans ses effluents la norme pour le contact primaire (baignade) (Portrait, section 4.2.2.1.3). L'efficacité d'assainissement des eaux usées est très variable, selon les critères (Portrait, section 4.2.2.1.3, tableaux 60 à 63). La plupart des municipalités respectent les exigences de rejets, mis à part le phosphore que la majorité des systèmes de traitement n'arrivent pas à réduire avec succès, malgré que l'objectif de rejet soit beaucoup moins exigeant que la norme de phosphore dans les cours d'eau (0,6 ou 0,8 mg/l plutôt que 0,03 mg/l), ce qui entraîne des dépassements pouvant aller jusqu'à 81 fois la norme pour les cours d'eau à l'effluent de la station d'épuration (Portrait, section 4.2.2.1.3, tableau 62). Toutes les municipalités sont aux prises avec des problèmes de surverses, pour environ 10% du temps, lors des épisodes de fortes précipitations, de fonte de neige, lors de certaines urgences ou pour d'autres raisons (figure 13, p. 27) (Portrait, section 4.2.2.1.3) et seule la ville de Mercier retourne l'essentiel de ses surverses dans un bassin de rétention, ce qui lui permet de les réduire à moins de 1% du temps (Portrait, section 4.2.2.1.3). Il existe des lacunes importantes dans l'application du Règlement sur l'évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées (R.R.Q., 1981, c. Q-2, r. 8) (Gouvernement du Québec, 1981) par les propriétaires privés, car seule la municipalité de Saint-Anicet a mis en place un système de suivi du règlement (Portrait, section 4.2.2.1.4 et Diagnostic, tableau 5, p. 32). Même en l'absence de données pour les autres municipalités, il est peu probable que toutes les résidences des municipalités rurales (figure 13, p. 27 et tableau 5, p. 32) possèdent un système d'épuration répondant aux normes.

        Figure 11 Distribution de l'eau dans el bassin versant de la rivière Châteauguay (Sullivan, A., 2010b)

        Figure 11

        Figure 12 Systèmes de traitement privés et qualité de l'eau dans le bassin versant de la rivière Châteauguay (Sarr, J. B. et Sullivan, A. 2010f)

        Figure 12 compressee

        Figure 13 Qualité de l'eau, origine des rejets municipaux et surverses dans le bassin versant de la rivière Châteauguay (Sarr, J. B. et Sullivan, A., 2010g)

        Figure 13 compressee

        D'autre part, dans les MRC, à quelques exceptions près, les connaissances au sujet des risques de contamination sont plutôt générales (Portrait, section 4.2.2.2). D'après les schémas d'aménagement des MRC du territoire, on identifie certaines sources de contamination potentielles, en prenant soin de préciser qu'il s'agit d'une liste partielle qui n'offre aucune méthode de suivi (Diagnostic, figure 2, p. 4 et tableau 6, p. 33) (contraintes naturelles et anthropiques). Dans les municipalités, comme l'indique le tableau 7, p. 34, on connaît plutôt mal les risques associés à la présence des entreprises (Portrait, sections 2.2 et 2.3). D'après les données partielles récoltées par la SCABRIC, les plans de mesures d'urgences de 8 municipalités (sur 12 réponses) considèrent les problèmes potentiels de contamination de l'eau (Diagnostic, tableau 7, p. 34), mais toutes celles qui ont un plan de mesures d'urgence surveillent l'eau potable pour éviter la contamination (Portrait, section 4.2.2.1.6). Par contre, seules 5 municipalités ont identifié les sources potentielles de contamination en zone urbaine (Diagnostic, tableau 7, p. 34) (Portrait, section 4.2.2.1.6).

        Les polluants des industries, des commerces et des institutions peuvent provenir de meuneries, de carrières, de sablières, de sites d'enfouissement, d'incinérateurs, de sites d'entreposage de pneus, des lieux d'entreposage de vieux véhicules, de la centrale biénergie de Chateaugay (New-York), des golfs, des garages, d'une base militaire à Saint-Rémi, d'anciens silos de missiles situés à Ellenburg (New-York) qui sont probablement utilisés pour l'entreposage de produits dangereux, etc. Toutefois, les données obtenues du MDDEP pour les entreprises polluantes du territoire, confirment qu'il reste beaucoup à faire pour l'assainissement industriel, même en considérant seulement les industries retenues pour l'intervention (Portrait, section 2.3).

        Au Canada, l'un des pires cas connu de contamination de la nappe phréatique par des produits chimiques est celui des lagunes de Mercier et le problème est loin d'être réglé (Portrait, section 4.2.2.2.1). Dès 1982, la contamination des lagunes de Mercier a imposé à la ville de Châteauguay de fournir l'eau potable des municipalités de Sainte-Martine, de Mercier et d'une partie de Saint-Urbain-Premier (Portrait, section 4.2.2.2.1).

        2.2.2.3. Impacts appréhendés

        À ces effets actuels, on doit prévoir les impacts des changements climatiques qui devraient réduire la disponibilité de l'eau pour la consommation, autant pour les résidences que pour les entreprises. En même temps, les précipitations extrêmes devraient provoquer une augmentation des inondations, en ampleur et en fréquence, ce qui aura pour effet d'entraîner les contaminants présents au sol dans les cours d'eau après l'événement (Portrait, section 1.7.3).

      • 2.2.3. État des connaissances

        Le lien entre la pollution urbaine et résidentielle et la qualité de l'eau est parmi les problématiques qu'on connaît le mieux. Pour le moment, on ne vit pas de problème avec le traitement de l'eau potable, car on utilise l'eau souterraine pour l'approvisionnement de la plupart des réseaux municipaux et pour les résidences isolées (Portrait, section 4.2.2.1.1 et 4.2.2.1.2). Seule la ville d'Huntingdon utilise l'eau de surface pour son réseau d'aqueduc et cette eau, de qualité douteuse, donc assez facile à traiter, provient d'un territoire peu peuplé en amont (Portrait, sections 1.4.1, 4.2.1.2.1 et 4.2.2.1.1).

        La qualité de l'eau en surface, mesurée par l'IQBP, s'est beaucoup améliorée avec l'installation des systèmes de traitement municipaux (Portrait, section 4.2.1.2.1). Par contre, les épisodes de surverses des rejets des eaux usées sont toujours problématiques dans l'ensemble des municipalités dotées d'un système de traitement des eaux usées (Diagnostic figure 13, p. 27, tableau 4, p. 31 et Portrait, section 4.2.2.1.3). Pour les résidences isolées, illustrées au tableau 5, p. 32, on ne connaît à peu près pas l'état des systèmes de traitement des eaux usées (Portrait, section 4.2.2.1.4). Les seuls endroits où des données récentes existent actuellement pour pointer un léger problème de qualité de l'eau provenant de zones urbaines où il n'existe pas de système de suivi des installations septiques, sont le parc d'Avignon et le noyau villageois d'Athelstan à Hinchinbrooke (Portrait, section 4.2.1.2.1). Cependant, une partie de ces données est maintenant caduque, car un système de récupération et de traitement des eaux usées a été installé dans le noyau villageois d'Athelstan en 2009 (Portrait, section 4.2.2.1.3).

        En ce qui concerne la pollution par les entreprises ou les institutions en milieu urbain, les données transmises au sujet des 26 industries retenues pour des interventions d'assainissement démontrent que le chemin à parcourir est encore long, seulement pour ces entreprises. En plus, on n'a pu obtenir aucune donnée au sujet des quelques 7000 entreprises listées par les CLD du territoire, en plus des institutions (écoles, hôpitaux, etc.) (Portrait, section 2.2).

        D'autre part, on ignore en quelle quantité et en quelle proportion sont disposées les matières résiduelles provenant des systèmes de traitement des eaux usées des entreprises, des municipalités et des propriétés privées (enfouissement, incinération ou MRF) (Portrait, sections 2.1.1 et 2.4.5).

      • 2.2.4. Priorité perçue de la problématique et besoins des acteurs

        Au cours des consultations publiques de 2006 et 2007, la problématique de la pollution urbaine et résidentielle est l'une de celles qui a été choisie comme l'une des trois priorités d'action (parmi la trentaine proposée) par 3 groupes de travail sur les 8 équipes participantes.

      • 2.2.5. Constats

        Avec les données actuellement disponibles, on sait que la contamination de l'eau de surface provenant des ouvrages municipaux d'assainissement des eaux respectent dans l'ensemble les exigences de rejets, à l'exception du phosphore total à l'effluent (Portrait, section 4.2.2.1.3, tableau 62). Par contre, on n'a aucune donnée quantifiable concernant les autres sources de contamination en milieu urbain ni de la contamination provenant des résidences isolées. Les statistiques de surverses indiquent qu'environ 10% du temps, les eaux usées des 12 municipalités dotées d'ouvrages municipaux d'assainissement des eaux sont rejetées sans traitement (tableau 4, p. 31). Les 23 municipalités où s'applique le Règlement sur l'évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées (Portrait, section 4.2.2.1.4), devraient développer un système de suivi de l'état des installations septiques (tableau 5, p. 32). Il reste énormément de travail d'assainissement à faire avec les entreprises polluantes identifiées par le MDDEP. En ce qui concerne les autres entreprises et les institutions, les données ne sont pas disponibles, mais il est certain que les municipalités et MRC auraient intérêt à identifier et cartographier les risques dans leurs outils de planification, tels que les plans de mesures d'urgence. Les imprécisions concernant le chemin emprunté par les matières résiduelles provenant des systèmes d'épuration, qu'ils soient privés (entreprises et résidences) ou municipaux, et l'impact de l'épandage des matières résiduelles fertilisantes (MRF) provenant de diverses sources (Portrait, section 2.4.5 et 4.1.3), soulèvent des inquiétudes dans la MRC du Haut-Saint-Laurent.

        2.2.5.1. Identification de secteurs prioritaires pour les diverses actions

        Dans l'état actuel des connaissances, on peut identifier des municipalités qui vivent des risques de problématiques de gestion qui influencent la qualité de l'eau. La première est en lien avec le potentiel des surverses (Diagnostic, tableau 4, p. 31), la deuxième est en lien avec l'application du Règlement sur l'évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées (R.R.Q., 1981, c. Q-2, r. 8) (Gouvernement du Québec, 1981) (Diagnostic, tableau 5, p. 32). Les priorités d'actions seront de deux types : maintenir la qualité de l'eau dans les secteurs moins problématiques et améliorer la qualité dans les secteurs les plus problématiques. Dans un cas comme dans l'autre, la priorité est de s'assurer que les municipalités mettront en place un système de suivi. En effet, la méthodologie permettant de calculer l'IQBP permet de mesurer uniquement les effets chroniques sur la qualité de l'eau. Ainsi, on exclut des mesures les problèmes instantanés comme les surverses (tableau 4, p. 31). D'autre part, sans un système de suivi des vidanges de fosses septiques et de mise aux normes des systèmes d'épuration privés, il est impossible de mesurer la part de responsabilité réelle des installations déficientes sur la qualité de l'eau (tableau 5, p. 32).

        Tableau 4 Qualité de l'eau et statistiques de surverses dans les ouvrages municipaux d'assainissement des eaux des municipalités
        du bassin versant de la rivière Châteauguay en 2001 entre 2009 (Audet, G., 2010e et MAMROT, 2010)

        Tableau 4

        Tableau 5 Suivi dans les municipalités où s'applique le Règlement sur l'évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées (R.R.Q., 1981, c. Q-2, r. 8) (Audet, G., 2009 ; Gouvernement du Québec, 1981)

        Tableau 5

        Pour les entreprises, le travail de suivi de la conformité relève des mandats du MDDEP. Le travail qui reste à faire est majeur. Les résultats de 2005 indiquent que seules 8 entreprises parmi les 26 entreprises les plus polluantes identifiées pour l'assainissement ont débuté des interventions. Parmi les 8 entreprises, deux (2) ont fermé leurs portes ! Lorsque les 26 entreprises retenues auront effectué les améliorations requises, il restera les autres entreprises polluantes, que l'on ne connaît pas mais qui font partie des 7000 listées par les CLD. À ce nombre, on doit ajouter les institutions, telles les CLSC, les écoles et les hôpitaux (Portrait, sections 2.2 et 2.3).

        De plus, l'Usine de traitement des eaux souterraines (UTES) au site des lagunes de Mercier (Portrait, section 4.2.2.2.1) rejette à la rivière Esturgeon ses eaux pompées par le piège hydraulique. Ces eaux sont traitées avant le rejet et elles respectent les objectifs environnementaux de rejet, sauf dans le cas des bis (2) diéthyléther. Il est important de continuer à suivre la qualité de cette eau pour savoir où en est la contamination et pour éviter les effets sur le milieu aquatique.

        Les MRC identifient dans leurs schémas d'aménagement et de développement certaines contraintes liées à la contamination potentielle par des entreprises ou le milieu agricole (tableau 6, p. 33). Les contraintes proviennent principalement des lieux d'enfouissement ou d'incinération, des carrières et sablières, des ouvrages de transport ou d'entreposage de matières dangereuses et d'industries lourdes (Portrait, section 1.8.1 ; Diagnostic, figure 2, p. 4). Le travail d'intégration de ces informations à l'échelle du bassin versant de la rivière Châteauguay reste à faire.

        Les municipalités possèdent parfois des données concernant les entreprises ou les activités posant un risque pour la contamination de l'eau dans leur plan de mesures d'urgence (tableau 7, p. 34) (Portrait, section 4.2.2.1.6). Ainsi, pour limiter les dégâts en cas de catastrophe, il serait pertinent que les municipalités qui ne possèdent pas de plans de mesures d'urgence, en réalisent un. Celles qui en ont complété un, auraient avantage à le mettre à jour régulièrement en y incluant une liste et une cartographie des sources de contaminants pour la qualité de l'eau.

        Tableau 6 MRC dont le schéma d'aménagement et de développement contient l'identification et le suivi des sources de contaminants de l'eau (Audet, G., 2010f)

        Tableau 6

        Tableau 7 Municipalités dotées d'un plan de mesures d'urgence contenant l'identification et le suivi des sources de contaminants de l'eau(données disponibles) (Audet, G. et Lapointe, M.-C., 2010)

        Tableau 7

        2.2.5.2. Acquisition de connaissances, vulgarisation et diffusion

        Pour comprendre l'évolution des impacts des milieux urbains sur la qualité de l'eau, on doit être en mesure de les suivre. Les données disponibles au sujet de l'IQBP dans les cours d'eau sont précieuses et le suivi à long terme est d'une importance capitale comme indicateur de résultat. Il en est de même pour les analyses régulières de l'eau potable des municipalités et de l'eau des affluents et effluents des ouvrages municipaux d'assainissement des eaux. Également, les analyses existantes de la qualité des eaux usées après traitement par les systèmes d'épuration des entreprises (données non obtenues) sont d'une grande importance. Le suivi des épisodes de surverses doit être maintenu, de même que des méthodes pour récupérer ces surplus non traités, que ce soit dans des bassins de rétention ou autrement, afin de réduire, voire éliminer, les quantités rejetées aux cours d'eau.

        Les données existantes en ce moment permettent d'identifier, pour les 26 industries suivies par le MDDEP, les MRC qui auraient avantage à posséder une cartographie et une liste à jour des entreprises ou activités qui présentent un risque en lien avec la contamination de l'eau de surface (Portrait, section 2.3). De même, certaines municipalités ont intérêt à créer ou à mettre à jour leur plan de mesures d'urgence, ce qui devrait s'avérer d'une importance capitale en cas de contamination de l'eau.

        Afin de connaître le cheminement des MRF, on devra déterminer le chemin qu'empruntent les matières résiduelles provenant des systèmes d'épuration privés (entreprises et résidences isolées) et municipaux. Ces matières résiduelles ont concentré les contaminants qui ont été captés par les systèmes d'épuration. Si la qualité est jugée suffisante pour certains critères, elles pourront être valorisées sur les terres agricoles sous forme de MRF. Les entreprises agricoles qui souhaitent utiliser les MRF devront obtenir un certificat d'autorisation auprès du MDDEP. En retournant dans le milieu agricole, les contaminants concentrés dans les MRF ont une probabilité plus élevée de se frayer un chemin vers les eaux de surface ou les eaux souterraine que si les matières résiduelles sont incinérées ou enfouies. Afin d'illustrer le chemin de ces matières résiduelles municipales, on devra rechercher les données qui permettront de compléter le tableau 8, p. 36. À terme, un tableau similaire devra être complété pour les entreprises et les installations septiques résidentielles.

        Tableau 8 Cheminement des matières résiduelles provenant des systèmes de traitement des municipalités du bassin versant de la rivière Châteauguay (MAMROT, 2010)

        Tableau 8

        Le portrait du bassin versant et le diagnostic sont une première étape de diffusion de l'information au sujet de la qualité de l'eau en lien avec la pollution urbaine et résidentielle dans le bassin versant.

        Un travail de vulgarisation devra être entrepris pour rendre accessible les données à jour concernant la qualité de l'eau (eau de surface, eau potable, eaux après traitement, surverses), les sources de contamination identifiées dans les municipalités du territoire. Des efforts de diffusion devront être réalisés avec la progression de la recherche et des essais visant à tester les méthodes de récupération des surplus non traités – les surverses – dans des bassins de rétention (ou autres).

        Une base de données cartographique des sources de contamination connues et potentielles devrait être créée et rendue accessible aux municipalités et MRC. Celle-ci pourrait se faire à l'échelle du bassin versant, de la Conférence régionale des élus de la Vallée du Haut-Saint-Laurent ou de la Montérégie.

        2.2.5.3. Intégration aux outils de planification du territoire par les élus et les gestionnaires

        Pour intégrer une information aux outils de planification du territoire, on doit avoir des données précises. Le contenu du portrait du bassin versant et du présent diagnostic devrait être considéré lors des révisions des schémas d'aménagement et de développement des MRC concernées et dans les plans de mesures d'urgence des municipalités. Afin de permettre l'adaptation aux effets des changements climatiques, ces outils de planification du territoire devront s'orienter vers l'adaptation des infrastructures urbaines et résidentielles.

        Pour le moment, un travail de recherche doit être complété pour être en mesure de fournir des données actuelles au sujet des sources de contamination connues et potentielles présentes dans les municipalités du territoire.

  • 3. VULNÉRABILITÉ DE L'EAU SOUTERRAINE À LA CONTAMINATION

    Dans cette section, nous traiterons de la problématique de la vulnérabilité de l'eau souterraine à la contamination :

    • sa définition;
    • son analyse;
    • l'état des connaissances
    • La priorité perçue de la problématique et besoins des acteurs; et
    • les constats.
    • 3.1. UNE DÉFINITION

      La vulnérabilité intrinsèque de l'aquifère se définit comme étant la sensibilité de l'aquifère à toute contamination provenant de la surface du sol, en faisant abstraction des propriétés du contaminant (Portrait, section 1.8.4.3). La méthode DRASTIC a permis d'évaluer la vulnérabilité de l'aquifère régional du bassin versant de la rivière Châteauguay (Portrait, section 1.8.4.3.1.2). On pourrait appliquer cette même méthode pour évaluer la vulnérabilité dans les nappes perchées comme dans les grandes tourbières (sols organiques) près de Saint-Rémi qui ont leur propre dynamique et sont situées au dessus de l'aquifère régional (Portrait, sections 1.5.2.1.2.8 et 1.8.4.1). La dynamique de l'eau souterraine est complexe. Dans les conditions présentes sur Covey Hill, la contamination d'une nappe perchée peut atteindre, quoique lentement, l'aquifère régional (Tremblay, J. J., 1999). Ces risques de contamination sont exacerbés par le creusage et le pompage d'un puits (Tremblay, J. J., 1999). Par contre, dans les sols organiques près de Saint-Rémi, le confinement de l'aquifère régional entraîne que les contaminants circulant dans la nappe d'eau perchée sont rapidement relâchés dans l'environnement en aval (là où l'eau souterraine fait résurgence dans le réseau hydrique) puisque le renouvellement de l'eau dans les nappes perchées s'effectue très rapidement (Portrait, section 1.5.2.1.2.8 et 1.8.4.1).

      La qualité de l'eau souterraine est influencée par de nombreux facteurs, tels les propriétés du roc et des dépôts meubles, qui peuvent rendre l'eau impropre à la consommation (eau non potable ou problèmes esthétiques) (Portrait, section 4.2.1.2.2). Cependant, certaines données, telles la présence de pesticides dans l'eau souterraine, sont difficiles à obtenir en raison des coûts élevés des analyses (Portrait, section 4.2.1.2.2.3). D'après Miroslav Nastev (Nastev, M., 2009a, communication personnelle), un hydrogéologue de la Commission géologique du Canada, il existe une manière de cibler les analyses de pesticides en réalisant des tests uniquement où la concentration de nitrates et nitrites (abordables) dépasse la concentration habituellement retrouvée dans le secteur et en effectuant les analyses uniquement sur les molécules typiques des pesticides employés dans les cultures présentes sur le territoire. D'autre part, la dynamique des pesticides implique une dégradation des molécules dans le temps et il semble que la plupart des pesticides ont de la difficulté à s'infiltrer profondément dans le sol sans transformation.

    • 3.2. ANALYSE

      Dans cette section, nous allons traiter de la problématique de l'analyse de la vulnérabilité de l'eau souterraine à la contamination tels que :

      • Des conditions intrinsèques qui influencent la vulnérabilité à la contamination de l'eau souterraine;
      • Les usages font les risques dans certains secteurs;
      • Les impacts appréhendés.
      • 3.2.1. Des conditions intrinsèques qui influencent la vulnérabilité à la contamination de l'eau souterraine

        D'après la définition donnée de l'évaluation de la vulnérabilité de l'aquifère régional par la méthode DRASTIC, sept paramètres intrinsèques au terrain sont combinés pour obtenir un indice pouvant varier entre 23 (peu vulnérable) et 226 (très vulnérable), soit la profondeur de l'eau, la recharge, la nature géologique de l'aquifère, la texture du sol, la topographie, l'impact de la zone vadose et la conductivité hydraulique (Portrait, section 1.8.4.3).

        Cette méthode a été appliquée à l'aquifère régional du bassin versant de la rivière Châteauguay, ce qui a permis d'obtenir la carte suivante (figure 14, p. 39).

        D'autre part, l'eau souterraine est dynamique, c'est-à-dire qu'elle circule, beaucoup plus lentement que l'eau de surface, d'un point plus élevé vers un point plus bas (Portrait, section 1.8.4.2). On illustre la circulation de l'eau souterraine par la piézométrie (figure 15, p. 41), ce qui permet de comprendre quels secteurs reçoivent l'eau provenant d'un endroit situé en amont dans l'aquifère régional (Portrait, section 1.8.4.2).

        Suite aux analyses de la qualité de l'eau, effectuée dans le bassin versant, on constate que les critères pour l'eau potable sont dépassés dans certains secteurs restreints de l'aquifère. Par contre, certains critères de qualité esthétiques, tels que le fer, le manganèse, la dureté ainsi que les matières dissoutes totales sont dépassés pratiquement dans tout l'aquifère du bassin versant (Portrait, sections 4.2.1.2.2.5 et 4.2.1.2.2.6).

         

      • 3.2.2. Les usages font les risques dans certains secteurs

        L'évaluation de la vulnérabilité est une première étape dans l'évaluation du risque. Pour utiliser les données de vulnérabilité dans la prise de décision concernant les risques associés aux activités pratiquées sur le territoire, on doit considérer la nature des contaminants émis par l'activité, leur localisation et leur comportement dans l'environnement (Portrait, section 4.2.1.2.2.1).

        Ainsi, l'ensemble des activités agricoles, industrielles, commerciales et institutionnelles ayant des rejets ou présentant un potentiel de fuite dans le milieu (ce qui concerne la pollution agricole (Diagnostic, section 2.1) ainsi que la pollution urbaine et résidentielle(Diagnostic, section 2.2)) (Portrait, section 4.2.1.2.2, 4.2.2.1, 4.2.2.2, 4.2.2.3 et 4.2.3) devraient éviter de s'installer dans les secteurs de vulnérabilité élevée, entre autres où sont présents les affleurements rocheux (Portrait, section 1.8.4.3). À titre d'exemple, le risque de contamination de l'eau souterraine est élevé lorsqu'on pratique la pomiculture en vergers (utilisant de nombreux pesticides et autres intrants) dans le secteur de Covey Hill (Diagnostic, figure 16, p. 42 et Portrait, section 1.8.4.3). Il en est de même lorsqu'on installe un site d'enfouissement sur le Rocher ou sur l'esker de Mercier. À titre d'exemple concret vécu sur le territoire, on subit encore aujourd'hui les conséquences d'une contamination toxique à Mercier, où des déchets enfouis dans les années 1970 et après, contaminent les espaces où circule l'eau souterraine de l'aquifère régional (Portrait, section 4.2.2.2.1). Les inventaires des sources de contamination potentielles de l'aquifère régional sont non exhaustifs (figure 17, p. 43). Dans la carte de la figure 17, p. 43, un secteur encadré correspond à la contamination des lagunes de Mercier où il est interdit de pomper l'eau afin de tenter de restreindre la contamination (Portrait, section 4.2.2.2.1).

        Les risques pour la santé humaine dépendent également de la provenance de l'eau consommée et du traitement des eaux usées, dont celles des résidences isolées. Ainsi, comme 63% des foyers du territoire sont alimentés par l'eau souterraine (Portrait, section 4.2.2.1.1), il est dans leur intérêt de maintenir la qualité de l'eau en limitant les sources de contamination, autant dans les nappes perchées que dans l'aquifère régional. Cette situation problématique de contamination de l'eau souterraine est déjà vécue dans les productions maraîchères en sols organiques (terres noires), où on utilise l'eau de l'aquifère régional, de qualité plus grande, pour irriguer les cultures (Portrait, section 1.5.2.1.2.8).

        Figure 14 Vulnérabilité à la contamination de l'aquifère régional du bassin versant de la rivière Châteauguay (Côté, M.-J., et al., 2006, p. 35)

        Figure 14 compressee

        Figure 15 Piézométrie de l'aquifère régional du bassin versant de la rivière Châteauguay (Côté, M.-J., et al., 2006, p. 29)

        Figure 15 compressee

        Figure 16 Sensibilité globale de l'aquifère régional aux variations du bilan hydrologique, aux variations des prélèvements régionaux ou à la contamination (Côté, M.-J., et al., 2006, p. 51)

        Figure 16 compressee

        Figure 17 Contexte hydrogéologique de l'aquifère régional et contraintes naturelles et anthropiques connues dans le bassin versant de la rivière Châteauguay (Côté, M.-J., et al., 2006, p. 53)

        Figure 17 compressee

        Figure 18 Simulation de la distribution de la recharge de l'aquifère régional du bassin versant de la rivière Châteauguay en cas de sécheresse extrême (Côté, M.-J., et al., 2006, p. 32)

        Figure 18

        Figure 19 Simulation de la distribution de la recharge de l'aquifère régional du bassin versant de la rivière Châteauguay en cas de précipitations extrêmes (Côté, M.-J., et al., 2006, p. 32)

        Figure 19

      • 3.2.3. Impacts appréhendés

        À ces effets actuels et connus, on doit prévoir les impacts des changements climatiques qui devraient augmenter les événements climatiques extrêmes, autant en terme de précipitations que de sécheresse. La modélisation permet d'identifier des secteurs du bassin versant qui seraient les plus affectés par de tels changements, soit les zones de recharge de l'aquifère régional, comme l'illustrent les figures 18 et 19, p. 44. (Portrait, section 1.7.3).

    • 3.3. ÉTAT DES CONNAISSANCES

      Depuis la publication de l'Atlas du bassin versant de la rivière Châteauguay (Côté, M.-J., et al., 2006), il existe des données au sujet de la vulnérabilité de l'aquifère régional du bassin versant de la rivière Châteauguay à la contamination. Pour les nappes perchées, les études disponibles ont été réalisées pour le syndicat des producteurs maraîchers (Canards Illimités Canada, 2008 ; Technorem, 2008a, 2008b et 2008c) et indiquent que l'eau de la nappe perchée des terres noires près de Saint-Rémi n'est pas d'assez bonne qualité pour irriguer les champs de culture maraîchère (Portrait, section 1.5.2.1.2.8).

      En théorie, l'ensemble des municipalités du territoire devrait être dotée d'un plan de mesures d'urgence qui considère le risque de contamination de l'eau souterraine. Cependant, il reste actuellement beaucoup de travail à faire sur l'ensemble du territoire (Portrait, section 4.2.2.1.6)

      En combinant les informations connues de vulnérabilité et de sensibilité avec l'utilisation du territoire (figures 14, p. 39 et 16, p. 42), les secteurs de recharge de l'aquifère régional sont principalement situés près de la frontière de l'état de New-York où l'utilisation du sol est surtout forestière et qui contient plusieurs milieux humides, ce qui permet de protéger la recharge (Portrait, section 1.8.3, 1.8.4.3.1.4 et 2). Ce sont ces mêmes municipalités qui utilisent l'eau souterraine et ont donc la responsabilité de faire respecter le Règlement sur l'évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées (R.R.Q., 1981, c. Q-2, r. 8) (Gouvernement du Québec, 1981) (Diagnostic, tableau 5, p. 32 et Portrait, sections 4.2.2.1.3 et 4.2.2.1.4).

    • 3.4. PRIORITÉ PERÇUE DE LA PROBLÉMATIQUE ET BESOINS DES ACTEURS

      Au cours des consultations publiques de 2006 et 2007, la problématique de la vulnérabilité de l'eau souterraine à la contamination est l'une de celles qui a été choisie comme l'une des trois priorités d'action (parmi la trentaine proposée) par 3 groupes de travail sur les 8 équipes participantes. Il s'agissait en fait d'un des deux aspects d'une problématique liée aux conflits d'usages pour l'eau souterraine.

    • 3.5. CONSTATS

      Avec les données actuellement disponibles, la vulnérabilité de l'aquifère régional à la contamination de l'eau souterraine est bien définie (Portrait, section 1.8.4.3). Par contre, la protection de l'aquifère régional n'est nullement assurée, car ni les outils de planification du territoire ni les plans de mesures d'urgence n'incluent cette préoccupation (Portrait, section 4.2.2.1.6), malgré que 14 municipalités ont sur leur territoire des secteurs très sensibles à la contamination (tableau 9, p. 46). Afin de faciliter l'inclusion de ces informations dans les outils adéquats, une cartographie interactive, exhaustive et flexible, serait nécessaire.

      • 3.5.1. Identification de secteurs prioritaires pour les diverses actions

        Afin de réduire les risques pour la santé humaine, il devient plus urgent pour les MRC et les municipalités situées dans les secteurs très sensibles de l'aquifère régional de procéder à l'analyse des risques liés à la contamination (Portrait, section 1.8.4.3), ainsi qu'à l'inclusion des résultats dans les outils de planification du territoire (schéma d'aménagement et de développement et règlement d'urbanisme) et à la création ou la mise à jour d'un plan de mesures d'urgence incluant cette préoccupation, car ils seront les premiers à en subir les conséquences (Portrait, sections 4.2.1.2.2 et 4.2.2.1.6). Parmi les municipalités du bassin versant où se situe des secteurs de recharge de l'aquifère régional, quelques unes ressortent quant à la présence de secteurs de grande sensibilité à la contamination de l'aquifère régional (tableau 9, p. 46), tandis que, pour les autres municipalités, cette préoccupation est moins urgente (tableau 10, p. 47). Dans le cas de l'esker de Mercier, l'eau souterraine est déjà contaminée depuis des années (Portrait, section 4.2.2.2.1). Afin de trouver des réponses aux inquiétudes des citoyens et des solutions pour la décontamination du site, en 2010, le MSSS a structuré, à la demande conjointe du MDDEP, du MDEIE et du ministère de la Justice, une orientation des besoins de recherche et d'actions afin de protéger la santé publique et de décontaminer le site (MSSS, 2010).

        Tableau 9 Municipalités et MRC où l'aquifère régional du bassin versant de la rivière Châteauguay est très sensible à la contamination
        (Audet, G., 2010g)

        Tableau 9

        Tableau 10 Municipalités et MRC où l'aquifère régional du bassin versant de la rivière Châteauguay est moins sensible à la contamination
        (Audet, G., 2010g)

        Tableau 10

      • 3.5.2. Acquisition de connaissances, vulgarisation et diffusion

        L'installation des puits de jaugeage a permis d'établir le portrait des eaux souterraines du bassin versant de la rivière Châteauguay à un moment précis dans le temps. Les informations récoltées sont précieuses, mais un suivi est nécessaire.

        Pour faciliter la création des plans de mesures d'urgence (Portrait, section 4.2.2.1.6) et les autres documents de planification territoriaux, comme mentionné précédemment (Diagnostic, section 2.2), les MRC et les municipalités profiteraient d'un recensement complet et d'un suivi de la localisation (cartographie interactive, exhaustive et flexible) des sources de contamination potentielles et présentes sur leur territoire. L'analyse de vulnérabilité de l'aquifère régional à la contamination dans des situations de variations climatiques extrêmes (Diagnostic, figure 16, p. 42 et figures 18 et 19, p. 44) pointe déjà vers des secteurs qui sont plus susceptibles d'être affectés par les changements climatiques. Les MRC et les municipalités concernées ont avantage à intégrer cette information afin de faciliter l'adaptation aux effets des changements climatiques. Les données contenues dans les schémas d'aménagement et de développement des MRC, le démarchage réalisé par le MDDEP pour la rédaction de l'Atlas du bassin versant de la rivière Châteauguay (Côté, M.-J., et al., 2006) et la liste des entreprises présentes sur le territoire que la SCABRIC a compilée (Portrait, section 2.2 et 2.3), pourraient servir de point de départ. L'étape suivante serait d'être en mesure d'assurer un suivi de la contamination par ces différentes sources.

        Le portrait du bassin versant et le diagnostic sont une première étape de diffusion de l'information au sujet de la vulnérabilité à la contamination de l'aquifère régional du bassin versant de la rivière Châteauguay. Un travail de diffusion ciblé auprès des intervenants concernés du territoire sera nécessaire pour enclencher un processus de mise en œuvre découlant des données existantes.

        Idéalement, à plus long terme, les données à jour devront être rendues disponibles en temps réel pour permettre la réaction rapide des structures en cas de problème.

      • 3.5.3. Intégration aux outils de planification du territoire par les élus et les gestionnaires

        Les données disponibles au sujet de la vulnérabilité de l'aquifère régional permettront aux MRC et aux municipalités d'effectuer une analyse des risques et d'intégrer les résultats aux outils de planification du territoire, tels les schémas d'aménagement et de développement, les règlements d'urbanisme et les plans de mesures d'urgence. Les MRC et les municipalités concernées sont identifiées aux tableaux 9 et 10, p. 46 et 47.

         

  • 4. DISPONIBILITÉ DE L'EAU SOUTERRAINE

    Dans cette section, nous traiterons de la problématique de la disponibilité de l'eau souterraine tels que :

    • Une définition;
    • Une analyse;
    • L'état des connaissances;
    • La priorité perçue de la problématique et besoins des acteurs;
    • Les constats.
    • 4.1. UNE DÉFINITION

      La disponibilité de l'eau souterraine réfère à la quantité d'eau disponible pour les divers usages. La dynamique de l'eau souterraine est telle que l'eau souterraine se situe à la fois dans des nappes perchées qui peuvent être localement liées à l'aquifère régional – comme sur Covey Hill (Tremblay, J. J., 1997, 1999 ; ENVIROTECHEAU, 1997) – ou totalement indépendantes de l'aquifère régional – comme c'est le cas dans les grandes tourbières (sols organiques) près de Saint-Rémi où la nappe souterraine est perchée au dessus de l'aquifère mais séparée par une couche d'argile imperméable (Portrait, section 1.5.2.1.2.8). Les études existantes ont été réalisées sur l'aquifère régional, car le pompage de l'eau d'un aquifère perché, comme dans les sols organiques (terres noires) près de Saint-Rémi, « entraînerait inévitablement une baisse localisée du niveau de l'eau souterraine (cône de rabattement), ce qui pourrait accélérer l'affaissement des sols dans la zone d'influence du puits de pompage » (Canards Illimités Canada, 2008, p.9). Et qui dit affaissement des sols, dit accélération de l'érosion (Diagnostic, section 1).

      La SCABRIC et le MDDEP ont établi un portrait ponctuel de l'utilisation de l'eau souterraine de l'aquifère régional du bassin versant de la rivière Châteauguay (Portrait, section 4.2.2). À partir des données d'utilisation, la modélisation a permis d'identifier la sensibilité de l'aquifère régional à la variation des paramètres du bilan hydrologique (dans un contexte de changements climatiques qui réduiraient la recharge ou qui l'augmenterait) et aux variations des prélèvements régionaux (dans un contexte d'augmentation des prélèvements actuels, mais pas du nombre d'endroits de prélèvement) (Portrait, section 1.7.3 ; Diagnostic, section 3, figures 18 et 19, p. 44).

    • 4.2. ANALYSE

      Dans cette section, nous allons traiter de la problématique de l'analyse de la disponibilité de l'eau souterraine :

      • des conditions intrinsèques qui influencent la quantité d'eau souterraine disponible;
      • le cumul des usages font les conflits dans certains secteurs;
      • les impacts appréhendés.
      • 4.2.1. Des conditions intrinsèques qui influencent la quantité d'eau souterraine disponible

        La principale caractéristique intrinsèque qui influence la quantité d'eau souterraine disponible dans l'aquifère régional du bassin versant de la rivière Châteauguay est la porosité. Celle-ci modifie à la fois la quantité d'eau emmagasinée et le renouvellement de cette eau (Portrait, section 1.5.1.1). La présence d'affleurements rocheux, entre autres, facilite l'infiltration jusqu'à l'aquifère régional, donc le taux de renouvellement, particulièrement dans les aquifères de dolomie et de calcaire où on retrouve des particules solubles (Portrait, section 1.5.2.1). La circulation de l'eau se fait à la fois localement et régionalement (Portrait, sections 1.5.2.1 et 1.8.4.2).

        Également, les écosystèmes requièrent pour leur fonctionnement une certaine proportion, inconnue, de l'eau de la recharge de l'aquifère régional. Par exemple, une certaine quantité d'eau de l'aquifère régional alimente les résurgences de la colline de Covey Hill qui servent d'habitat aux salamandres de ruisseaux (incluant des espèces en péril) (Portrait, section 3.2.1).

      • 4.2.2. Le cumul des usages font les conflits dans certains secteurs

        Les pompages d'origine anthropique (humaine) changent les quantités d'eau disponibles. La représentation territoriale des quantités d'eau pompées par les puits au roc illustre bien les secteurs où les pompages sont les plus intenses (figure 20, p. 51) (Portrait, section 4.2.2). On sait également que les pompages s'effectuent surtout à l'été, créant une augmentation d'environ 30% au cours de cette saison (Portrait, section 4.2.2).

        Lorsqu'on considère où se retrouve l'eau qui a été pompée après l'usage (tableau 11, p. 50), on obtient une information qui a un sens nouveau. Les proportions d'envoi aux cours d'eau et d'exportation seraient intéressantes à déterminer pour bien illustrer la dynamique de l'utilisation de l'eau souterraine dans l'aquifère du bassin versant, toutefois ces données ne sont pas connues. Ce qu'on sait actuellement, c'est que tous les usages exportent de l'eau vers les cours d'eau en surface ou l'exportent à l'extérieur du bassin versant (Portrait, sections 4.2.2.1, 4.2.2.2, 4.2.2.3 et 4.2.2.4). L'ensemble des usages utilisent actuellement 25% de la recharge annuelle moyenne, selon les données de l'Atlas du bassin versant de la rivière Châteauguay (Portrait, section 4.2.2), mais les conséquences locales sur les écosystèmes sont inconnues.

        Étant donné la dynamique de la circulation de l'eau, dans les endroits les plus sensibles (Diagnostic, section 4 figure 20, p. 51, section 3, figure 16, p. 42; Portrait, section 1.8.4.2 ; diagnostic figure 15, p. 41) où sont concentrés les pompages, des conflits d'usages peuvent apparaître, car l'eau pompée peut affecter des puits à plus d'un kilomètre (Tremblay, J. J., 1997, 1999 ; ENVIROTECHEAU, 1997), particulièrement pendant l'été, étant donné la saisonnalité de la demande (Portrait, section 4.2.2). Cette situation a été exacerbée par le fait qu'il n'existait, jusqu'à la récente adoption de la Loi de l'eau (2009) par le gouvernement du Québec, aucun mécanisme de contrôle qui permettrait de retirer un permis de pompage accordé si on jugeait que cet usage crée des conflits avec d'autres usages légitimes ou nuit aux écosystèmes aquatiques (Portrait, Introduction ; Cantin Cumyn, M., 2010).

        En plus de ces généralités, l'eau du secteur des lagunes de Mercier n'est plus disponible étant donnée la contamination survenue au cours des dernières décennies (Portrait, section 4.2.2.2.1).

      • 4.2.3. Impacts appréhendés

        À ces effets actuels, on doit prévoir les impacts probables des changements climatiques. Ceux-ci devraient limiter la recharge, car on attend un accroissement des conditions d'extrêmes climatiques. Ces extrêmes couvrent à la fois une augmentation des périodes de sécheresse et une augmentation des précipitations intenses, qui ruissellent davantage en surface qu'elles ne s'infiltrent jusqu'à l'aquifère régional (Portrait, section 1.7.3).

        Tableau 11 Bilan hydrologique annuel moyen par type d'usage naturel et anthropique de l'eau souterraine de l'aquifère régional du bassin versant de la rivière Châteauguay (Audet, G., 2010h)

        Tableau 11

        Figure 20 - Productivité des puits au roc (Côté, M.-J., et al., 2006, p. 48)

        Figure 20

    • 4.3. ÉTAT DES CONNAISSANCES

      Depuis la publication de l'Atlas du bassin versant de la rivière Châteauguay, il existe des données au sujet de l'utilisation de l'eau et des secteurs sensibles de l'aquifère régional du bassin versant de la rivière Châteauguay (Portrait, section 1.8.4.3 et 4.2.2). Pour les nappes perchées, la SCABRIC a recueilli des données au sujet des puits de surface lors de l'étude des puits (Rutherford, A., 2005), mais ces données n'ont pas été analysées ni vulgarisées. En conséquence, la SCABRIC n'a trouvé aucune étude concernant les quantités d'eau disponibles dans les nappes perchées.

      Au cours de la série d'études s'étant déroulée dans le bassin versant de la rivière Châteauguay, le MDDEP et ses partenaires ont creusé plusieurs puits de pompage. La SCABRIC a appris que le niveau de l'aquifère est actuellement suivi pour une quarantaine de puits du territoire (Nastev, M., 2009b).

    • 4.4. PRIORITÉ PERÇUES DE LA PROBLÉMATIQUE ET BESOINS DES ACTEURS

      Au cours des consultations publiques de 2006 et 2007, la problématique de la disponibilité de l'eau souterraine à la contamination est l'une de celles qui a été choisie comme l'une des trois priorités d'action (parmi la trentaine proposée) par 3 groupes de travail sur les 8 équipes participantes. Il s'agissait en fait d'un des deux aspects d'une problématique liée aux conflits d'usages pour l'eau souterraine.

    • 4.5. CONSTATS

      Les citoyens sont préoccupés par les conflits d'usages en lien avec la disponibilité de l'eau souterraine, ce qui prend tout son sens lorsqu'on considère que deux secteurs sont déjà aux prises avec de tels conflits, soit Mercier et Franklin. Selon les données de vulnérabilité de l'aquifère régional (Portrait, section 1.8.4.3) et d'utilisation de l'eau souterraine (Portrait, section 4.2.2), 13 autres municipalités dans 3 des MRC du bassin versant pourraient développer de tels conflits (tableau 12, p. 53). Il est encore possible de prévenir les conflits éventuels en planifiant l'utilisation de l'eau souterraine localement. Pour ce faire, on doit utiliser les outils à la disposition du MDDEP, qui devra travailler en collaboration avec les MRC et les municipalités afin d'accorder les permis de captage en fonction de la légitimité des usages et pour réduire ou retirer les permis déjà accordés, au besoin. Les lignes directrices pour cette attribution des permis sont esquissées dans la procédure établie pour les autorisations de captage d'eau découlant de la récente Loi de l'eau (2009) (Cantin-Cumyn, M., 2010). De plus, l'attribution des permis doit être doublée d'un système transparent de suivi des quantités captées par les usagers. D'autre part, ces conflits seront exacerbés par les impacts potentiels des changements climatiques sur la diminution de la recharge.

      • 4.5.1. Identification de secteurs prioritaires pour les diverses actions

        L'observation des données d'utilisation de l'eau souterraine connue, par MRC, (Portrait, section 4.2.2) combinée à la sensibilité de l'aquifère régional, selon la modélisation d'extrêmes climatiques, (Diagnostic, figure 16, p. 42 et figures 18 et 19, p. 44) permet de confirmer que 3 des 4 MRC du territoire sont préoccupantes pour l'éclosion de conflits d'usages pour l'utilisation de l'eau souterraine, particulièrement dans les secteurs de Covey Hill et du Rocher (où des conflits sont déjà apparus entre l'agriculture, l'embouteillage, la transformation alimentaire, les municipalités et les particuliers – à la CPTAQ : Leahy vs. Municipalité de Franklin), dans les « terres noires » près de Saint-Rémi (potentiellement entre les agriculteurs, les carrières, les municipalités et les particuliers) et près des lagunes de Mercier (suite à l'interdiction de pompage à cause de la contamination et qui limite les quantités disponibles pour l'irrigation, les particuliers et les municipalités – actuellement en pourparlers entre le MDDEP et Clean Harbours (anciennement Laidlaw puis Tricil) (Tableau 12, p. 53).

        Tableau 12 MRC et municipalités qui sont les plus susceptibles de développer des conflits d'usages en lien avec la disponibilité de l'eau souterraine (Audet, G., 2010i)

        Tableau 12

        En plus des conflits purement entre usages anthropiques, on doit ajouter les besoins de la biodiversité, tels les besoins des salamandres de ruisseaux (Portrait, section 3.2.1). Malgré que ceux-ci ne soient pas quantifiés, ils ne sont pas pour autant négligeables (Portrait, section 3), comme l'indique le tableau 11, p. 50.

      • 4.5.2. Acquisition de connaissance, vulgarisation et diffision

        L'installation des puits de jaugeage (Nastev, M., 2009b, communication personnelle) a permis d'établir le portrait des eaux souterraines du bassin versant de la rivière Châteauguay à un moment précis dans le temps. Les informations récoltées sont précieuses, mais un suivi est nécessaire. De même, un suivi des quantités d'eau pompées par les usagers, particulièrement par ceux qui ont l'autorisation de pomper plus de 75 Mm3/jour, est nécessaire pour éviter un rabattement trop important de la nappe, que ce soit l'aquifère régional ou une nappe perchée, qui aura des conséquences sur les autres usages anthropiques ou écosystémiques.

        La connaissance des proportions de l'eau souterraine pompées qui sont envoyées aux cours d'eau ou exportées d'une autre manière (par exemple dans les choux qui ont poussé dans les « terres noires ») (Diagnostic, tableau 11, p. 50) permettrait d'illustrer les déséquilibres que les pompages causent à la dynamique de l'aquifère du bassin versant.

        D'autre part, on ignore les conséquences sur la dynamique des écosystèmes lorsqu'on effectue des pompages, de même que les conséquences de rejeter de l'eau souterraine vers les cours d'eau de surface après usage. Il en est de même pour les nappes perchées, dont on ignore à la fois la localisation et la dynamique.

        Un travail de diffusion ciblé de l'information au sujet de la disponibilité de l'eau souterraine du bassin versant de la rivière Châteauguay, spécifiquement auprès des intervenants concernés du territoire, sera nécessaire pour enclencher un processus de mise en œuvre découlant des données existantes. Ce travail de vulgarisation et de diffusion devra être effectué au fur et à mesure que de nouvelles connaissances seront disponibles. Idéalement, à plus long terme, les données à jour devront être rendues disponibles en temps réel pour permettre la réaction rapide des structures décisionnelles en cas de problème.

      • 4.5.3. Intégration aux outils de planification du territoire par les élus et les gestionnaires

        Les connaissances, tant au sujet des quantités d'eau souterraine utilisées que des effets des pompages sur les divers usages et les écosystèmes, permettront aux structures décisionnelles de faire les choix nécessaires. Cependant, ces structures décisionnelles doivent avoir en main les outils législatifs et réglementaires requis, par exemple, pour retirer ou limiter un permis de pompage jugé nuisible pour des raisons légitimes, associées à un risque sérieux pour la santé publique ou pour les écosystèmes aquatiques, tel qu'indiqué dans la récente Loi de l'eau (2009), mais dont les détails restent à définir (Cantin-Cumyn, M., 2010).

  • 5. DÉCLIN DE LA BIODIVERSITÉ

    Dans cette section, nous traiterons de la problématique du déclin de la viodiversité :

    • sa définition;
    • son analyse;
    • l'état des connaissances
    • La priorité perçue de la problématique et besoins des acteurs; et
    • les constats.
    • 5.1. UNE DÉFINITION

      La biodiversité désigne la diversité naturelle des organismes vivants. Elle s'apprécie en considérant la diversité des écosystèmes, des espèces, des populations et celle des gènes dans l'espace et dans le temps, ainsi que l'organisation et la répartition des écosystèmes aux échelles biogéographiques. (Wikipédia, 2010b). Ses éléments (espèces, communautés, assemblages fauniques) sont peu connus et restent essentiellement à documenter (Portrait, section 3).

      La biodiversité est importante, car elle maintient les équilibres dynamiques à l'intérieur des écosystèmes. Les humains, même s'ils en sont peu conscients au quotidien, dépendent du maintien de ces équilibres dynamiques pour leur survie en tant qu'espèce. Ce sont ces équilibres qui permettent le maintien de la qualité de l'eau, de l'air et du sol. Par leurs interrelations, chacune des espèces, des populations et des gènes participent au maintien dynamique des équilibres qui permettent au vivant de se développer. (Portrait, section 3)

      À l'échelle mondiale, la biodiversité est en déclin (Portrait, section 3). Le bassin versant de la rivière Châteauguay ne fait pas exception. Plusieurs espèces présentes ont un statut précaire (Portrait, sections 3.1.1.2, 3.1.2.3, 3.2.1.3 et 3.2.2.2), le couvert boisé et les milieux humides sont en déclin et sont fragmentés (Portrait, section 1.8.3, 2.5 et 3.1.2), des espèces exotiques envahissent le territoire (Portrait, sections 3.1.1.3, 3.1.2.5, 3.2.1.4 et 3.2.2.3). Le déclin de la biodiversité est plus une conséquence des choix d'aménagement du territoire (Portrait, section 2) et des pratiques problématiques sur le territoire du bassin versant (Portrait, section 4.2) qu'une problématique au même niveau que les autres présentées dans ce diagnostic.

    • 5.2. ANALYSE

      Dans cette section, nous allons traiter de la problématique du déclin de la biodiversité:

      • des conditions intrinsèques qui influencent la biodiversité;
      • le cumul des usages entre en conflits avec le maintien de la biodiversité;
      • les impacts appréhendés.
      • 5.2.1. Des conditions intrinsèques qui influencent la biodiversité

        Le bassin versant de la rivière Châteauguay est l'un des endroits au Québec où l'on retrouve la plus grande biodiversité. On connaît un peu la diversité des espèces du bassin versant de la rivière Châteauguay (Portrait, section 3), mais il n'existe aucune méthode de suivi organisé des tendances des populations (Portrait, section 3.1.1.1.3 et 3.1.2.2). Une combinaison de facteurs intrinsèques au bassin versant favorise une grande biodiversité, soit : les conditions climatiques (Portrait, section 1.7), la présence de zones boisées variées qui couvrent 32% du territoire en sol québécois (Portrait, section 2, tableau 18, p. 134), la présence de milieux humides qui couvrent 3% du territoire en sol québécois (Portrait, section 2, tableau 18, p. 134), l'omniprésence des cours d'eau sur le territoire qui créent des liens hydriques et des corridors pour les déplacements (Portrait, sections 1.1.2 et 3.2) et la présence de secteurs de transition entre ces milieux.

        Le MRNF a identifié des secteurs qui sont plus propices au maintien de la diversité faunique (Portrait, section 3.1.1 et 3.2.1 ; diagnostic figure 22, p. 59). Le MDDEP a identifié des écosystèmes forestiers exceptionnels qu'il serait plus important de protéger (Portrait, section 3.1.2.4). La répartition des milieux humides de plus de 0,5 ha est venue s'ajouter récemment aux informations disponibles (GéoMont, 2008).

      • 5.2.2. Le cumul des usages entre en conflit avec le maintien de la biodiversité

        Lorsqu'on ajoute à l'utilisation du territoire l'accroissement des occupations pour l'agriculture et les zones urbaines, on réduit immanquablement les superficies occupées par les milieux naturels et on fragmente les habitats présents (Portrait, section 3). Lorsque les habitats sont réduits ou modifiés, les animaux et les végétaux tentent de s'adapter aux changements de leur milieu de vie. La plupart de ces tentatives causent des problèmes pour les humains qui ont changé le milieu, par exemple la déprédation (Portrait, section 3.1.1.4). En même temps, les espèces qui n'arrivent pas à s'adapter, ni à migrer vers un nouvel habitat propice, ni à compléter leur cycle de vie, déclinent (Portrait, sections 3.1.1.2, 3.1.2.3, 3.2.1.3 et 3.2.2.2).

        En réaction à cette diminution des milieux abritant la biodiversité, des groupes de conservation s'organisent pour acquérir des propriétés ou établir des servitudes légalement contraignantes dans le but de freiner le développement urbain ou agricole dans ces secteurs (Portrait, sections 2.6 et 4.1.3).

      • 5.2.3. Impacts appréhendés

        En plus de ces effets actuels, on doit prévoir les impacts des changements climatiques qui devraient rendre plus difficiles les conditions climatiques en augmentant les extrêmes en fréquence en en intensité (moindre couvert de neige pour protéger les plantes en hiver, inondations précoces, baisse des niveaux d'eau en été, hausse de la température de l'eau). Ces variations pourraient entraîner le dérèglement des synchronismes des événements marquants du cycle biologique des espèces, en particulier les espèces aquatiques, causant la mortalité de générations entières de l'espèce. De plus, les changements climatiques devraient favoriser le déplacement des espèces du sud vers le nord, entraînant, par exemple, l'introduction de maladies ou de parasites inconnues jusqu'à maintenant dans nos latitudes. Le bassin versant de la rivière Châteauguay sera l'une des portes d'entrée des espèces vers le reste du Québec. (Portrait, section 1.7.3).

    • 5.3. ÉTAT DES CONNAISSANCES

      Les connaissances de la biodiversité sont assez restreintes. Les données les plus facilement accessibles sont les données sur les espèces désignées à statut précaire (Portrait, sections 3.1.1.2, 3.1.2.3, 3.2.1.3 et 3.2.2.2), sur les habitats fauniques (Portrait, section 3.1.1.1.2 et 3.2.1.2), sur les écosystèmes forestiers exceptionnels (Portrait, section 3.1.2.4), sur les milieux humides de 0,5 ha et plus (Portrait, section 1.8.3) et sur les territoires protégés (Portrait, section 2.6). Toutefois ces données sont insuffisantes pour suivre les éléments de la biodiversité (espèces, communautés et assemblages fauniques), parce qu'elles sont très partielles et qu'elles sont vieillissantes, suite aux coupures budgétaires récurrentes.

    • 5.4. PRIORITÉ PERÇUES DE LA PROBLÉMATIQUE ET BESOINS DES ACTEURS

      Le déclin de la biodiversité n'a pas été retenu comme l'une des problématiques majeures partagées lors des consultations publiques de 2006 et 2007, peut-être par manque de données, peut-être parce qu'elle était fragmentée en plusieurs problématiques. Toutefois, le comité technique a fait ressortir la nécessité d'en traiter dans le plan directeur de l'eau, au moins à titre d'indicateur de résultat. Ainsi, la survie de certaines espèces ciblées, et de la plus grande biodiversité possible, doit être associée à l'atteinte des objectifs qui permettront de confirmer le maintien de la diversité des écosystèmes du bassin versant de la rivière Châteauguay.

    • 5.5. CONSTATS

      Le comité technique a souligné l'importance de considérer le déclin de la biodiversité dans le plan directeur de l'eau. Les éléments de la biodiversité devraient être conservés dans les endroits stratégiques, tant en milieu terrestre et humide (tableau 13, p. 61) que dans certains cours d'eau (tableau 14, p. 62). Ces endroits stratégiques sont principalement concentrés près de la frontière des États-Unis et à l'embouchure du bassin versant. D'autre part, on doit chercher à établir des corridors afin de faciliter les échanges génétiques des espèces entre les endroits stratégiques conservés. Également, dans les secteurs où la diversité biologique est moindre, on devrait travailler à améliorer les conditions favorisant la biodiversité. Pour y parvenir, on doit prévoir des mesures de cohabitation permettant l'amélioration d'habitats pour certaines espèces ainsi que l'amélioration de la qualité du milieu (qualité de l'eau, nourriture, abris, etc.).

      • 5.5.1. Identification de secteurs prioritaires pour le maintien de la biodiversité

        La première étape pour maintenir la biodiversité est la préservation des acquis. Pour la faune et la flore, on parle : de protection des milieux humides (Portrait, section 1.8.3), de conservation des milieux naturels abritant les espèces ciblées, soit les espèces des milieux aquatiques (Portrait, section 3.2) et les espèces en péril, particulièrement celles liées aux milieux humides ou à l'eau (Portrait, sections 3.1.1.2, 3.1.2.3, 3.2.1.3 et 3.2.2.2), ainsi que dans une moindre mesure de protection des écosystèmes forestiers exceptionnels (Portrait, section 3.1.2.4) et des habitats fauniques identifiés (Diagnostic, figures 21, 22 et 23 p. 58, 59 et 60 et Portrait, sections 3.1.1.1.2 et 3.2.1.2). Les secteurs d'intérêt pour la conservation (Tableau 13, p. 61) sont concentrés près de la frontière du Québec avec l'état de New-York, à l'embouchure de la rivière Châteauguay et dans les sols organiques dans la région de Saint-Rémi. Pour les habitats aquatiques, qui sont moins bien connus, d'après la liste des espèces en péril et les rivières où elles ont été recensées (Portrait, sections 3.2.1.2, 3.2.1.3 et 3.2.2.2), les municipalités concernées sont recensées au tableau 14, p. 62.

        En planifiant la conservation sur un territoire, il est également important de planifier des corridors de déplacement, propices à la migration des espèces, afin de faciliter les échanges génétiques nécessaires au maintien de la biodiversité. En milieu terrestre, il est avantageux de maintenir ou ajouter de la végétation dans les bandes riveraines, qui sont des corridors naturels de déplacement des espèces (Portrait, section 1.8.1.1). Dans les milieux aquatiques, cela se traduit par deux types d'actions. D'une part, le retrait des obstacles au déplacement (refaire l'assise des ponceaux inadéquats, créer des voies de contournement, etc.). D'autre part, l'amélioration des conditions du cours d'eau (amélioration de la qualité physico-chimique de l'eau, réduction de la sédimentation, abaissement de la température de l'eau, oxygénation de l'eau, etc.).

        Figure 21 Écosystèmes forestiers exceptionnels dans le bassin versant de la rivière Châteauguay (Pépin, J.-F., 2009)

        Figure 21

        Figure 22 Zones de conservation et habitats fauniques dans le bassin versant de la rivière Châteauguay (Sarr, J. B. et Sullivan, A., 2010h)

        Figure 21

        Figure 23 Espèces en péril dans le bassin versant de la rivière Châteauguay (Côté, M.-J., et al., 2006, p. 15)

        Figure 23

        Tableau 13 Municipalités où se situent des secteurs d'intérêt pour la conservation de la biodiversité dans le bassin versant de la rivière Châteauguay (Portrait, sections 1.8.3, 3.1.1.2, 3.1.2.3, 3.2.1.2, 3.2.1.3, 3.2.2.2, 3.1.1.1.2 et 3.1.2.4) (Audet, G., 2010j)

        Tableau 13

        * Les secteurs d'intérêt pour la conservation de la biodiversité sont situés à l'extérieur du bassin versant de la rivière Châteauguay

        Tableau 14 Présence d'espèces aquatiques en péril dans les cours d'eau traversant les municipalités du bassin versant de la rivière Châteauguay (Côté, M.-J., et al., 2006, p. 15)

        Tableau 14

      • 5.5.2. Acquisition de connaissance, diffusion et vulgarisation

        L'acquisition de connaissance sur la biodiversité doit s'effectuer en continu, en axant les efforts sur les espèces ou les milieux naturels les plus pertinents, telles les espèces liées à l'eau et les milieux humides, pour indiquer la progression des efforts d'amélioration sur le territoire. Les acquisitions de données devront prendre en considération, dans la mesure du possible, le contexte et les effets des changements climatiques. En milieu aquatique, plusieurs indices sont possibles à l'aide des diatomées, des macroinvertébrés benthiques, des poissons, des amphibiens ou des reptiles. En milieu terrestre, on peut suivre certains oiseaux, certains mammifères, quelques reptiles, tous les amphibiens, les milieux humides (types, superficie, etc.). On peut également suivre, dans une moindre mesure, les peuplements forestiers (types, superficies, etc.) et les écosystèmes forestiers exceptionnels.

        Grâce aux recherches de feu André Bouchard et ses collègues de l'IRBV, une section du bassin versant de la rivière Châteauguay, dans le Haut-Saint-Laurent, est très bien documentée. On en connait les espèces présentes historiquement, les espèces présentes actuellement, l'évolution des forêts et d'un des milieux humides à la limite du bassin versant.

        Les données existantes sur certains taxons, quoique d'une grande importance pour l'équilibre des milieux aquatiques et humides, sont à peu près nulles, comme c'est le cas des insectes, des mollusques et des écrevisses. On connaît peu ces groupes taxonomiques au Québec, encore moins dans le bassin versant de la rivière Châteauguay. Pour les plantes liées à l'eau, ce sont plutôt certains types de milieux qui sont peu inventoriés, soit les rivages et les milieux aquatiques.

        Il existe probablement plus de données fauniques et floristiques que ce que la SCABRIC a déniché. Toutefois une recherche de littérature longue et laborieuse, ainsi que des rencontres avec des spécialistes de divers domaines, seront nécessaires pour colliger l'information existante.

        D'autre part, il n'existe aucun système de suivi systématique des espèces ou des habitats qui pourraient servir d'indicateur dans le bassin versant de la rivière Châteauguay. Le territoire de l'Île Saint-Bernard est suivi par un biologiste accompagné de bénévoles. Le programme J'Adopte un cours d'eau permet de recueillir des données sur les macroinvertébrés benthiques avec une certaine régularité, mais avec une précision scientifique variable. Le MRNF et Ambioterra suivent, dans la mesure de leurs moyens, les espèces en péril du territoire. Le MDDEP, l'IRBV et l'AFM sont un peu mieux organisés pour suivre l'évolution de la forêt et des espèces en péril, mais les espèces de rivages, aquatiques, de sous-bois et de champs sont laissées de côté.

        Depuis les présentations de 2005, le portrait du bassin versant et le diagnostic sont la première étape de diffusion de l'information au sujet de la biodiversité du bassin versant de la rivière Châteauguay. Les données concernant la biologie sont assez difficiles à interpréter hors de leur contexte, ce qui nécessitera un important travail de vulgarisation qui reste à faire.

        Ce même travail de vulgarisation et de diffusion devra être effectué au fur et à mesure que de nouvelles connaissances seront disponibles. Idéalement, à plus long terme, les données à jour devront être rendues disponibles à peu près en temps réel pour avoir des indicateurs les plus à jour possible.

      • 5.5.3. Intégration aux outils de planification du territoire par les élus et les gestionnaires

        Les connaissances au sujet de la biodiversité et des écosystèmes devraient être utilisées par les structures décisionnelles afin de faire les choix nécessaires au maintien des équilibres écosystémiques, particulièrement ceux liés à l'eau, dans l'aménagement du territoire (schémas d'aménagement et de développement des MRC, plans d'urbanisme des municipalités, aménagements forêt-faune par les exploitants forestiers, etc.).

        D'autre part, le suivi des éléments de la biodiversité retenus servira d'indicateur au plan directeur de l'eau.

  • 6. ACCÈS AUX COURS D'EAU

    Dans cette section, nous traiterons de la problématique de l'accès aux cours d'eau :

    • sa définition;
    • son analyse;
    • l'état des connaissances
    • La priorité perçue de la problématique et besoins des acteurs; et
    • les constats.
    • 6.1. UNE DÉFINITION

      Pour que l'eau de surface serve à la variété d'usages actuels et que les usagers puissent retrouver certains usages perdus, tel que la baignade, les utilisateurs doivent avoir un accès à l'eau. Comme le territoire est presque totalement privé, seuls les propriétaires riverains ont accès à l'eau en surface.

      Le désir de retrouver l'usage de baignade dans la rivière Châteauguay implique d'une part une amélioration de la qualité de l'eau et d'autre part le développement d'un réseau d'accès publics à la rivière Châteauguay. En effet, comme les terres sont privées et les rives sont privées, les cours d'eau ne sont pas accessibles, sauf en quelques endroit où des parcs riverains municipaux existent et où la SCABRIC a développé un réseau d'accès entre Powerscourt et Sainte-Martine. En retrouvant l'accès public à la rivière, on permet plusieurs autres usages récréotouristiques, tels que la pêche, la navigation de plaisance, les glissades hivernales et le patinage.

    • 6.2. ANALYSE

      Dans cette section, nous allons traiter de la problématique de l'accès aux cours d'eau:

      • des conditions historiques qui limitent l'accès aux cours d'eau;
      • un contexte actuel favorable;
      • les impacts appréhendés.
      • 6.2.1. Des conditions historiques qui limitent l'accès aux cours d'eau

        L'accès à l'eau est limité parce que les colons européens utilisaient les cours d'eau comme voie de transport principal (Portrait, section 4.2.1.1). Ainsi, il était nécessaire aux habitations d'avoir accès à un cours d'eau pour se déplacer vers les voisins et vers les villages. Les habitations se sont d'abord construites sur le bord de l'eau, faisant des rives des terres privées. Au fil des ans, les bords de l'eau se sont peuplés davantage, la valeur des maisons riveraines, avec vue sur le cours d'eau, a augmenté (Leclerc, M. et al., 2006 ; Le Droit, 2010).

      • 6.2.2. Un contexte actuel favorable

        Actuellement, le bassin versant de la rivière Châteauguay accueille trois services de location d'embarcations nautiques, à Huntingdon, à Sainte-Martine et à Châteauguay (Portrait, section 2.7 et 4.2.2.4). Il n'existe aucun endroit recommandé pour la baignade dans le bassin versant vu la mauvaise qualité de l'eau (Portrait, sections 2.7, 4.2.1.2.1 et 4.2.2.4).

        La rivière Châteauguay est maintenant ciblée comme axe de développement touristique par Tourisme Suroît, la CRÉVHSL et le PALÉE du CLD du Haut-Saint-Laurent (Portrait, section 2.7 et 4.2.2.4). Pour faire de la rivière un corridor touristique, on doit la rendre accessible. L'avantage de rendre la rivière accessible est de redonner un sentiment d'appartenance de la rivière à un public plus large que les uniques riverains. Comme l'indique la théorie du marketing social (Gaulin, H., 2007, communication personnelle), cela motiverait la mise en œuvre de certaines actions dans le cadre du plan directeur de l'eau, entre autres celles visant l'amélioration de la qualité de l'eau de surface.

        L'accès à la rivière doit également se préoccuper de la quantité d'eau disponible dans le cours d'eau en période d'étiage estival, moment où les activités sont principalement pratiquées. Il existe plusieurs stations de mesure de débit (Portrait, section 1.8.1.2.2.2) et 14 stations de jaugeage qui permettent de suivre le niveau de l'eau dans la rivière Châteauguay (Portrait, section 1.8.1.2.2.1).

      • 6.2.3. Impacts appréhendés

        Un des impacts prévu des changements climatiques est la baisse des niveaux d'eau. Cela pourrait avoir des effets sur les activités nautiques, surtout dans les secteurs où le niveau de l'eau est déjà bas, soit dans la section en aval du barrage de Sainte-Martine jusqu'à Châteauguay et de la frontière de l'état de New-York jusqu'à Huntingdon, un peu en amont du barrage (Portrait, section 1.7.3).

    • 6.3. ÉTAT DES CONNAISSANCES

      Les données concernant les accès publics à la rivière sont probablement les plus simples à obtenir du portrait du bassin versant. La SCABRIC a développé un réseau d'accès publics entre Powerscourt près de la frontière avec l'état de New-York et Howick (Portrait, section 2.7 et 4.2.2.4). La municipalité de Sainte-Martine a son quai public dans le parc municipal et entretien une patinoire et des glissades hivernales sur la rivière (Portrait, section 2.7). D'autre part, chaque municipalité possède des parcs, dont certains sont riverains (Portrait, section 2.7.1). Les projets de développement d'un réseau d'accès publics à la rivière découlent des activités de la SCABRIC en collaboration avec plusieurs partenaires (Portrait, section 2.7).

    • 6.4. PRIORITÉ PERÇUES DE LA PROBLÉMATIQUE ET BESOINS DES ACTEURS

      L'accessibilité aux cours d'eau n'est pas ressortie directement comme l'une des principales problématiques lors des consultations et des présentations publiques. Toutefois, il découle directement du désir de retrouver l'usage de la baignade dans la rivière Châteauguay. De plus, en permettant aux gens de découvrir la rivière, il peut être une motivation à améliorer la qualité de l'eau de surface.

    • 6.5. CONSTATS

      Pour redonner l'accès aux cours d'eau, il suffit de poursuivre le réseau d'accès publics afin de compléter le réseau de Sainte-Martine à Châteauguay (figure 24, p. 66), tout en maintenant le réseau déjà existant entre Sainte-Martine et la frontière des États-Unis sur l'axe de la rivière Châteauguay (Portrait, section 2.7). On devra également s'assurer de respecter le débit réservé écologique (Portrait, section 1.8.1.2.2.3) minimum, ce qui permettra également de maintenir ces activités récréotouristiques.

      • 6.5.1. Identification de secteurs prioritaires pour le maintien de la biodiversité

        Le seul secteur qui ne possède pas déjà un réseau d'accès public à l'eau de surface est situé entre le barrage de Sainte-Martine et l'embouchure de la rivière à l'Île Saint-Bernard à Châteauguay, soit le secteur du bassin versant qui est le plus densément peuplé (Portrait, section 1.4). Ce secteur comporte 5 parcs riverains et une quinzaine de propriétés privées qui pourraient accueillir des accès publics (Diagnostic figure 24, p. 66 et Portrait, section 2.7.1).

        Figure 24 Réseau d'accès potentiels à la rivière Châteauguay pour la section de Sainte-Martine à Châteauguay (Rutherford, A. et S. Ben Charfeddine, 2006)

        Figure 24

      • 6.5.2. Acquisition de connaissance, diffusion et vulgarisation

        L'acquisition de connaissances concernant l'accès aux cours d'eau demande relativement peu d'effort. Il requiert simplement de garder le contact avec les intervenants qui mettent en œuvre les réseaux d'accès publics et demande le maintien des stations de jaugeage et de débit par le MDDEP (Portrait, sections 1.8.1.2.2 et 2.7), à condition qu'on améliore sa qualité (Diagnostic, sections 2.1 et 2.2).

        Les efforts de diffusion de l'information, réalisés jusqu'à présent, sont importants. La carte du bassin versant de la rivière Châteauguay, produite par la SCABRIC en 2001, (Portrait, section 1.1) identifie les accès publics à la rivière. Le site Internet du MDDEP (Portrait, section 1.8.1.2.2.2) présente les graphiques de suivi, dans un pas de temps court, des débits de la rivière Châteauguay et de la rivière des Anglais en trois endroits. Le site Internet d'HydroMétéo effectue le suivi pour la ville de Châteauguay (Portrait, section 1.8.1.2.2.2). De plus, les données des stations de jaugeage du MDDEP sont disponibles sur demande (Portrait, sections 1.8.1.2.2.1). Ces données précises s'adressent principalement à un public cible restreint. Ces données pourraient être vulgarisé davantage, mais ces plateformes permettent de rendre accessible l'information efficacement lorsqu'on est en mesure de les interpréter. L'important est de continuer à les maintenir à jour.

      • 6.5.3. Intégration aux outils de planification du territoire par les élus et les gestionnaires

        L'accès aux cours d'eau par le développement d'un réseau d'accès publics fait déjà partie des outils de développement touristique du territoire (Portrait, section 2.7 et 4.2.2.4). Il suffit maintenant d'en poursuivre la mise en œuvre.

  • 7. INONDATIONS

    Dans cette section, nous traiterons de la problématique des inondations :

    • sa définition;
    • son analyse;
    • l'état des connaissances
    • La priorité perçue de la problématique et besoins des acteurs; et
    • les constats.
    • 7.1. UNE DÉFINITION

      Une inondation est le débordement d'un cours d'eau, le plus souvent en crue, sur les terrains avoisinants. Les inondations deviennent préoccupantes lorsqu'elles causent des dégâts aux ouvrages construits par les humains (immeubles, champs, routes, ponts, etc.).

      À titre d'exemple, la ville de Châteauguay a une longue histoire en lien avec les inondations. Des textes historiques confirment que plusieurs ponts en été emportés par les glaces, dont au moins quatre (4) en 1843, 1863, 1867 et 1886. Le pont Arthur-Laberge actuel a été construit en 1959 et est le 8e pont à cet endroit (Portrait, section 1.8.1.2).

    • 7.2. ANALYSE

      Dans cette section, nous allons traiter de la problématique des inondations :

      • des conditions intrinsèques qui influencent les inondations dans le bassin versant;
      • les inondations étant prévisibles, de nombreuses méthodes de surveillance, de prévention et d'intervention sont mises en oeuvre;
      • les impacts appréhendés.
      • 7.2.1. Des conditions historiques qui limitent l'accès aux cours d'eau

        Dans le bassin versant de la rivière Châteauguay, les inondations par embâcles sont favorisées par plusieurs facteurs caractéristiques du bassin versant. D'une part, son orientation sud-nord, qui entraîne le dégel printanier en amont avant que l'aval ne soit libéré de ses glaces (Portrait, sections 1.2 et 1.8.1.2.1). D'autre part, la variation moyenne des niveaux d'eau à l'intérieur d'une année est très importante (Portrait, section 1.8.1.2.1).

      • 7.2.2. Un contexte actuel favorable

        Dans le bassin versant de la rivière Châteauguay, plusieurs villes sont reconnues à risque d'inondations récurrentes (Portrait, section 1.8.1.2). Une étude a été réalisée pour la Ville de Châteauguay afin de trouver des solutions pour réduire les risques d'inondations (Portrait, section 1.8.1.2). Cette étude explique que les embâcles sont les principales causes d'inondations de la ville et que les conséquences sont l'inondation de plusieurs résidences, commerces et institutions construites dans la plaine inondable, découlant de la colonisation par les européens et de l'étalement urbain (Portrait, section 1.8.1.2.1, 4.2.1.1 et 4.2.3.1).

        La plupart des ouvrages d'origine anthropiques contribuent à l'augmentation des probabilités d'inondation (Portrait, section 4.2.2.5). L'accroissement et le redressement du réseau de cours d'eau accélèrent la vitesse de l'eau qui quitte plus rapidement le bassin versant (Portrait, section 1.1.3). La construction de barrages et de ponts coincent les glaces lors de la débâcle, facilitant la création d'embâcles qui inondent les terres en amont (Portrait, section 1.1.3 et 4.2.2.5.1).

        Par exemple, pour limiter les dégâts, la Ville de Châteauguay investit annuellement des milliers de dollars afin de surveiller les niveaux et de briser les glaces avant la création d'embâcles (Portrait, section 1.8.1.2).

      • 7.2.3. Impacts appréhendés

        À ces effets actuels, on doit ajouter la « tendance aggravante des changements climatiques. L'analyse de l'évolution du climat et les prévisions à long terme permettent d'entrevoir une aggravation des conditions génératrices d'embâcles hivernaux dans le sud-ouest du Québec, et possiblement aussi des crues extrêmes, printanières ou estivales. » (Portrait, sections 1.7.3 et 1.8.1.2).

        Les municipalités concernées, ont pris les devant en intégrant un système de suivi, de prévention et d'intervention en cas d'inondations (Portrait, section 1.8.1.2.2).

    • 7.3. ÉTAT DES CONNAISSANCES

      Les inondations à Châteauguay ont fait l'objet d'une étude très exhaustive (Portrait, section 1.8.1.2), afin de mettre en lumière les causes des inondations, les risques associés et les coûts de divers scénarios afin de trouver une solution intégrée.

      Les débits et les niveaux d'eau sont suivis par le MDDEP et HydroMétéo (Portrait, section 1.8.1.2.2).

      Les données existantes dans les schémas d'aménagement des MRC identifient des zones inondables (Portrait, section 1.8.1.3). Cependant, les délimitations proposées sont parfois loin de la réalité (par exemple dans la MRC des Jardins-de-Napierville où il n'existe aucune délimitation des zones inondables) et il est essentiel de préciser les délimitations des zones inondables avec des données rigoureuses.

    • 7.4. PRIORITÉ PERÇUES DE LA PROBLÉMATIQUE ET BESOINS DES ACTEURS

      Les inondations faisant partie du rythme de vie dans le bassin versant de la rivière Châteauguay et les intervenants faisant tout ce qui est en leur pouvoir pour limiter les dégâts, cette problématique n'a pas été retenue comme prioritaire lors des consultations publiques.

    • 7.5. CONSTATS

      Les niveaux d'eau ont avantage à être suivies afin d'éviter au maximum les dégâts causés par les inondations récurrentes dans le bassin versant de la rivière Châteauguay (Portrait, section 1.8.1.2), ce que plusieurs municipalités font déjà, ce qui est décrit dans leur plan de mesures d'urgence (Portrait, section 4.2.2.1.6). Les municipalités qui n'ont pas de plan de mesures d'urgence auraient avantage à s'en doter d'un intégrant la prévention des inondations à l'aide d'un système de suivi en temps réel. L'ensemble des plans aura avantage à intégrer la probabilité d'aggravation des conditions génératrices d'embâcles découlant des changements climatiques (Leclerc, M. et al., 2006).

      D'autre part, il existe un besoin de données précises dans la délimitation des zones inondables à une échelle fine pour l'application sur le terrain. Il existe plusieurs freins à l'obtention d'une telle cartographie de haute précision.

      Figure 25 Zones inondables dans le bassin versant de la rivière Châteauguay (Sarr, J. B. et Sullivan, A., 2010i)

      Figure 25

      • 7.5.1. Identification de secteurs prioritaires pour les inondations

        Les zones inondables du bassin versant sont connues pour trois (3) des quatre (4) MRC du territoire (Portrait, section 1.8.1.3). Des versions plus précises des zones d'inondation existent pour ces territoires, mais en format papier seulement (Portrait, section 1.8.1.2). Avec la carte (figure 25, p. 70) délimitant les zones inondables (Portrait, section 1.8.1.2) superposées à l'utilisation du territoire (Portrait, section 2), ce qu'on illustre sont les secteurs où les inondations nuisent à l'usage fait du territoire. Ainsi, les zones inondables qui sont utilisées par les milieux humides ou les secteurs forestiers sont ceux qu'il faut préserver ainsi. Par contre, lorsque les zones inondables se situent en terres agricoles et en milieu urbain ou résidentiel, on s'attend à des dégâts. Il faudrait donc travailler à réduire le risque de dégâts causés par les inondations.

        Tableau 15 Municipalités désignées à risque d'inondations graves et récurrentes dans le bassin versant de la rivière Châteauguay
        (Environnement Canada, 2009)

        Tableau 15

      • 7.5.2. Acquisition de connaissance, diffusion et vulgarisation

        Les suivis des niveaux d'eau et des inondations sont nécessaires pour les actions de prévention et d'intervention (Portrait, section 1.8.1.2.2). La plupart des municipalités concernées ont intégré dans leurs plans de mesures d'urgence les considérations pour les inondations (Portrait, section 4.2.2.1.6). Ces plans de mesures d'urgence devraient intégrer la probabilité d'aggravation des conditions génératrices d'embâcles découlant des changements climatiques (Leclerc, M. et al., 2006).

        Les efforts de diffusion de l'information réalisés jusqu'à présent sont importants, avec le site Internet du MDDEP qui présente les graphiques de suivi, dans un pas de temps court, des débits de la rivière Châteauguay et de la rivière des Anglais en trois endroits, en plus du site Internet d'HydroMétéo qui effectue le suivi pour la ville de Châteauguay (Portrait, section 1.8.1.2.2). De plus, les données des stations de jaugeage du MDDEP sont disponibles sur demande (Portrait, section 1.8.1.2.2). Ces données précises s'adressent principalement à un public cible restreint, qui pourrait peut-être être vulgarisé davantage, mais ces plateformes permettent de rendre accessible l'information efficacement lorsqu'on est en mesure de les interpréter. L'important est de continuer à les maintenir à jour.

        Une lacune importante identifiée pour la réduction des dégâts associés aux inondations est l'absence de délimitations précises disponibles aux municipalités et aux MRC. Même si les données de réclamations pour inondations existent, ces données ne sont pas disponibles aux planificateurs du territoire. Dans d'autres situations, les délimitations existantes pour les zones inondables sont réalisées à une échelle tellement grande qui rend impossible leur application sur le terrain. Il est donc essentiel de préciser les délimitations des zones inondables avec des données rigoureuses qui devront être obtenues à la fois en facilitant l'intégration des données existantes (indemnisation pour les inondations déclarées) et en effectuant une démarche avec des outils géomatiques plus précis et des données provenant du terrain (utilisation d'outils tels le LIDAR, rencontre avec les responsables des travaux publics dans les municipalités, etc.).

      • 7.5.3. Intégration aux outils de planification du territoire par les élus et les gestionnaires

        Les inondations font déjà partie des plans de mesures d'urgence des municipalités concernées (Portrait, section 4.2.2.1.6). Dans ce cas, il suffit de poursuivre leur mise en œuvre. Entre autres, la Ville de Châteauguay aurait avantage à utiliser les résultats de l'étude réalisée par l'INRS-ETE (Portrait, section 1.8.1.2). Toutefois les municipalités qui n'ont pas de plan de mesures d'urgence auraient avantage à en créer un à leur mesure en y incluant les systèmes de surveillance, de prévention et d'intervention pour les inondations.

        Pour intégrer les zones inondables aux outils de planification du territoire, un besoin pour une information plus précise devra être comblé à l'aide d'une série de moyens associant l'acquisition de nouvelles données et l'intégration de données existantes.

  • 8. TABLEAUX SYNTHÈSE PAR CATÉGORIE

    La section 8 présente, sous forme de tableaux, la synthèse des éléments importants présentés dans les sections précédentes.

    • 8.1. TABLEAUX SYNTHÈSE PAR CATÉGORIE

      Tableau 16 – Constats ressortant du diagnostic du bassin versant de la rivière Châteauguay pour chacune des problématiques identifiées

      Tableau 16 1

      Tableau 16 – Constats ressortant du diagnostic du bassin versant de la rivière Châteauguay pour chacune des problématiques identifiées (suite)

      Tableau 16 2

      Tableau 16 – Constats ressortant du diagnostic du bassin versant de la rivière Châteauguay pour chacune des problématiques identifiées (suite)

       Tableau 16 3

       

      Tableau 17 – Érosion et sédimentation

       Tableau 17 1

      Tableau 17 – Érosion et sédimentation (suite et fin)

       Tableau 17 2

      Tableau 18 – Pollution agricole (Qualité de l'eau de surface)

      Tableau 18 1 

      Tableau 18 – Pollution agricole (Qualité de l'eau de surface) (suite)

       Tableau 18 2

      Tableau 18 – Pollution agricole (Qualité de l'eau de surface) (suite)

       Tableau 18 3

      Tableau 18 – Pollution agricole (Qualité de l'eau de surface) (suite et fin)

       Tableau 18 4

      Tableau 19 – Pollution urbaine et résidentielle (Qualité de l'eau de surface) - traitement des eaux usées

       Tableau 19 1

      Tableau 19 – Pollution urbaine et résidentielle (Qualité de l'eau de surface) – traitement des eaux usées (suite)

      Tableau 19 2 

      Tableau 19 – Pollution urbaine et résidentielle (Qualité de l'eau de surface) – traitement des eaux usées (suite)

      Tableau 19 3 

      Tableau 19 – Pollution urbaine et résidentielle (Qualité de l'eau de surface) – traitement des eaux usées (suite et fin)

       Tableau 19 4

      Tableau 20 – Pollution urbaine et résidentielle (Qualité de l'eau de surface) - industries polluantes et contamination

       Tableau 20 1

      Tableau 20 – Pollution urbaine et résidentielle (Qualité de l'eau de surface) – industries polluantes et contamination (suite)

       Tableau 20 2

      Tableau 20 – Pollution urbaine et résidentielle (Qualité de l'eau de surface) – industries polluantes et contamination (suite)

       Tableau 20 3

      Tableau 20 – Pollution urbaine et résidentielle (Qualité de l'eau de surface) – industries polluantes et contamination (suite et fin)

       Tableau 20 4

      Tableau 21 – Vulnérabilité de l'eau souterraine à la contamination

       Tableau 21 1

      Tableau 21 – Vulnérabilité de l'eau souterraine à la contamination (suite)

       Tableau 21 2

      Tableau 21 – Vulnérabilité de l'eau souterraine à la contamination (suite et fin)

       Tableau 21 3

      Tableau 22 – Disponibilité de l'eau souterraine

       Tableau 22 1

      Tableau 22 – Disponibilité de l'eau souterraine (suite et fin)
      Tableau 22 2

      Tableau 23 – Déclin de la biodiversité

       Tableau 23 1

      Tableau 23 – Déclin de la biodiversité (suite)

       Tableau 23 2

      Tableau 23 – Déclin de la biodiversité (suite)

       Tableau 23 3

      Tableau 23 – Déclin de la biodiversité (suite et fin)

       Tableau 23 4

      Tableau 24 – Accès aux cours d'eau

      Tableau 24 1 

      Tableau 24 – Accès aux cours d'eau (suite et fin)

       Tableau 24 2

      Tableau 25 – Inondations

       Tableau 25 1

      Tableau 25 – Inondations (suite et fin)

       Tableau 25 2

    • 8.2. TABLEAUX SYNTHÈSE PAR MRC

      Tableau 26 Secteurs prioritaires des MRC du bassin versant de la rivière Châteauguay pour chacune des problématiques identifiées

      Tableau 26 1

      Tableau 26 : Secteurs prioritaires des MRC du bassin versant de la rivière Châteauguay pour chacune des problématiques identifiées (suite et fin)

      Tableau 26 2

      Tableau 27 Secteurs prioritaires de la MRC de Beauharnois-Salaberry pour chacune des problématiques identifiées dans le bassin versant de la rivière Châteauguay

      Tableau 27

      Tableau 28 Secteurs prioritaires de la MRC du Haut-Saint-Laurent pour chacune des problématiques identifiées dans le bassin versant de la rivière Châteauguay

      Tableau 28

      Tableau 29 Secteurs prioritaires de la MRC des Jardins-de-Napierville pour chacune des problématiques identifiées dans le bassin versant de la rivière Châteauguay

      Tableau 29

      Tableau 30 Secteurs prioritaires de la MRC de Roussillon pour chacune des problématiques identifiées dans le bassin versant de la rivière Châteauguay

      Tableau 30

    • 8.3. ÉTAT DES CONNAISSANCES

      Tableau 31 Secteurs prioritaires des municipalités du bassin versant de la rivière Châteauguay pour chacune des problématiques identifiées

      Tableau 31

      Tableau 31 : Secteurs prioritaires des municipalités du bassin versant de la rivière Châteauguay pour chacune des problématiques identifiées (suite et fin)

      Tableau 31 1

  • CONCLUSION

    Le présent diagnostic, à l'aide des tableaux synthèse de la section 8, met en lumière de nombreux éléments à améliorer afin de répondre aux exigences identifiées par les participants aux consultations publiques ainsi qu'aux rencontres du comité technique au sujet du bassin versant de la rivière Châteauguay.

    Le chemin à parcourir pour la mise en œuvre d'un plan d'action s'échelonnera sur de nombreuses années. Le plan d'action découlant du diagnostic du bassin versant est en construction continuelle. Cependant, les solutions vers lesquelles pointent les constats soulignés dans le présent diagnostic font appel à la mobilisation des acteurs du milieu et à la mise en œuvre de mécanismes relativement simples de participation citoyenne qui devront être soutenus dans le temps. Il s'agit de solutions communautaires de développement durable à l'échelle des bassins versants et basées sur l'engagement de milliers de citoyens, comme le décrit Maude Barlow en parlant de la préservation de l'eau (Barlow, M, 2009)

  • RÉFÉRENCES

    Dans cette section, vous trouverez les références citées, les communications personnelles citées ainsi que les sources des figures et tableaux créés par la SCABRIC.

    • Références citées

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      AUDET, G., BLACKBURN, F., SARR, J. B., SULLIVAN, A. ET LAPOINTE, M.-C., 2011b. Plan d'action du bassin versant de la rivière Châteauguay. SCABRIC, Sainte-Martine (Québec), 25 p. + 15 annexes.

      BARLOW, M., 2009. Vers un pacte de l'eau. Éditions Écosociété, Montréal, p. 176-179.

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      CLD ROUSSILLON, 2009. Bottin des entreprises, fichier électronique par secteur du 2009-09-24.

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      MRC BEAUHARNOIS-SALABERRY, 2000. Schéma d'aménagement révisé en vigueur. 233 p. (+ 4 annexes).

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      PEPIN, J.-F., 2009. Répartition des écosystèmes forestiers exceptionnels parmi les peuplements forestiers dans le bassin versant de la rivière Châteauguay et dans la Zone de gestion intégrée de l'eau de Châteauguay. Agence forestière de la Montérégie, Cowansville, Août 2009. Document électronique, 1 page.

      PRO FAUNE, 1998. Caractérisation des habitats aquatiques de la rivière Châteauguay – Phase 1 : Amont de Sainte-Martine. Pour l'Association de Chasse, pêche et plein-air Les Balbuzards, Mars 1998, 54 p. (+ 2 annexes).

      PRO FAUNE, 2000. Caractérisation des habitats aquatiques de la rivière Châteauguay – Phase 2 : Sainte-Martine à l'embouchure. Pour l'Association de Chasse, pêche et plein-air Les Balbuzards, Juin 2000, 48 p. (+ 2 annexes).

      PRO FAUNE, 2005. Caractérisation des habitats aquatiques de la rivière aux Outardes. Pour l'Association de Chasse, pêche et plein-air Les Balbuzards, Mars 2005, 42 p. (+ 3 annexes)

      RUTHERFORD, A., 2005. Well Inventory Study, SCABRIC, Sainte-Martine, Québec, 10 p. + 9 annexes.

      SCABRIC, 2005. Plan général d'intervention 2005-2015 – Résumé. SCABRIC : Sainte-Martine, Québec, 38 p. http://www.rivierechateauguay.qc.ca/scabric/readdossier.asp?fdossierid=59

      SIMONEAU, M., 2007. État de l'écosystème aquatique du bassin versant de la rivière Châteauguay : faits saillants 2001-2004, Québec, ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Direction du suivi de l'état de l'environnement, ISBN 978-2-550-50193-0 (PDF), 16 p.

      TECHNOREM, 2008a. Cartographie hydrogéologique régionale dans la zone de production maraîchère des bassins versants des rivières l'Acadie et de la Tortue – Montérégie. Rapport final pour le Syndicat des producteurs maraîchers de Saint-Jean-Valleyfield avec l'appui financier du Programme d'approvisionnement en eau Canada-Québec. Projet CDAQ #5073. Format PDF. 1009 p.

      TECHNOREM, 2008b. Cartographie hydrogéologique régionale dans la zone de production maraîchère des bassins versants des rivières Norton, Esturgeon, Saint-Pierre et de la Tortue – Montérégie. Rapport final pour le Syndicat des producteurs maraîchers de Saint-Jean-Valleyfield avec l'appui financier du Programme d'approvisionnement en eau Canada-Québec. Projet CDAQ #5074. Format PDF. 1006 p.

      TECHNOREM, 2008c. Cartographie hydrogéologique régionale dans la zone de production maraîchère des municipalités de Saint-Cyprien-de-Napierville, Hemmingford et Napierville – Montérégie. Rapport final pour le Syndicat des producteurs maraîchers de Saint-Jean-Valleyfield avec l'appui financier du Programme d'approvisionnement en eau Canada-Québec. Projet CDAQ #5202. Format PDF. 1003 p.

      TREMBLAY, J. J., 1997. Séminaire du 6 juin 1997 au sujet du comportement de l'eau souterraine. Notes prises par André Hébert ayant participé au séminaire du 6 juin 1997 à l'Université du Québec à Montréal.

      TREMBLAY, J. J., 1999. Analyse du projet de captage d'eau de source par la compagnie Les vergers Leahy, à Franklin. Avis technique de Joseph Jean Tremblay, ing. hydrogéologue pour la municipalité de Franklin.

      WIKIPÉDIA, 2010a, Érosion par le vent. http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89rosion

      WIKIPEDIA, 2010, Biodiversité, http://fr.wikipedia.org/wiki/Biodiversit%C3%A9

       

    • Communications personnelles citées

      DION J.P., 2008. État des bandes riveraines dans le bassin versant de la rivière Esturgeon. Rapport 5.3 sur les scénarios d'aménagement présenté à Agriculture et Agroalimentaire Canada, publication à venir. Communication personnelle.

      GAULIN, H., 2007. Mieux « vendre sa salade », Présentation au sujet du marketing social dans le cadre des Ateliers sur la conservation des milieux naturels, organisés par Nature-Québec, tenus à Montréal les 16 et 17 mars 2007. Communication personnelle.

      NASTEV, M., 2009a, Discussion avec un employé de la CGC au sujet de la manière de réduire les coûts pour les analyses de pesticides dans l'eau souterraine dans le cadre des rencontres du comité technique pour la création du plan directeur de l'eau de la SCABRIC. Communication personnelle.

      NASTEV, M., 2009b, Discussion avec un employé de la CGC au sujet des systèmes de suivi existants pour la qualité et la quantité d'eau souterraine à l'aide de puits témoins gérés par le MDDEP dans le cadre des rencontres du comité technique pour la création du plan directeur de l'eau de la SCABRIC. Communication personnelle.

      SIMONEAU, M., 2007, Pourcentage de phosphore apporté par les activités agricoles dans le bassin versant de la rivière Châteauguay d'après les données récoltées dans le cadre du Réseau-Rivières suivi par le MDDEP depuis 1979. Communication personnelle.

    • Source des figures et tableaux créés par la SCABRIC

      AUDET, G., 2009. Mise à jour d'un sondage réalisé en 2004 afin de déterminer le type de traitement et le lieu de rejet des eaux usées traitées et non traitées (surverses) des réseaux municipaux des municipalités du bassin versant de la rivière Châteauguay et compilation de données d'autres sources : Sarr, J. B. et Sullivan, A., 2010e ; MAPAQ, 2008 ; Besner, L., 2009 ; CLD Beauharnois-Salaberry, 2009 ; CLD Haut-Saint-Laurent, 2009 ; CLD Jardins-de-Napierville, 2009 ; CLD Roussillon, 2009. SCABRIC. Documents électroniques

      AUDET, G., 2010c. Compilation des données présentées aux figures 4 et 5 réalisées par Sarr, J. et Sullivan, A., 2010a et 2010b. SCABRIC. SCABRIC. Documents électroniques.

      AUDET, G., 2010d. Compilation des données présentées aux figures 6, 7, 8, 9 et 10 réalisées par Sarr, J. et Sullivan, A., 2010c, 2010d et 2010e ; Côté, M.-J., et al., 2006, p. 43 ; MENV, 2005. SCABRIC.

      AUDET, G., 2010e. Compilation des données du MAMROT de 2001 à 2009 : MAMROT, 2010 et de la SCABRIC : Audet, G., 2009 ; Sarr, J. B. et Sullivan, A., 2010e. SCABRIC. Documents électroniques.

      AUDET, G., 2010f. Compilation des données contenues dans les schémas d'aménagement et de développement des quatre (4) MRC du bassin versant de la rivière Châteauguay : MRC Beauharnois-Salaberry, 2000; MRC Jardins-de-Napierville, 2000; MRC Haut-Saint-Laurent, 2000 et MRC Roussillon, 2006. SCABRIC.

      AUDET, G., 2010g. Compilation des données présentées aux figures 14, 15, 16, 17, 18 et 19 provenant de Côté, M.-J., et al., 2006, p. 29, 32, 35, 51 et 53. SCABRIC.

      AUDET, G., 2010h. Compilation des données présentées aux pages 30, 48 et 50 de Côté, M.-J., et al., 2006. SCABRIC.

      AUDET, G., 2010i. Compilation des données présentées aux pages 32, 48 et 49 de Côté, M.-J., et al., 2006. SCABRIC.

      AUDET, G., 2010j. Compilation des données présentées aux figures 21, 22, 23 et 25, provenant de l'AFM : Pépin, J.-F., 2009 ; de la SCABRIC : Sarr, J. B. et Sullivan, A., 2010h et 2010i; et du MDDEP : Côté, M.-J., 2006, p. 15. SCABRIC.

      AUDET, G. ET LAPOINTE, M.-C., 2010. Sondage auprès des municipalités de la Zone de gestion intégrée de l'eau de Châteauguay au sujet des plans de mesure d'urgence. SCABRIC. Données non publiées.

      RUTHERFORD, A. ET BEN CHARFEDDINE, S., 2006. Réseau d'accès à la rivière Châteauguay. Documents produit dans le cadre d'un cours à l'Université du Québec à Montréal. 3 p.

      SARR, J. B. ET SULLIVAN, A., 2010a. Pentes de plus de 3 degrés dans le bassin versant de la rivière Châteauguay et types de sols selon les données extraites de GéoBase en mai 2010 http://www.geobase.ca/geobase/fr/data/cded/index.html;jsessionid=9A34F1DA34A3C047E6FE8090448F0F87 et selon les données pédologiques fourniers par le MAPAQ, SCABRIC, 1p.

      SARR, J. B. ET SULLIVAN, A., 2010b. Pentes de plus de 3 degrés dans le bassin versant de la rivière Châteauguay et l'occupation des sols selon les données extraites de GéoBase en mai 2010 http://www.geobase.ca/geobase/fr/data/cded/index.html;jsessionid=9A34F1DA34A3C047E6FE8090448F0F87 et selon les données d'occupation des sols fournies par le MRNF, SCABRIC, 1p.

      SARR, J. B. ET SULLIVAN, A., 2010c. Qualité de l'eau en surface et types de sols dans le bassin versant de la rivière Châteauguay et la Zone de gestion intégrée de l'eau de Châteauguay selon les données fournies par le MAPAQ, le MDDEP et la SCABRIC. SCABRIC, 1p.

      SARR, J. B. ET SULLIVAN, A., 2010d. Qualité de l'eau en surface et occupation des sols dans le bassin versant de la rivière Châteauguay et la Zone de gestion intégrée de l'eau de Châteauguay selon les données fournies par le MAPAQ, le MDDEP et la SCABRIC. SCABRIC, 1p.

      SARR, J. B. ET SULLIVAN, A., 2010e. Qualité de l'eau en surface dans les municipalités du bassin versant de la rivière Châteauguay et la Zone de gestion intégrée de l'eau de Châteauguay d'après les données de la SCABRIC et du MDDEP. SCABRIC, 1p.

      SARR, J. B. ET SULLIVAN, A. 2010f. Provenance de l'eau et traitement privé des eaux usées dans les municipalités partiellement ou totalement sans système de traitement municipal ainsi que la qualité de l'eau du bassin versant de la rivière Châteauguay d'après les données de la SCABRIC, du MDDEP et du MAMROT. SCABRIC, 1 p.

      SARR, J. B. ET SULLIVAN, A., 2010g. Épuration des eaux usées, accumulation des surverses et qualité de l'eau en surface dans les cours d'eau du bassin versant de la rivière Châteauguay et de la Zone de gestion intégrée de l'eau de Châteauguay d'après les données de la SCABRIC, du MDDEP et du MAMROT. SCABRIC, 1 p.

      SARR, J. B. ET SULLIVAN, A., 2010h. Zones de conservation et habitats fauniques identifiés par le MRNF dans le bassin versant de la rivière Châteauguay et de la Zone de gestion intégrée de l'eau de Châteauguay d'après les données de la SCABRIC, du MRNF, du Centre d'information sur l'environnement de Longueuil, de Conservation de la nature, de la Fondation de la faune du Québec et du MDDEP. SCABRIC, 1 p.

      SARR, J. B. ET SULLIVAN, A., 2010i. Zones d'inondation identifiées dans le bassin versant de la rivière Châteauguay et dans la Zone de gestion intégrée de l'eau de Châteauguay d'après les données de Côté, M.-J. et al., 2006 et les données de GéoMont, 2008. SCABRIC, 1 p.

      SULLIVAN, A. 2010a. Secteurs étudiés pour la qualité des bandes riveraines et les brise-vent dans la Zone de gestion intégrée de l'eau de Châteauguay. Tiré des études réalisées pour Les Balbuzards (ProFaune, 1998, 2000, 2005), et de celles réalisées dans le cadre du projet BSE (Dion, 2008), SCABRIC, 1 p.

      SULLIVAN, A., 2010b. Provenance de l'eau des systèmes municipaux de traitement de l'eau potable dans les municipalités du bassin versant de la rivière Châteauguay et de la Zone de gestion intégrée de l'eau de Châteauguay. SCABRIC, 1 p.

  • ABRÉVIATIONS

     

    °C

    Degré Celsius

    µm

    Micromètre = 0,000001 m

    AAC

    Agriculture et agroalimentaire Canada

    AARQ

    Atlas des amphibiens et reptiles du Québec

    ACCELERATES

    Assessing climate change effects on land use and ecosystems

    AFM

    Agence forestière de la Montérégie

    AQGO

    Association québécoise des groupes d’ornithologues

    ARRC

    Amis et riverains de la rivière Châteauguay

    ASSS

    Agence de la Santé et des Services sociaux

    BAPE

    Bureau d’audiences publiques sur l’environnement du Québec

    BDTQ

    Base de données informatiques de la topographique au Québec

    BPC

    Biphényles polychlorés ou polychlorobiphényles, une molécule hautement toxique

    BPR

    Groupe d’ingénieurs québécois

    BSE

    Biens et services écologiques

    CAB

    Centres d’action bénévole

    Can. J. For. Res.

    Canadian Journal of Forestry Resources

    CCAE

    Clubs-conseils en agroenvironnement

    CDAQ

    Conseil pour le développement de l’agriculture du Québec

    CDC

    Corporation de développement communautaire

    CD-Rom

    Compact Disc - Read Only Memory

    CDPNQ

    Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec

    CEHQ

    Centre d’expertise hydrique du Québec

    CEMRS

    Centre d’excellence de Montréal en réhabilitation des sites

    CEROM

    Centre de recherche sur les grains

    CF

    Coliformes fécaux

    CGC

    Commission géologique du Canada

    Chla

    Chlorophylle a et phéophytines

    CIEL

    Centre d’intendance écologique Latreille

    CLD

    Centre local de développement

    CLE

    Centre local d’emploi

    CLSC

    Centre local de services communautaires

    CMCC

    Conseil montérégien de la culture et des communications

    CMI

    Commission mixte internationale

    CMM

    Communauté métropolitaine de Montréal

    CO2

    Dioxyde de carbone

    COD

    Carbone organique dissous

    COGIRMA

    Comité sur la gestion intégrée des ressources en milieu agricole

    COSEPAC

    Comité sur la situation des espèces en péril au Canada

    CRAAQ

    Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec

    CRÉ

    Conférence régionale des élus

    CRÉVHSL

    Conférence régionale des élus de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent

    CRRC

    Comité de réhabilitation de la rivière Châteauguay

    CRRNT

    Commission régionale sur les Ressources naturelles et le Territoire

    CRSNG

    Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

    CSST

    Commission sur la Santé et la Sécurité au Travail

    CT

    Coliformes totaux

    CVER-SO

    Comité de vigilance de l’esker régional du sud-ouest

    DDT

    Dichlorodiphényltrichloroéthane, un pesticide de synthèse hautement toxique

    DH

    Domaine hydrique

    DRASTIC

    D (Depth to water) la profondeur de l’eau

    R (Net recharge) la recharge annuelle

    A (Aquifer media) le milieu aquifère

    S (Soil media) le type de sol

    T (Topography) la topographie

    I  (Impact of the vadose Zone media) l’impact de la zone non saturée

    C (Hydraulic conductivity) la conductivité hydraulique

    DVD

    Digital Video Disc

    Éd.

    Éditeur ou Édition

    EFE

    Écosystème forestier exceptionnel

    EITU

    Effet d’îlot thermique urbain

    EPA

    Environmental Protection Agency

    ÉPOQ

    Étude des populations d’oiseaux du Québec

    FAPAQ

    Société de la faune et des parcs du Québec

    FCM

    Fédération canadienne des municipalités

    FDA

    Food and Drugs Administration

    FFQ

    Fondation de la faune du Québec

    G3E

    Groupe d’éducation et d’écosurveillance de l’eau

    GéoMont

    Agence géomatique montérégienne

    GIEBV

    Gestion intégrée de l’eau par bassin versant

    GIEC

    Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

    H2O

    Formule chimique de l’eau

    HAP

    Hydrocarbures aromatiques polycycliques

    HSB

    Héritage Saint-Bernard

    ICU

    Institut canadien des urbanistes

    INRS

    Institut national de recherche scientifique

    INRS - ETE

    Institut national de recherche scientifique – Eau, Terre et Environnement

    INSPQ

    Institut national de santé publique du Québec

    IQBP

    Indice de qualité bactériologique et physicochimique de l’eau

    IRBV

    Institut de recherche en biologie végétal

    IRDA

    Institut de recherche et de développement en agroenvironnement

    ISBN

    International Standard Book Number

    ISQ

    Institut de la statistique du Québec

    ISSN

    International Standard Serial Number

    ITA

    Institut des technologies agricoles

    J. Veg. Sci.

    Journal of Vegetation Science

    km

    Kilomètre

    LEP

    Loi sur les espèces en péril du Canada

    LRQ

    Lois refondues du Québec

    m3

    Mètre cube

    m3/ha/an

    Mètres cubes par hectar par année

    m3/s

    Mètres cubes par secondes

    MAMROT

    Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du Territoire du Québec

    MAPAQ

    Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec

    MCCC

    Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec

    MCCCF

    Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec

    MDDEP

    Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec

    MELS

    Ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport du Québec

    MENV

    Ministère de l’Environnement du Québec

    MES

    Matières en suspension

    MPO

    Ministère des Pêches et Océans Canada

    MRC

    Municipalité régionale de comté

    MRCC

    Modèle régional canadien du climat

    MRF

    Matières résiduelles fertilisantes

    MRN

    Ministère des Ressources naturelles du Québec

    MRNF

    Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec

    MSP

    Ministère de la Sécurité Publique du Québec

    MSSS

    Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec

    MTQ

    Transports Québec

    NH4

    Azote ammoniacal

    NOx

    Nitrates et nitrites

    NWWA

    National Water Well Association

    NY

    New York

    NYDAM

    New-York Department of Agriculture and Markets

    NYDEC

    New York State Department of Environmental Conservation

    NYSDEC

    New York State Department of Environmental Conservation

    O3

    Ozone troposphérique (élément du smog)

    OMS

    Organisation mondiale de la Santé

    OTAN

    Organisation du Traité de l’Atlantique Nord

    Ouranos

    Consortium sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques

    PAF

    Plan d’aménagement forestier

    PDE

    Plan directeur de l’eau

    PDF

    Portable digital format

    PIB

    Produit intérieur brut

    PM2,5

    Particule dont la taille est inférieure à 2,5 µm

    PPMV

    Plan de protection et de mise en valeur pour assurer l’aménagement durable des forêts privées en Montérégie

    PRDIRT

    Plan régional directeur des ressources naturelles et du territoire de la CRÉ

    Projet PAC

    Projet de plan d’action concerté d’un bassin versant en milieu agricole

    Ptot

    Phosphore total

    Q-2, r.

    Numéro de chapitre d’un règlement du RRQ

    QC

    Québec

    Qr = ek x Sa

    Qr (débit réservé en m3/s)

    e (2.71828)

    k (ordonnée à l’origine du type de débit réservé

    S (superficie du bassin versant en km2

    a (coefficient de régression partielle rattaché à la superficie du bassin versant

    RCI environnement

    Entreprise de gestion des matières résiduelles au Québec

    RCIB

    Réseau canadien d’information sur la biodiversité

    REA

    Règlements sur les exploitations agricoles

    RRQ

    Règlements refondus du Québec

    SAD

    Schéma d’aménagement et de développement

    SADC

    Société d’aide au Développement des collectivités

    SCABRIC

    Société de conservation et d’aménagement du bassin de la rivière Châteauguay

    SGGE

    Système géomatique pour la gouvernance de l’eau du MDDEP

    SHNVSL

    Société d’histoire naturelle de la Vallée du Saint-Laurent

    SOMAE

    Suivi des ouvrages municipaux d’assainissement des eaux

    SPH

    Syndrome pulmonaire à hantavirus

    SRES A1b

    Scénario de changements climatiques

    SRES A2

    Scénario de changements climatiques

    SRES B1

    Scénario de changements climatiques

    SUNY

    State University of New York

    T

    Turbidité

    Technorem

    Consultant en hydrogéologie

    UA

    Unités animales

    UPA

    Union des producteurs agricoles

    UQAM

    Université du Québec à Montréal

    URB

    Urbanisme

    USA

    United States of America (États-Unis d’Amérique)

    USDA

    United States Department of Agriculture

    USEPA

    United States Environment Protection Agency

    USGL/GLU

    Union Saint-Laurent-Grands-Lacs (Great Lakes United)

    USGS

    United States Geological Survey

    UTES

    Usine de traitements de l’eau souterraine qui sert à contenir l’eau souterraine contaminée à Mercier

    UV

    Rayons ultraviolets

    Vol.

    Volume

    Waste Management

    Entreprise de gestion des matières résiduelles au Québec

    ZIP

    Zone d’Intervention Prioritaire, responsable de la gestion d’une section du Fleuve Saint-Laurent

  • ANNEXE 1 - Cartes heuristiques du diagnostic du bassin versant de la rivière Châteauguay

     

    Heuristique 1

     

     

     

    heuristique 2

     

     

    heuristique 3