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Société de conservation et d'aménagement des bassins versants de la Zone Châteauguay

2. DESCRIPTION DES ACTIVITÉS HUMAINES ET UTILISATIONS DU TERRITOIRE

Dans cette section, vous trouverez une description des activités humaines ainsi que des utilisations du territoire.

Sous-catégories

  • OCCUPATION DU SOL

    Nous regarderons l'occupation du sol pour l'ensemble du bassin versant ainsi que pour la portion québécoise.

    • Pour l’ensemble du bassin versant
      Le bassin versant de la rivière Châteauguay est dominé par la forêt et l'agriculture qui occupent respectivement 38 % et 34 % du territoire. La forêt est principalement concentrée dans la portion amont du bassin versant située du côté américain, tandis que l'agriculture est localisée principalement dans la portion aval du bassin versant, soit en territoire québécois. Le milieu urbain et les sols à nu ainsi que l'eau occupent tous deux environ 9 % du bassin versant. Suivent les coupes et régénération avec 7 %, réparties principalement en territoire américain. Enfin, les tourbières et les marais occupent seulement 2 %.
    • Pour la portion québécoise

      La portion québécoise du bassin versant est dominée par l'agriculture qui occupe environ 59 % du territoire. Les productions végétales sont des cultures intensives comme le maïs, le soya et les cultures maraîchères. La forêt occupe pour sa part 32 % répartie en îlots de plus ou moins grande importance. Enfin, les tourbières et marais ainsi que le milieu urbain et les sols à nu occupent tous deux environ 3 % de la portion québécoise du bassin versant. Les coupes et la régénération ainsi que l'eau occupent une faible superficie avec chacune 1 % du territoire.

      Tableau 18: Occupation du sol dans le bassin versant de la rivière Châteauguay (Côté, M.-J., et al., 2006, p. 3)

      Tableau 18

      Figure 51 Occupation du sol dans le bassin versant de la rivière Châteauguay (Côté, M.-J., et al., 2006, p. 3)

      Figure 51 modif

       

  • GRANDES AFFECTATIONS DU TERRITOIRE
    Le bassin versant de la rivière Châteauguay étant un territoire à vocation principalement agricole, nous regarderons les grandes affectations de ce territoire.
    • Le bassin versant de la rivière Châteauguay, un territoire à vocation agricole

      La carte des grandes affectations du territoire nous indique que 95% du territoire du bassin versant de la rivière Châteauguay est consacré aux affectations agricole et agroforestière et 3% à l'affectation urbaine. Le reste du territoire (2%) est réparti presque également entre les autres affectations.

      Encadré 11

      Tableau 19 Répartition des affectations dans la partie québécoise du bassin versant de la rivière Châteauguay (Côté, M.-J., et al., 2006, p. 42)

      Tableau 19

    • Une activité agricole diversifiée…

      Les activités agricoles occupent une place importante sur ce territoire. De fait, la culture maraîchère domine à l'est, alors que l'élevage et les grandes cultures prévalent dans la vallée de la rivière Châteauguay. La pomiculture occupe également une partie importante du territoire le long de la frontière et les parcelles forestières, particulièrement propices aux feuillus, [sont éparpillées] dans tout le bassin versant.

       

    • …qui s’explique par le contexte physiographique

      La prédominance d'activités agricoles au nord et le caractère plus forestier en bordure de la frontière s'expliquent par le fait que le bassin versant de la rivière Châteauguay couvre deux régions naturelles : les basses-terres du Saint-Laurent au nord et les Adirondacks au sud. Le secteur des basses-terres du Saint-Laurent est caractérisé principalement par un relief de plaine sur lequel on trouve des dépôts d'argiles et de limons marins de la mer de Champlain, ce qui en fait un secteur favorable aux activités agricoles. Quant à la région des Adirondacks, sa topographie est constituée de collines, de monts, de plateaux et de grandes vallées. La majorité des reliefs est recouverte de dépôts glaciaires plus ou moins pierreux et de texture fine, tandis que les fonds de vallées sont souvent couverts par des sables et graviers. Bien qu'il soit possible de pratiquer l'agriculture sur les plateaux et les fonds de vallées des Adirondacks, les conditions demeurent davantage propices aux forêts mélangées à dominance feuillue.

      Encadré 12

    • Rôle des grandes affectations dans la protection des eaux souterraines

      En matière d'aménagement et d'urbanisme, une affectation est l'attribution à un territoire, ou à une partie de celui-ci, d'une vocation, d'une fonction ou d'une utilisation déterminée. Aussi, la détermination des grandes affectations dans le schéma d'aménagement et de développement constitue la première étape concrète dans l'exercice de planification et d'aménagement du territoire.

      Concernant la protection de l'eau souterraine, la détermination des grandes affectations est une étape importante puisqu'elle permet de concilier les utilisations du territoire et, par conséquent, de régir, limiter ou prohiber des usages et des activités pouvant avoir un impact négatif sur la qualité ou la quantité d'eau. À cet égard, deux possibilités s'offrent à la MRC pour protéger ses aquifères sensibles. La première consiste à déterminer une affectation qui limiterait ou interdirait certains usages ou activités susceptibles de porter atteinte à la qualité ou à la quantité de l'eau souterraine (par exemple : une affectation forestière par opposition à une affectation industrielle). Dans le cas où cette solution ne peut être appliquée, notamment pour les surfaces actuellement utilisées à des fins agricoles, il y a possibilité, pour une MRC, de déterminer des sous-affectations, notamment des sous-affectations agricoles, dans lesquelles certaines pratiques pourraient être prohibées ou régies (par exemple : le contingentement du nombre d'élevages porcins dans une sous-affectation correspondant à un territoire dont la nappe phréatique est vulnérable). À l'intérieur des sous-affectations présentant des aquifères sensibles, une MRC peut demander aux municipalités concernées d'utiliser leurs pouvoirs légaux. Pour les affectations agricoles, les pouvoirs des municipalités consistent notamment à contrôler l'abattage d'arbres, à faire du zonage de production ou encore à contingenter la production porcine. (Côté, M.-J., et al., 2006, p. 42)

      Figure 52 Les grandes affectations du bassin versant de la rivière Châteauguay. (Côté, M.-J., et al., 2006, p. 43)

      Figure 52

  • 2.1. SECTEUR MUNICIPAL

    Le milieu urbain couvre 3% du bassin versant de la rivière Châteauguay et abrite la plus grande partie de la population humaine du territoire.

    • 2.1.1. Villes et villages

      Le bassin versant de la rivière Châteauguay touche à 27 municipalités. La portion urbanisée est concentrée près de l'embouchure de la rivière Châteauguay à sa jonction avec le Fleuve Saint-Laurent, soit dans la partie nord du territoire. Ces villes font partie de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et font partie des deux premières couronnes d'étalement urbain de la métropole du Québec. En plus des deux municipalités densément peuplées, il existe quelques villes, plusieurs villages, en plus de nombreux hameaux et lieux-dits répartis aux intersections des routes plus importantes dans le territoire agricole.

      Dans les secteurs urbanisés du bassin versant, les réseaux d'aqueducs et les réseaux d'égouts pluviaux, qui drainent les routes et les fossés en bordure du dense réseau routier, sont présents partout, avec quelques exceptions mineures.

      Les recherches afin d'obtenir des données telles le pourcentage d'imperméabilité des sols des milieux urbains n'ont pas été entreprises. De même, l'identification des sites d'entreposage des neiges usées et de l'ensemble des lieux d'enfouissement sanitaires reste à compléter, malgré qu'une première ébauche identifie une partie de ces usages dans la figure 32, p. 101. Les plans de gestion des matières résiduelles (MRC Haut-Saint-Laurent, 2005; MRC Beauharnois-Salaberry, 2007; MRC Jardins-de-Napierville, 2005; MRC Roussillon, 2010) des MRC du bassin versant existants restent à analyser.

  • 2.2. SECTEUR COMMERCIAL

    Un recensement des entreprises du bassin versant de la rivière Châteauguay a été effectué à partir des répertoires existants créés par les CLD et autres acteurs du développement économique au niveau régional (Besner, L., 2009 ; CLD Beauharnois-Salaberry, 2009 ; CLD Haut-Saint-Laurent, 2009b ; CLD Jardins-de-Napierville, 2009a ; CLD Roussillon, 2009a). Les données présentées sont partielles, car aucun des organismes n'est en mesure de produire des documents à jour, étant donné la rapidité des changements dans le milieu des affaires, particulièrement dans le secteur tertiaire. Cependant, ce portrait, même partiel, donne une idée de la répartition des entreprises sur le territoire.

    Comme on peut s'y attendre, ce sont dans les municipalités et MRC urbanisées que l'on retrouve les plus grands nombres d'entreprises. La production primaire, essentiellement agricole, représenterait environ 3% du nombre d'entreprises. La plus grande concentration d'entreprises de production agricole se situe dans les Jardins-de-Napierville, ce qui correspond aux données fournies par le MAPAQ (MAPAQ, 2008a). Toutefois, il semble que les données au sujet des entreprises primaires sous-estiment grandement le nombre de producteurs agricoles, avec seulement 210 entreprises enregistrées sur les 1772 recensées par le MAPAQ (MAPAQ, 2008a). Cet ajustement du nombre d'entreprises agricoles fait augmenter à 20% la production primaire sur le territoire.

    D'après les répertoires consultés, le secteur secondaire est surtout occupé par des grossistes et des transformateurs de métal et de minerai, particulièrement concentrés dans la MRC de Roussillon. Les proportions d'entreprises tertiaires dans les MRC sont similaires. Les principales activités économiques de ce secteur sont l'alimentation, la construction et les services professionnels et aux entreprises. Les entreprises de tourisme et de loisir représentent 3% des entreprises mais présente un important potentiel de développement économique pour la région (Satellite Gestion Marketing et GPS Tourisme, 2006).

    Tableau 20 Entreprises des municipalités du bassin versant de la rivière Châteauguay

    Tableau 20

    * Les municipalités surlignées sont membres de la CMM

    Les chiffres du nombre d'entreprises dans le bassin versant (tableau 20) sont théoriques. Ils ont été calculés à partir du nombre total d'entreprises, par municipalité, multiplié par la superficie de chaque municipalité dans le bassin versant. (Besner, L., 2009 ; CLD Beauharnois-Salaberry, 2009 ; CLD Haut-Saint-Laurent, 2009b ; CLD Jardins-de-Napierville, 2009a ; CLD Roussillon, 2009a ; Côté, M.-J., et al., 2006)

    Tableau 21 Catégories d'entreprises des MRC du bassin versant de la rivière Châteauguay (Besner, L., 2009 ; CLD Beauharnois-Salaberry, 2009 ; CLD Haut-Saint-Laurent, 2009b ; CLD Jardins-de-Napierville, 2009a ; CLD Roussillon, 2009a)

    Tableau 21

  • 2.3. SECTEUR INDUSTRIEL

    Dans le but de connaître les entreprises et institutions polluantes du territoire d'après les dossiers d'évaluation du MDDEP, la SCABRIC aurait dû entreprendre un important travail de tri parmi la liste des quelques 7000 entreprises et un nombre indéterminé d'institutions dans les MRC du bassin versant afin de transmettre une liste réduite au MDDEP (en Montérégie) qui devra effectué une recherche par nom d'entreprise et déterminer s'il existe un dossier pour cette entreprise. Toutefois, en 2005, le MDDEP a fait parvenir à la SCABRIC une liste des industries polluantes retenues pour des interventions d'assainissement dans le bassin versant de la rivière Châteauguay (Tableaux 22 et 23) (MENV, 2005a). On apprend dans ce document que le MDDEP travaille avec 26 entreprises réparties dans 12 municipalités du territoire (Tableau 22). Parmi ces industries, 13 sont du secteur agroalimentaire, 4 dans la métallurgie, 3 dans la chimie, 3 dans le béton, la pierre, le verre ou l'argile, 2 dans le textile (mais sont maintenant fermées) et 1 dans l'industrie du bois (Tableau 23).

    Tableau 22 Municipalités où sont présentes des industries polluantes retenues pour des interventions d'assainissement dans le bassin versant de la rivière Châteauguay (MENV, 2005a)

    Tableau 22

    Tableau 23 Intervention d'assainissement des industries polluantes retenues dans le bassin versant de la rivière Châteauguay en 2005 (MENV, 2005a)

    Tableau 23

    Le MDDEP publie sur son site Internet le répertoire des dépôts de sols et de résidus industriels de même que le répertoire des terrains contaminés :

    http://www.menv.gouv.qc.ca/sol/residus_ind/recherche.asp

    et http://www.menv.gouv.qc.ca/sol/terrains/terrains-contamines/recherche.asp.

    On dénombre de cette façon 13 entreprises du bassin versant dont les terrains sont contaminés.

    Tableau 24 Terrains contaminés répertoriés par le MDDEP présents dans le bassin versant de la rivière Châteauguay en 2010 (MDDEP, 2010c).

    Tableau 24

    (1) Certains renseignements concernant ce terrain n'y apparaissent pas compte tenu qu'ils sont susceptibles d'être protégés en vertu de la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels. Si vous désirez obtenir la communication de ces renseignements pour ce terrain en particulier, vous devez en faire la demande au répondant régional en matière d'accès à l'information. Votre demande sera alors examinée et une décision sur l'accessibilité à ces renseignements sera rendue et vous sera communiquée dans les délais légaux.

    * Contaminant non listé dans la Politique de protection des sols et de réhabilitation des terrains contaminés.

     

  • 2.4. SECTEUR AGRICOLE

    Dans le bassin versant de la rivière Châteauguay, le bioclimat est de température modérée, les précipitations sont sub-humides et la saison de croissance est longue. Les précipitations annuelles moyennes varient de 918 mm/an à 1039 mm/an (Côté, M.-J., et al., 2006, p. 6). Sa situation géographique au sud du Québec et les conditions climatiques présentes implique que l'agriculture se pratique généralement d'avril à novembre, étant donné la neige présente au sol durant l'hiver. Cependant, les élevages et les serres, fonctionnent toute l'année.

    L'activité agricole y est prépondérante, occupant 59% de la portion québécoise du territoire (tableau 18, page 133 et figure 51, page 134) et générant des revenus d'environ 565 millions de dollars dans les 4 MRC du bassin versant (tableau 25) (MAPAQ, 2008a). D'autre part, les activités agricoles sont variées, comme l'indiquent les tableaux 26 et 27, p. 147 et tableaux 28 et 29, p. 155 mais les principales sont la production laitière et les grandes cultures de maïs et de soya.

    La SCABRIC n'a pas obtenu de données au sujet de l'utilisation des pesticides en agriculture dans le bassin versant de la rivière Châteauguay. De façon générale au Québec, on sait que les vergers, le maïs et le soya sont des cultures à forte quantité d'intrants (MDDEP, 2010a et MDDEP, 2010b).

    Tableau 25 Revenus et nombre de producteurs agricoles enregistrés dans les quatre MRC du bassin versant de la rivière Châteauguay déclarés en 2008 (MAPAQ, 2008a)

    Tableau 25

    Les données pour le bassin versant de la Châteauguay sont précises et ont été extraites par bassin versant. La répartition des types de cultures est présentée dans la figure 53. La SCABRIC a également eu accès aux données agglomérées pour les MRC et municipalités de la Montérégie Ouest. En se fiant aux données obtenues pour chacune des municipalités (données non présentées), on peut estimer que 73916 ha sont des superficies agricoles enregistrées dans le bassin versant de la rivière Châteauguay (MAPAQ, 2008a ; Sullivan, A., 2009). Cela correspond aux 59% obtenus par l'analyse de l'occupation du sol (tableau 18, page 133). Fait remarquable, toutes les municipalités du bassin versant de la rivière Châteauguay ont un bilan phosphore négatif (figure 54).

    En zone agricole dans la MRC de Roussillon, un plan de développement est en cours d'élaboration, le plan de développement de la zone agricole (PDZA). Ce plan est construit à l'aide d'une série de consultations publiques qui ont attirées 86 intervenants du milieu agricole qui se sont prononcés sur des enjeux clés, entre autres :

    - un aménagement intégré du territoire urbanisé et du territoire agricole ;
    - un paysage et un environnement valorisés. (Bégin, D., 2010)

    Figure 53 Classification de l'usage du territoire du bassin versant de la rivière Châteauguay à partir d'une image Landsat-TM du 14/08/2002 (MAPAQ, 2006)

    Figure 53

    Figure 54 Bilan phosphate au sol en Montérégie Ouest en 2006 (MAPAQ, 2006)

    Figure 54

    • 2.4.1. Productions animales

      Les trois principales productions animales du bassin versant sont le bovin laitier (53%), le bovin de boucherie (22%) et les porcs (14%). Les exploitations porcines sont les plus concentrées avec 114 unités animales (UA) par exploitation, suivis des veaux lourds (45 UA/exploitation) et des volailles (38 UA/exploitation) (Tableaux 26 et 27). Les exploitations des plus gros animaux se retrouvent essentiellement dans la MRC du Haut-Saint-Laurent, alors que les plus petits animaux sont surtout concentrés dans la MRC des Jardins-de-Napierville (Tableau 27).

      Les données pour le bassin versant de la Châteauguay ont été extraites par bassin versant et par municipalité. La répartition des unités animales dans le bassin versant est présentée aux figures 55 à 61, p. 148 à 154. Comme l'indiquent ces images, les unités animales sont relativement basses pour un territoire essentiellement agricole, mais sont réparties à peu près uniformément sur le territoire. Il s'agit surtout de bovin laitier, de bovin et de porc.

      Tableau 26 Nombre d'unités animales (UA) et d'exploitations agricoles par catégories de production animale dans les MRC du bassin versant de la rivière Châteauguay (MAPAQ, 2008b)

      Tableau 26

      Tableau 27 Proportion du nombre d'unités animales (UA) par catégories de production animale dans les MRC du bassin versant de la rivière Châteauguay (MAPAQ, 2008b)

       Tableau 27

      Figure 55 – Unités animales par municipalité dans le bassin versant de la rivière Châteauguay en 2001 (MENV, 2005b)

      Figure 55

      Figure 56 – Densité animale par municipalité dans le bassin versant de la rivière Châteauguay en 2001 (MENV, 2005b)

      Figure 56

      Figure 57 Unités animales par bassin versant dans le bassin versant de la rivière Châteauguay en 2006. (MAPAQ, 2006)

      Figure 57

      Figure 58 Bovins laitiers par bassin versant dans le bassin versant de la rivière Châteauguay en 2006. (MAPAQ, 2006)

      Figure 58

      Figure 59 Bœuf par bassin versant dans le bassin versant de la rivière Châteauguay en 2006. (MAPAQ, 2006)

      Figure 59

      Figure 60 Porc par bassin versant dans le bassin versant de la rivière Châteauguay en 2006. (MAPAQ, 2006)

      Figure 60 modif

      Figure 61 Autres unités animales par bassin versant dans le bassin versant de la rivière Châteauguay en 2006. (MAPAQ, 2006)

      Figure 61

       

    • 2.4.2. Productions végétales

      Comme le montre la figure 53, p. 145 ainsi que les figures 62 à 67, p. 156 à 161 et les tableaux 28 et 29, qui suivent, les productions végétales sont surtout annuelles (céréales et fourrages) et sont assez bien réparties dans les MRC du territoire. L'acériculture et les vergers sont concentrés dans la MRC du Haut-Saint-Laurent, alors que les cultures maraîchères, l'horticulture ornementale et les cultures abritées (serres), sont concentrées dans la MRC des Jardins-de-Napierville. En fait de quantité d'eau utilisée pour l'agriculture ce sont ces derniers types de cultures, concentrées dans la MRC des Jardins-de-Napierville, qui utilisent le plus d'eau, dans une proportion de 10 à 20 fois supérieures aux autres types de cultures, à raison de 9 000 à 18 000 m3/ha/an (BPR Groupe-Conseil, 2002).

      Tableau 28 Superficies et nombre d'exploitations par catégories de production végétale dans les MRC de la Zone Châteauguay (MAPAQ, 2008b)

       Tableau 28

      * Des données de la Zone Châteauguay se retrouvent dans le portrait du bassin versant de la rivière Châteauguay, car c'est à cette échelle que les renseignements ont été obtenus.

      Tableau 29 Proportion de la superficie par catégorie de production végétale dans les MRC du bassin versant de la rivière Châteauguay (MAPAQ, 2008b)

       Tableau 29

      Figure 62 – Superficie cultivée par municipalité dans le bassin versant de la rivière Châteauguay en 2001 (MENV, 2005b)

      Figure 62

      Figure 63 – Cultures à grandes interlignes dans les municipalités du bassin versant de la rivière Châteauguay en 2001 (MENV, 2005b)

      Figure 63

      Figure 64 – Cultures du maïs dans les municipalités du bassin versant de la rivière Châteauguay en 2001 (MENV, 2005b)

      Figure 64

      Figure 65 Céréales par bassin versant dans le bassin versant de la rivière Châteauguay en 2006. (MAPAQ, 2006)

      Figure 65

      Figure 66 Fourrages et pâturages par bassin versant dans le bassin versant de la rivière Châteauguay en 2006. (MAPAQ, 2006)

      Figure 66

      Figure 67 Légumes par bassin versant dans le bassin versant de la rivière Châteauguay en 2006. (MAPAQ, 2006)

      Figure 67

       

    • 2.4.3. Clubs conseils en agroenvironnement

      Les clubs conseils en agroenvironnement transmettent annuellement les données concernant l'évolution des pratiques au cours de l'année. L'ensemble des clubs présents dans le bassin versant de la rivière Châteauguay font partie de la région Montérégie Ouest du MAPAQ. Cette région est légèrement plus grande que le bassin versant, mais ce sont les données les plus précises actuellement disponibles. D'après le Bilan 2007-2008 (CCAE, 2009), on retrouve 13 clubs conseils en agroenvironnement qui regroupent 695 exploitations agricoles, soit 24% des producteurs de cette région. Les clubs agroenvironnementaux de la région ont produit les 571 plans d'accompagnement en agroenvironnement (PAA) des exploitations enregistrés dans les clubs de la région. Des ces exploitations, 93%, soit 526, avaient un bilan de phosphore équilibré entre le 1er avril 2007 et le 31 mars 2008. Les propriétaires de 48 803 unités animales, représentant 39% des unités animales de la région, sont membres de clubs agroenvironnementaux. Les propriétaires de 40% des superficies cultivées dans la région de la Montérégie Ouest, soit 101 399 ha, sont membres de clubs agroenvironnementaux. Les participants réalisent de nombreux efforts de réduction de leurs pratiques sur l'environnement, comme le démontre les tableaux suivants :

      Tableau 30 Répartition des superficies qui font l'objet de pratique visant la réduction de l'utilisation des pesticides, qui font l'objet d'intervention phytosanitaires ou sur lesquelles sont établies des engrais verts chez des exploitants agricoles membres des CCAE dans la région de la Montérégie Ouest pour la période du 1er avril 2007 au 31 mars 2008 (CCAE, 2009)

      Tableau 30

      Tableau 31 Répartition des superficies selon les types de travail primaire du sol chez des exploitants agricoles membres des CCAE dans la région de la Montérégie Ouest pour la période du 1er avril 2007 au 31 mars 2008 (CCAE, 2009)

      Tableau 31

      Malgré la croyance d'une plus grande dépendance envers les herbicides, nous avons remarqué une diminution des herbicides chez les adeptes de longue haleine de cette pratique agricole [le semis direct] de conservation des sols et de l'eau. (Ménard, O., 2008, communication personnelle)

      Pour le moment, aucun travail d'analyse de l'évolution des pratiques culturales des membres des clubs agroenvironnementaux n'a été réalisé. (Foulds, C., 2009, communication personnelle).

    • 2.4.4. Drainage agricole

      Il n'existe aucune statistique concernant le drainage dans les terres agricoles du bassin versant de la rivière Châteauguay. On sait toutefois que c'est une pratique généralisée et omniprésente partout où le sol s'y prête, soit presque partout à l'exclusion des zones où le roc est près du sol (Covey Hill, Le Rocher) (Lavoie, L.-C., 2009, communication personnelle).

    • 2.4.5. Matières résiduelles fertilisantes

      L'épandage des matières résiduelles fertilisantes sur les terres agricoles du bassin versant est une réalité peu connue dans le bassin versant de la rivière Châteauguay. Seule la MRC du Haut-Saint-Laurent a compilé des données à ce sujet à partir des bulletins de demandes de certificats d'autorisation remis aux MRC mensuellement (MRC Haut-Saint-Laurent, 2010). La compilation des données par la MRC du Haut-Saint-Laurent donne un premier aperçu du nombre de demandes reçues et des certificats délivrés depuis 2003 (Tableaux 32 et 33). Ainsi, on apprend que, dans les dernières années, 140 demandes ont été envoyées par des fermes pour obtenir l'autorisation d'épandre ou d'entreposer des MRF dans la MRC du Haut-Saint-Laurent (Tableau 32). Ces fermes sont principalement situées dans les municipalités de Godmanchester et Franklin (Tableau 33). D'après les données obtenues, 89% des demandes ont mené à la délivrance d'un certificat d'autorisation (Tableau 33). Après vérification, dans cinq des cas, les motifs de la non émission de certains des certificats d'autorisation par le MDDEP a été le retrait par le demandeur. Les autres demandeurs n'ont pas reçu leur certificat d'autorisation pour des raisons administratives, principalement pour ne pas avoir fourni les informations demandées dans les délais impartis et dans trois (3) des cas, la demande n'a pas encore pu être traitée.

      Un groupe composé de citoyens et d'élus s'interroge sur les effets à long terme de cette pratique. Malgré la position du gouvernement du Québec qui encourage cette pratique, la MRC du Haut-Saint-Laurent et quelques municipalités du Haut-Saint-Laurent et de Beauharnois-Salaberry, travaillent en ce moment à l'élaboration de règlements dans le but de mieux encadrer cette pratique et de pouvoir répondre aux interrogations des citoyens. Le comité des Citoyens pour la gestion responsable des boues municipales et industrielles a développé une expertise au sujet des recherches réalisées à l'extérieur du Québec sur les effets des épandages de MRF dans le sol et dans l'eau.

      Tableau 32 – Type de demandes de certificat d'autorisation pour la valorisation ou l'entreposage de matières résiduelles fertilisantes (MRF) transmises au MDDEP (en vertu des articles 22 et 48 de la Loi sur la qualité de l'environnement) sur le territoire de la MRC du Haut-Saint-Laurent (MRC Haut-Saint-Laurent, 2010)

      Tableau 32 

      Tableau 33 – Municipalités de provenance des demandes de certificat d'autorisation et délivrance des certificats pour la valorisation ou l'entreposage des matières résiduelles fertilisantes (MRF) transmises au MDDEP (en vertu des articles 22 et 48 de la Loi sur la qualité de l'environnement) sur le territoire de la MRC du Haut-Saint-Laurent (MRC Haut-Saint-Laurent, 2010)

      Tableau 33

      * Association Agri-Link sud-ouest inc., dossier 200058326, demande en 2003 pour environ 40 fermes, soit 8 demandes dans 7 municipalités

       

       

  • 2.5. SECTEUR FORESTIER

    L'usage forestier est assez important, les superficies forestières couvrant environ 29% de la superficie du bassin versant de la rivière Châteauguay (tableau 34). La forêt y est essentiellement privée, à l'exception de certaines zones de conservation.

    Tableau 34 Peuplements forestiers du bassin versant de la rivière Châteauguay (AFM, 2009e, communication personnelle)

    Tableau 34

    Figure 68 – Répartition des peuplements forestiers dans le bassin versant de la rivière Châteauguay. (Pépin, J.-F., 2009b)

    Figure 68 modif

    • 2.5.1. Forêt privée

      Au 1er janvier 2007, 419 producteurs forestiers possédant 7 937 ha de forêt étaient enregistrés auprès de l'AFM pour l'exploitation de la forêt dans la Zone de gestion intégrée de l'eau de Châteauguay (AFM, 2009c). Chacun de ces propriétaires possède un plan d'aménagement forestier. Certains d'entre eux sont membres du Syndicat des producteurs de bois du Sud-Ouest du Québec. Près de 60% des propriétaires de boisés dans les MRC du territoire ont un autre emploi, 30% sont des agriculteurs et les 10% restants sont retraités (Tableau 35) (AFM, 2009d). Il existe plusieurs écosystèmes forestiers exceptionnels sur le territoire, mais la plupart ne profitent pas d'un statut de protection, comme on l'explique dans la section 3.1.2.4, en page 194.

      Tableau 35 Profil des propriétaires de boisés en Montérégie entre 2001 et 2006 (AFM, 2009d)

      Tableau 35

    • 2.5.2. Drainage forestier

      L'AFM possède quelques statistiques pour les projets qui ont été financés depuis la création de l'Agence. Entre 1997 et 2005, 8,9 km de fossés de drainage forestier ont été creusés dans la Zone Châteauguay. Cette pratique a été subventionnée jusqu'en 2006. (AFM, 2009a)

  • 2.6. SECTEUR DE LA CONSERVATION

    L'Atlas du bassin versant de la rivière Châteauguay identifie 4 aires protégées dans le bassin versant de la rivière Châteauguay (Côté, M.-J., et al., 2006, p. 16 et 17). Les recherches de la SCABRIC ont permis d'identifier et de cartographier des aires protégées supplémentaires. Elles sont représentées à la figure 70, p. 172. En plus de ces aires protégées par une municipalité et par les gouvernements provinciaux et fédéraux, des organismes de conservation tels Conservation de la nature Canada – région du Québec et la Fondation de la faune du Québec sont propriétaire de quelques terrains ou possède des servitudes de conservation à perpétuité couvrant 694 ha sur 12 propriétés.

    Tableau 36 Conservation dans le bassin versant de la rivière Châteauguay.

    Tableau 36

    Données provenant de : Côté, M.-J., et al., 2006, p. 16 et 17 ; Conservation de la nature, 2009, communication personnelle ; Gendron, D., 2009 ; MDDEP, 2009b ; Perron, J., 2010, communication personnelle ; Letellier, A., 2009, communication personnelle ; Environnement Canada, 2009a.

    Tableau 37 Aires protégées du bassin versant de la rivière Châteauguay selon les registres du MDDEP (Perron, J., 2010, communication personnelle ; MDDEP, 2009b)

    Tableau 37

    Figure 69 Secteurs d'intérêt pour les habitats fauniques et aires protégées dans le bassin versant de la rivière Châteauguay

    Compilation des données du MRNF (CDPNQ, 2009b, 2009c et 2009d), d'Héritage Saint-Bernard (Gendron, D., 2009, communication personnelle ; Préville, M., et al., 2004), du Centre d'information sur l'environnement de Longueuil (Angers, V.A., Bouthillier, L., Gendron, A. et T. Montpetit, 2008 ; Audet, G., 2009e, communication personnelle), du MDDEP (MDDEP, 2009b ; Côté, M.-J., et al., 2006, p. 16 et 17), de Conservation de la nature (Conservation de la nature, 2009, communication personnelle), du Centre d'intendance écologique Latreille (Latreille, J.-M., 2009, communication personnelle) et de la Fondation de la faune du Québec (Letellier, A., 2009, communication personnelle).

    Figure 69

     

  • 2.7. SECTEUR RÉCRÉOTOURISTIQUE

    Les activités touristiques dans le bassin versant sont actuellement principalement orientées vers le tourisme d'excursion. La qualité de l'eau ne permet pas la baignade dans le bassin versant, même si certains s'y risquent sans surveillance. Toutefois, les activités de contact secondaire ou sans contact sont pratiquées en été, telles la pêche sportive et la navigation de plaisance (trois services de location d'embarcations non motorisées sont accessibles à Huntingdon, Sainte-Martine et Châteauguay sur le Lac St-Louis). La SCABRIC a développé, en 2000, un réseau d'accès publics à la rivière, avec des panneaux d'interprétation, entre la frontière des États-Unis et le village d'Howick. La municipalité de Sainte-Martine a son propre quai public accessible au parc municipal. Un projet permettant de compléter le réseau d'accès jusqu'à l'embouchure de la rivière à Châteauguay (figure 70, p. 172) n'a toujours pas trouvé l'ensemble du soutien financier requis. Les activités hivernales pratiquées sur la rivière Châteauguay sont concentrées dans la municipalité de Sainte-Martine avec le patinage, la glissade et la pêche sur glace (Municipalité de Sainte-Martine, 2010).

    La rivière Châteauguay est identifiée par Tourisme Suroît comme un axe de développement touristique privilégié dans la CRÉVHSL et par le PALÉE du Haut-Saint-Laurent (Tourisme Suroît, 2009a; CLD du Haut-Saint-Laurent, 2009a).

    • 2.7.1. Parcs et espaces verts

      Chacune des municipalités a sa propre approche quand à l'utilisation de ses parcs et espaces verts. D'une manière générale, les municipalités rurales ont moins de parcs et d'espaces verts que les municipalités en zone urbaine. La plupart des parcs, particulièrement les parcs riverains ont été reliés à l'aide de tronçons cyclables aménagés. Il s'agit d'un attrait touristique important souligné par plusieurs publicités retrouvées sur divers sites Internet (Audet, G. et Lapointe, M.-C., 2009, communication personnelle).

      Les principaux parcs riverains et parcs nature sont :

      - Refuge faunique Marguerite d'Youville et Parc de la Commune à Châteauguay
      - Parcs Marcel-Seers, Chèvrefils et Martineau à Châteauguay
      - Centre écologique Fernand-Séguin à Châteauguay
      - Centre nautique de Châteauguay
      - Parcs Paul-Léveillée et de l'Esturgeon à Sainte-Martine
      - Parc de l'Île-Russell et promenade Léon-Beaudin à Huntingdon
      - Boisé-des-Muir à Hinchinbrooke

      Figure 70 Réseau d'accès potentiels à la rivière Châteauguay pour la section de Sainte-Martine à Châteauguay (Rutherford, A. et Ben Charfeddine, S., 2006)

      Figure 70

      Tableau 38 Compilation partielle des parcs et espaces verts à partir des visites du territoire et des sites Internet trouvés en octobre 2009 (Audet, G. et Lapointe, M.-C., 2009, communication personnelle)

      Tableau 38

    • 2.7.2. Tourisme de nature

      Le bassin versant de la rivière Châteauguay attire les pratiquants de diverses activités de tourisme liées à la nature : observateurs de la nature, pêcheurs et chasseurs.

      L'observation de la nature est parfois pratiquée de manière passive, par exemple par des peintres et des photographes, qui viennent observer les nombreux cerfs de Virginie ou les oiseaux migrateurs, comme la Bernache du Canada et l'Oie des neiges. D'autres observateurs s'approprient les milieux naturels de manière plus active, par des randonnées pédestres, des excursions à vélo ou en embarcation nautique non-motorisée. Les pratiquants d'activités sportives motorisées, telles le quad, la motoneige et les embarcations nautiques motorisées profitent également des milieux naturels et des cours d'eau.

      La SCABRIC a publié une carte du bassin versant de la rivière Châteauguay (Bolduc, S. et J. Hénen, 2001) (Annexe 1) qui indiquent 13 secteurs où l'ornithologue amateur ou professionnel saura trouver plusieurs espèces intéressantes, par exemple au barrage Dunn à Sainte-Martine, où se rassemblent plusieurs espèces limnicoles. Héritage Saint-Bernard est le gestionnaire de sentiers de randonnée accessibles à vélo ou à pied dans la ville de Châteauguay, soit le refuge faunique Marguerite-d'Youville, sur l'Île Saint-Bernard, et le centre écologique Fernand-Séguin. Les amateurs de vélo apprécient à la fois les randonnées sur la Covey Hill et le long des routes à caractère champêtre comme le chemin de la rivière Châteauguay, qui longe ladite rivière. En hiver, on pratique également sur la rivière, le patin à glace, le hockey et la glissade.

      Aux endroits où la profondeur de la rivière le permet, on peut croiser des pontons et d'autres embarcations nautiques motorisées. On trouve également, à travers le territoire, plusieurs sentiers, plus ou moins organisés, de motoneiges et de quads (VTT).

      La pêche sportive est pratiquée, été comme hiver, à divers endroits du bassin versant, parfois en chaloupe, parfois directement dans le cours d'eau, parfois depuis la rive. La carte du bassin versant de la rivière Châteauguay (Bolduc, S. et J. Hénen, 2001) (Annexe 1) indique les endroits propices pour pêcher les diverses espèces sportives présentes, soit la truite brune, la truite arc-en-ciel, le doré jaune, l'achigan à petite bouche, le brochet, le maskinongé, la carpe, l'anguille d'Amérique, le crapet soleil, le crapet de roche et la barbotte brune.

      La chasse est également très présente sur le territoire. Pour le MRNF, le bassin versant de la rivière Châteauguay est entièrement situé dans l'unité de gestion des animaux à fourrure (UGAF) numéro 84 (Dicaire, A. et C. Sirois, 2004, communication personnelle). Le piégeage des animaux à fourrure à permis de récolter, au cours de la saison 2008-2009, 85 belettes, 358 castors, 233 coyotes, 15 loutres, 1 lynx du Canada, 21 martres, 1 ours noir, 145 pékans, 6881 rats musqués, 1081 ratons laveurs, 1 renard croisé, 238 renards roux et 82 visons d'Amérique. Pour le cerf de Virginie, le bassin versant est situé dans la zone de chasse 8 nord et 8 sud du plan de gestion (Dicaire, A. et C. Sirois, 2004, communication personnelle). À titre indicatif, en 2009, 2079 cerfs de Virginie ont été chassés dans le zone 8 nord et 1593 dans la zone 8 sud en combinant les chasses à l'arbalète, à l'arc, à la carabine, au fusil ainsi qu'à l'arme à chargement par la bouche (ACB) (MRNF, 2010b). L'objectif de ce plan est de réduire les populations après la chasse, que ce soit à l'arc ou à l'arme à feu, à 5 ou 6 animaux par kilomètre carré de forêt (Dicaire, A. et C. Sirois, 2004, communication personnelle). On chasse également la sauvagine, particulièrement la Bernache du Canada et les Oies des neiges (Léveillé, M., 2004, communication personnelle). Le bassin versant de la rivière Châteauguay est entièrement situé dans le district fédéral H de chasse aux oiseaux migrateurs au Québec (Léveillé, M., 2004, communication personnelle).