La connaissance de la qualité de l’eau

Chaque année, grâce à notre participation au Réseau-Rivières de la direction générale du Suivi de l’état de l’environnement du Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), la SCABRIC bénéficie d’heures de laboratoire nous permettant d’aller chercher des connaissances sur la qualité de l’eau de certaines rivières.

Au cours de l’été 2018, nous avions prélevé des échantillons dans les rivières de la Tortue à Saint-Mathieu, Hinchinbrooke à Athelstan et de la Branche Ouest, un affluent de la rivière La Guerre, à St-Anicet. Selon les données recueillies, la rivière de la Tortue a une qualité d’eau très mauvaise, la rivière Hinchinbrooke a une qualité d’eau satisfaisante et la branche Ouest a une mauvaise qualité d’eau. Ces données représentent un portrait à un moment précis de l’année et non un suivi temporel.

Au cours de l’été prochain, nous serons en mesure de recueillir de l’information sur les rivières Saint-André à St-Philippe, Saint-Régis à St-Constant, Saint-Louis à St-Louis-de-Gonzague et Châteauguay à Huntingdon.

Rappelons que le Réseau-Rivière est un suivi permanent de la qualité de l’eau des rivières du Québec. Chaque mois, une tournée d’échantillonnage de l’eau des rivières est planifiée et ces échantillons sont envoyés au MELCC, à Québec, pour analyses. Vous pouvez suivre ces résultats sur le site Internet :

http://www.environnement.gouv.qc.ca/eau/atlas_interactif/stations/stations_rivieres.asp

Rappelons aussi que, selon ces données, la qualité de l’eau de la rivière Châteauguay a cessé de se dégrader. La qualité de l’eau n’est toujours pas bonne, mais il s’agit d’un pas en avant dans la protection et l’amélioration de notre belle rivière.

Un nouveau projet agricole

En 2018, avec la collaboration du MAPAQ, des clubs agroenvironnementaux et de plusieurs autres partenaires, la SCABRIC a développé le projet « Les producteurs de la St-Régis savent s’adapter! ». Ce projet se veut une suite du projet Rés-Alliance, qui vise l’adaptation des communautés aux changements climatiques et provient d’une volonté du milieu.

Grâce à ce projet, la SCABRIC accompagnera 15 producteurs, au cours des 4 années du projet, dans l’instauration de pratiques agroenvironnementales. Un de ceux-ci aura également l’opportunité d’innover en mettant en place un projet vitrine répondant à une problématique sur son terrain et en améliorant les habitats d’espèces fauniques.

En mars 2019, nous avons tenu une journée d’informations où les producteurs pouvaient en apprendre plus sur le projet ainsi que sur les pratiques pouvant être mise en place. Cette activité a été un franc succès! Cinq (5) producteurs ont déjà montrés un intérêt pour le projet et deux (2) autres producteurs se sont même engagés à développer avec nous des projets innovants. Il s’agit d’un projet de stabilisation des berges qui sera agencé à des aménagements fauniques et d’un projet de contrôle des phragmites dans un fossé agricole.

Vous pouvez toujours en apprendre plus sur le projet et même vous y impliquer en communiquant avec Josiane Alarie par téléphone (4450 427-0911), par courriel (j.alarie@scabric.ca) ou en personne dans nos bureaux (1, rue du Pont, Ste-Martine)!

Aiguisez vos oreilles pour reconnaître la rainette faux-grillon en Montérégie!

logo CIEL final 2013 petit

La rainette faux-grillon est une espèce en situation précaire, désignée tant au Québec qu’au Canada. Dans les années 1950, cette petite grenouille était présente partout en Montérégie. Aujourd’hui on la trouve principalement dans six noyaux de populations, dans des endroits qu’elle partage avec une grande diversité biologique. Les principales menaces sont les développements urbains et agricoles et… les castors, qui ennoient les habitats qu’elle utilise. Un suivi annuel est nécessaire, car le déclin est rapide et les rainettes ne survivent généralement qu’un an. Le suivi est essentiel pour assurer que les efforts de conservation de cette espèce typique de nos milieux montérégiens soient orientés aux bons endroits.

Cette rainette discrète utilise pour se reproduire des étangs temporaires, qui seront remplis d’eau seulement de mois d’avril au mois de juin. Durant la période de reproduction, qui dure environ deux semaines en avril, le jour, les mâles chante fort pour attirer les femelles. Écouter ces chorales de rainettes est la seule manière efficace de réaliser les inventaires.

Depuis 2004, l’organisme Ciel et Terre mobilise des spécialistes de l’espèce et forme à chaque année des bénévoles pour suivre l’évolution de ces populations. Le 10 mars dernier, une vingtaine de nouveaux bénévoles participaient à la formation qui les a initiés à la manière de réaliser les inventaires acoustiques dans les secteurs ciblés.

Ainsi, au cours des prochaines semaines, plusieurs groupes de spécialistes, accompagnés de bénévoles spécialement formés, se promèneront dans les secteurs où la rainette est encore présente pour écouter ses chants printanier et documenter la situation de chacune des populations.

Par Geneviève Audet, agente de l'environnement de la SCABRIC.

Tortue des bois

Depuis 2014, la SCABRIC inventorie les cours d’eau principaux du bassin versant de la rivière aux Outardes afin de répertorier les tortues des bois. En ce sens, des sondages ont été élaborés afin de recueillir les connaissances des résidents.  Un outil de sensibilisation à la tortue des bois a été créé pendant l'été 2016. Il prend la forme d'une affiche sur chloroplaste.

En lire plus