États généraux de l'eau 2026
Un rendez-vous crucial pour la gestion durable de l'eau
Les États généraux de l’eau sont des événements clés pour rassembler divers intervenants impliqués dans la gestion de cette ressource vitale. Ces rencontres favorisent le partage de connaissances, la discussion et le débat sur les défis relatifs à son usage et sa conservation. Les participants y formulent des recommandations et élaborent des stratégies visant une gestion durable de cette ressource précieuse.
Cet événement joue un rôle important dans l’encouragement de la participation citoyenne, le partage d’idées et la collaboration. Les expériences et savoirs échangés lors de ce colloque inspirent des améliorations significatives dans le domaine. En mettant de l’avant le dialogue et la collaboration, ces États généraux sont cruciaux au développement de politiques basées sur un consensus et de meilleures pratiques.
4e édition : « L’eau et ses usages : citoyen - municipalité - agriculture - industrie »
Au programme, plusieurs présentations avec des conférenciers chevronnés, sur des thèmes qui vous tiennent à cœur! Des ateliers de discussion sont aussi prévus au courant de cette journée stimulante!
L’objectif est de permettre la discussion entre tous les acteurs sur l’utilisation de la ressource en eau dans notre région. Les participants ont la possibilité de s’informer sur des enjeux actuels et qui nous touchent.
On vous attend en grand nombre!
Mercredi 18 février 2026
Manoir d’Youville, Châteauguay
Consultez la programmation
Programmation - Salle Principale (Chapelle)
8 h 30
- Accueil
9 h
- Mots protocolaires et déroulement – OBV SCABRIC, COBAVER-VS, Comité ZIP Haut-Saint-Laurent
9 h 15
- Introduction – Étude sols et eaux contaminés – Enquête sur l’enfouissement illégal de sols contaminés par des déchets de construction dans le bassin versant de la rivière Châteauguay – Dan Garand, Alex DePani et Geoffrey Garver, Université McGill – Leadership for the Ecozoïc4E (L4E)
En 2024, une analyse géospatiale a révélé la présence de 674 sites potentiels de dépôts de déchets ou de sols contaminés illégaux dans le bassin versant de la rivière Châteauguay, dont 284 sont considérés moyennement ou hautement suspects. Si la contamination des terres — et parfois même de la nappe phréatique — a été confirmée pour certains de ces sites, la grande majorité demeure non documentée et leur statut de contamination reste inconnu. Bien qu’il soit possible que certains des sites identifiés par imagerie satellite ne soient pas réellement des dépôts sauvages de déchets ou de sols contaminés, ces observations laissent tout de même croire que les cas suivis par les autorités et connus du grand public ne représentent que la pointe de l’iceberg d’un problème massif touchant l’ensemble des villes et municipalités du Grand Montréal et de sa périphérie. Basée sur une méthodologie rigoureuse mobilisant l’imagerie intertemporelle de Google Earth Pro, les registres publics des entreprises, ceux de la CPTAQ et du MELCCFP, ainsi que d’autres sources d’information accessibles aux citoyens, cette recherche met en lumière à quel point les dernières années — voire les dernières décennies — ont été marquées par des failles importantes en matière de surveillance et d’application de la loi environnementale au Québec. Cette présentation exposera les faits saillants de notre analyse, ses implications et ses limites, et proposera des pistes de solution adaptées au contexte montréalais afin d’assurer une meilleure gestion des sols et des déchets issus des chantiers de construction de la grande région métropolitaine.
9 h 45
- La démarche d’élaboration du plan climat : les exemples de notre région – Alexey Malyshev, MRC de Roussillon, Alexandre Racicot, MRC du Haut-Saint-Laurent, Antoine Rochefort, MRC de Beauharnois-Salaberry, Isabelle Adam, MRC des Jardins-de-Napierville.
Cette présentation générale aborde les plans climat et le programme ATCL dans le contexte de l’eau et la présentation des enjeux propres à chacune de nos MRC et les activités à venir.
10 h 15
- Les changements climatiques et ses répercussions sur l’eau au Québec – Sonia Hachem, Consortium Ouranos
Les concentrations élevées de gaz à effet de serre dans l’atmosphère entraînent des changements climatiques marqués, tant à l’échelle mondiale que locale. Au Québec, les températures et les régimes de précipitations évoluent déjà, et ces tendances devraient se poursuivre au cours des prochaines décennies. Ces changements auront des répercussions directes sur la qualité et la quantité de l’eau présente dans les sols, les lacs et les rivières, ce qui a des répercussions sur de nombreuses activités et l’ensemble de la société. Il devient donc essentiel de s’adapter à ces nouvelles réalités, que ce soit à l’échelle individuelle, au sein des entreprises ou à celle des gouvernements locaux et nationaux.
10 h 45
- Pause
11 h
- Re-Source – Outiller la Montérégie pour une meilleure protection des zones de recharge des eaux souterraines – UQAM, ÉTS et COBAVER-VS – Janie Masse-Dufresne, ÉTS et Mariane Maciel dos Santos, COBAVER-VS
Le projet Re-Source est un projet régional montérégien coordonné et administré par le COBAVER-VS en collaboration avec l’équipe de recherche de Florent Barbecot de l’UQAM, et Janie
Masse-Dufresne de l’ETS. Il compte sur l’appui de nombreux partenaires, soit quatre comités ZIP, quatre OBV et 14 MRC. Il vise à analyser et à caractériser la distribution spatiale de la recharge des eaux souterraines en Montérégie. Le projet a été divisé en deux volets: le volet scientifique et le volet sensibilisation et éducation. Le volet scientifique est dirigé par le professeur l’UQAM en collaboration avec l’ETS. Il cherche à acquérir de nouvelles données pour caractériser la variabilité et la distribution de la recharge des eaux souterraines (Cible 1), à modéliser l’évolution spatiale de la recharge et à définir des zones d’action prioritaires pour orienter le développement régional (Cible 2). Le second volet, sensibilisation et éducation, est dirigé par le COBAVER-VS et il consiste à produire, en concertation avec lesdits partenaires, un Guide sur les bonnes pratiques de protection des eaux souterraines et des zones de recharge (Cible 3). Ce guide, comprenant aussi les résultats de l’étude scientifique, servira à informer et à sensibiliser le secteur municipal aux bonnes pratiques de gestion des eaux souterraines.
11 h 30
- Formation en biorétention décentralisée – apprendre à appliquer la gestion durable des eaux pluviales – Christophe Gravel et Geneviève Audet, OBV SCABRIC
Afin de répondre au besoin exprimé par les municipalités et les OBNL de son territoire, en 2024, l’OBV SCABRIC a coordonné la première formation concrète ciblée pour les employés de ces organisations en rassemblant des experts de la gestion durable des eaux pluviale au Québec. Les organisateurs partageront leur expérience et vous inviterons à vous inscrire à la seconde cohorte qui se déroulera à l’automne 2026. Places limitées!
12 h
- Dîner
13 h 30
- Bandes riveraines pour tous – Pascale Bilodeau, Comité ZIP Haut-Saint-Laurent
La présentation du Comité ZIP du Haut Saint-Laurent porte sur l’importance de réaliser des projets de restauration de bande riveraine afin d’améliorer la qualité de l’eau, la biodiversité et la santé. Elle présentera les projets de bandes riveraines modèles réalisés depuis plusieurs années en collaboration avec les villes, municipalité et citoyens de son territoire.
14 h
- Carrières et eau : comprendre pour mieux œuvrer – Fannie McMurray Pinard, ing., ACRGTQ, Coordonnatrice aux affaires environnementales, Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec
La présentation se veut un survol à des fins éducatives du fonctionnement d’une carrière et de la gestion de l’eau qui y est typiquement effectuée, ainsi que l’encadrement réglementaire applicable, les défis rencontrés par rapport à la gestion de l’eau de même que des pistes de réflexion pour favoriser une gestion intégrée des ressources en eau, en considérant l’industrie comme un partenaire.
14 h 20
- L’eau en Montérégie, un facteur clé dans le développement économique et industriel – Lorraine Simard, Comité 21
La présentation de Madame Lorraine Simard engage une réflexion sur les interconnexions indispensables avec les industries pour développer un modèle de gestion durable et équitable de l’eau sur les territoires. Pourquoi les industries sont interpellées pour participer aux discussions régionales de la gestion de l’eau, de la crise hydrique et de la restauration des écosystèmes ? De quelle manière pourraient-elles dialoguer davantage avec les collectivités ? Au-delà de la conformité et des innovations technologiques liées à l’eau dans les industries, Mme Simard mettra en lumière les bénéfices que les entreprises peuvent tirer de la communication sur leurs performances, ainsi que l’importance d’aborder ces questions de manière collective. Et finalement, elle montrera comment l’intégration des facteurs ESG+C au sein des entreprises peut constituer un levier pour optimiser la gestion de l’eau sur un territoire.
14 h 45
- Pause
15 h
- Atelier ludique : Participez à votre façon – OBV SCABRIC, COBAVER-VS, Comité ZIP Haut-Saint-Laurent
15 h 30
- Conclusion : chacun fait sa part! – OBV SCABRIC, COBAVER-VS, Comité ZIP Haut-Saint-Laurent
15 h 45
- Retournez inspirés dans votre quotidien!
Programmation - Salle Agroenvironnement (Vieux moulin)
11 h
- La santé des sols, un allié pour la gestion de l’eau – Marie-Ève Bernard, MAPAQ
La santé des sols et la gestion de l’eau sont interdépendantes puisque la qualité de l’un influence la performance de l’autre. Un sol en santé agit comme une éponge biologique grâce à la matière organique. Celle-ci agit comme le pivot central de cette relation en favorisant la création d’agrégats stables. La porosité créée permet une infiltration rapide des précipitations, limitant ainsi le ruissellement et l’érosion des sols agricoles. Cette structure améliorée augmente aussi la capacité de rétention d’eau : on estime que chaque augmentation de 1 % de matière organique permet de stocker des volumes d’eau considérables par hectare, offrant une résilience cruciale face aux sécheresses. Parallèlement, la vie du sol, incluant les vers de terre et les micro-organismes comme les bactéries et les champignons, maintient des réseaux de macropores essentiels à l’infiltration rapide de l’eau vers les systèmes de drainage. Pour optimiser ce cycle, les pratiques de conservation des sols, telles que les rotations des cultures, les cultures de couverture, les apports d’amendements organiques, sont indispensables. Il est également essentiel de limiter la compaction des sols, qui vient drastiquement influencer la capacité de stockage et d’infiltration de l’eau. En protégeant la surface du sol contre l’impact des gouttes de pluie et en nourrissant la biodiversité souterraine, les producteurs transforment leurs terres en un réservoir dynamique. Cette approche proactive sécurise non seulement les rendements, mais préserve également le cycle de l’eau à l’échelle du territoire. La santé des sols devient alors la fondation d’une gestion hydrique durable, responsable et résiliente.
11 h 30
- Irrigation raisonnée – une solution unique pour chaque réalité – Jérémie Vallée, IRDA
L’irrigation s’impose progressivement dans la réalité d’un nombre croissant de producteurs agricoles. Les objectifs poursuivis sont multiples et varient d’une entreprise à l’autre : assurer la stabilité des
rendements, améliorer la qualité, apporter de la fertilisation, de protéger contre le gel, etc. Irriguer ne se limite plus à apporter de l’eau aux cultures. Pour garantir une utilisation responsable de la
ressource, chaque exploitation doit adapter sa stratégie d’irrigation à ses propres spécificités culturales, pédologiques, technologiques, humaines, aux ressources en eau et aux objectifs. C’est tout le sens de l’irrigation raisonnée : une approche globale qui vise à préserver la ressource tout en maximisant l’efficacité d’utilisation de l’eau et les bénéfices agronomiques tout en diminuant la vulnérabilité de
l’entreprise au déficit hydrique. Depuis de nombreuses années, l’équipe de gestion de l’eau en productions végétales de l’IRDA travaille au développement et à l’évaluation de bonnes pratiques de gestion de l’eau (BPGE) adaptées au contexte agricole québécois. Cette conférence propose un survol des grands principes de la gestion raisonnée et des BPGE les plus pertinentes pouvant être implantées sur les fermes.
12 h
- Dîner
13 h 30
- Impact des changements climatiques sur l’agriculture – Catherine Mercier, conseillère accréditée AgriClimat, Groupe ProConseil
La conférence portera sur ce que les études sur les impacts des changements climatiques permettent de prédire, avec différents niveaux de certitude, les effets sur les divers facteurs qui influencent l’agriculture, notamment l’eau. Ces aspects seront présentés, ainsi que les pistes d’adaptation possibles.
14 h
- Plan climat : qualité respectable et quantité adéquate, quelles actions mettre de l’avant ? Activité de concertation – Alexey Malyshev, MRC de Roussillon, Alexandre Racicot, MRC du Haut-Saint-Laurent, Antoine Rochefort, MRC de Beauharnois-Salaberry, Isabelle Adam, MRC des Jardins-de-Napierville
14 h 45
- Pause et retour à la salle principale
Partenaires





Pour plus d’informations!
Si vous avez des questions concernant les États généraux de l’eau de l’OBV SCABRIC, n’hésitez pas à communiquer avec nous au 450 427-0911 ou par courriel à info@scabric.ca. Nous nous ferons un immense plaisir de répondre à toutes vos questions.