L’eau et ses usages : Citoyen - Municipal - Agriculture - Industriel
Les États Généraux de l’eau ont eu lieu le 18 février 2026 de 8h30 à 16h00 au Manoir D’Youville de Châteauguay. Vous trouverez la programmation de l’évènement plus bas.
En collaboration avec le Comité ZIP du Haut Saint-Laurent et du COBAVER-VS , l’OBV SCABRIC présente la 4e édition des États Généraux de l’eau. Cette année, le thème des États généraux était « L’eau et ses usages : Citoyen Municipal – Agriculture – Industriel ». Au programme, plusieurs présentations avec des conférenciers chevronnés, sur des thèmes qui vous tiennent à cœur! Des ateliers de discussion sont aussi eu lieu au courant de cette journée stimulante!
8 h 30
- Accueil
9 h
- Mots protocolaires et déroulement – OBV SCABRIC, COBAVER-VS, Comité ZIP Haut-Saint-Laurent
9 h 15
- Introduction – Étude sols et eaux contaminés – Enquête sur l’enfouissement illégal de sols contaminés par des déchets de construction dans le bassin versant de la rivière Châteauguay – Dan Garand, Alex DePani et Geoffrey Garver, Université McGill – Leadership for the Ecozoïc4E (L4E)
En 2024, une analyse géospatiale a révélé la présence de 674 sites potentiels de dépôts de déchets ou de sols contaminés illégaux dans le bassin versant de la rivière Châteauguay, dont 284 sont considérés moyennement ou hautement suspects. Si la contamination des terres — et parfois même de la nappe phréatique — a été confirmée pour certains de ces sites, la grande majorité demeure non documentée et leur statut de contamination reste inconnu. Bien qu’il soit possible que certains des sites identifiés par imagerie satellite ne soient pas réellement des dépôts sauvages de déchets ou de sols contaminés, ces observations laissent tout de même croire que les cas suivis par les autorités et connus du grand public ne représentent que la pointe de l’iceberg d’un problème massif touchant l’ensemble des villes et municipalités du Grand Montréal et de sa périphérie. Basée sur une méthodologie rigoureuse mobilisant l’imagerie intertemporelle de Google Earth Pro, les registres publics des entreprises, ceux de la CPTAQ et du MELCCFP, ainsi que d’autres sources d’information accessibles aux citoyens, cette recherche met en lumière à quel point les dernières années — voire les dernières décennies — ont été marquées par des failles importantes en matière de surveillance et d’application de la loi environnementale au Québec. Cette présentation exposera les faits saillants de notre analyse, ses implications et ses limites, et proposera des pistes de solution adaptées au contexte montréalais afin d’assurer une meilleure gestion des sols et des déchets issus des chantiers de construction de la grande région métropolitaine.
9 h 45
- La démarche d’élaboration du plan climat : les exemples de notre région – Alexey Malyshev, MRC de Roussillon, Alexandre Racicot, MRC du Haut-Saint-Laurent, Antoine Rochefort, MRC de Beauharnois-Salaberry, Isabelle Adam, MRC des Jardins-de-Napierville.
Cette présentation générale aborde les plans climat et le programme ATCL dans le contexte de l’eau et la présentation des enjeux propres à chacune de nos MRC et les activités à venir.
- Les changements climatiques et ses répercussions sur l’eau au Québec – Sonia Hachem, Consortium Ouranos
Les concentrations élevées de gaz à effet de serre dans l’atmosphère entraînent des changements climatiques marqués, tant à l’échelle mondiale que locale. Au Québec, les températures et les régimes de précipitations évoluent déjà, et ces tendances devraient se poursuivre au cours des prochaines décennies. Ces changements auront des répercussions directes sur la qualité et la quantité de l’eau présente dans les sols, les lacs et les rivières, ce qui a des répercussions sur de nombreuses activités et l’ensemble de la société. Il devient donc essentiel de s’adapter à ces nouvelles réalités, que ce soit à l’échelle individuelle, au sein des entreprises ou à celle des gouvernements locaux et nationaux.
10 h 45
- Pause
11 h
- Re-Source – Outiller la Montérégie pour une meilleure protection des zones de recharge des eaux souterraines – UQAM, ÉTS et COBAVER-VS – Janie Masse-Dufresne, ÉTS et Mariane Maciel dos Santos, COBAVER-VS
Le projet Re-Source est un projet régional montérégien coordonné et administré par le COBAVER-VS en collaboration avec l’équipe de recherche de Florent Barbecot de l’UQAM, et Janie Masse-Dufresne de l’ETS. Il compte sur l’appui de nombreux partenaires, soit quatre comités ZIP, quatre OBV et 14 MRC. Il vise à analyser et à caractériser la distribution spatiale de la recharge des eaux souterraines en Montérégie. Le projet a été divisé en deux volets: le volet scientifique et le volet sensibilisation et éducation. Le volet scientifique est dirigé par le professeur l’UQAM en collaboration avec l’ETS. Il cherche à acquérir de nouvelles données pour caractériser la variabilité et la distribution de la recharge des eaux souterraines (Cible 1), à modéliser l’évolution spatiale de la recharge et à définir des zones d’action prioritaires pour orienter le développement régional (Cible 2). Le second volet, sensibilisation et éducation, est dirigé par le COBAVER-VS et il consiste à produire, en concertation avec lesdits partenaires, un Guide sur les bonnes pratiques de protection des eaux souterraines et des zones de recharge (Cible 3). Ce guide, comprenant aussi les résultats de l’étude scientifique, servira à informer et à sensibiliser le secteur municipal aux bonnes pratiques de gestion des eaux souterraines.
11 h 30
- Formation en biorétention décentralisée – apprendre à appliquer la gestion durable des eaux pluviales – Christophe Gravel et Geneviève Audet, OBV SCABRIC
Afin de répondre au besoin exprimé par les municipalités et les OBNL de son territoire, en 2024, l’OBV SCABRIC a coordonné la première formation concrète ciblée pour les employés de ces organisations en rassemblant des experts de la gestion durable des eaux pluviale au Québec. Les organisateurs partageront leur expérience et vous inviterons à vous inscrire à la seconde cohorte qui se déroulera à l’automne 2026. Places limitées!
12 h
- Dîner
13 h 30
- Bandes riveraines pour tous – Pascale Bilodeau, Comité ZIP Haut-Saint-Laurent
La présentation du Comité ZIP du Haut Saint-Laurent porte sur l’importance de réaliser des projets de restauration de bande riveraine afin d’améliorer la qualité de l’eau, la biodiversité et la santé. Elle présentera les projets de bandes riveraines modèles réalisés depuis plusieurs années en collaboration avec les villes, municipalité et citoyens de son territoire.
- Carrières et eau : comprendre pour mieux œuvrer – Fannie McMurray Pinard, ing., ACRGTQ, Coordonnatrice aux affaires environnementales, Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec
La présentation se veut un survol à des fins éducatives du fonctionnement d’une carrière et de la gestion de l’eau qui y est typiquement effectuée, ainsi que l’encadrement réglementaire applicable, les défis rencontrés par rapport à la gestion de l’eau de même que des pistes de réflexion pour favoriser une gestion intégrée des ressources en eau, en considérant l’industrie comme un partenaire.
- L’eau en Montérégie, un facteur clé dans le développement économique et industriel – Lorraine Simard, Comité 21
La présentation de Madame Lorraine Simard engage une réflexion sur les interconnexions indispensables avec les industries pour développer un modèle de gestion durable et équitable de l’eau sur les territoires. Pourquoi les industries sont interpellées pour participer aux discussions régionales de la gestion de l’eau, de la crise hydrique et de la restauration des écosystèmes ? De quelle manière pourraient-elles dialoguer davantage avec les collectivités ? Au-delà de la conformité et des innovations technologiques liées à l’eau dans les industries, Mme Simard mettra en lumière les bénéfices que les entreprises peuvent tirer de la communication sur leurs performances, ainsi que l’importance d’aborder ces questions de manière collective. Et finalement, elle montrera comment l’intégration des facteurs ESG+C au sein des entreprises peut constituer un levier pour optimiser la gestion de l’eau sur un territoire.
- Pause
- Atelier ludique : Participez à votre façon – OBV SCABRIC, COBAVER-VS, Comité ZIP Haut-Saint-Laurent
- Conclusion : chacun fait sa part! – OBV SCABRIC, COBAVER-VS, Comité ZIP Haut-Saint-Laurent
- Retournez inspirés dans votre quotidien!
- La santé des sols, un allié pour la gestion de l’eau – Marie-Ève Bernard, MAPAQ
La santé des sols et la gestion de l’eau sont interdépendantes puisque la qualité de l’un influence la performance de l’autre. Un sol en santé agit comme une éponge biologique grâce à la matière organique. Celle-ci agit comme le pivot central de cette relation en favorisant la création d’agrégats stables. La porosité créée permet une infiltration rapide des précipitations, limitant ainsi le ruissellement et l’érosion des sols agricoles. Cette structure améliorée augmente aussi la capacité de rétention d’eau : on estime que chaque augmentation de 1 % de matière organique permet de stocker des volumes d’eau considérables par hectare, offrant une résilience cruciale face aux sécheresses. Parallèlement, la vie du sol, incluant les vers de terre et les micro-organismes comme les bactéries et les champignons, maintient des réseaux de macropores essentiels à l’infiltration rapide de l’eau vers les systèmes de drainage. Pour optimiser ce cycle, les pratiques de conservation des sols, telles que les rotations des cultures, les cultures de couverture, les apports d’amendements organiques, sont indispensables. Il est également essentiel de limiter la compaction des sols, qui vient drastiquement influencer la capacité de stockage et d’infiltration de l’eau. En protégeant la surface du sol contre l’impact des gouttes de pluie et en nourrissant la biodiversité souterraine, les producteurs transforment leurs terres en un réservoir dynamique. Cette approche proactive sécurise non seulement les rendements, mais préserve également le cycle de l’eau à l’échelle du territoire. La santé des sols devient alors la fondation d’une gestion hydrique durable, responsable et résiliente.
11 h 30
- Irrigation raisonnée – une solution unique pour chaque réalité – Jérémie Vallée, IRDA
L’irrigation s’impose progressivement dans la réalité d’un nombre croissant de producteurs agricoles. Les objectifs poursuivis sont multiples et varient d’une entreprise à l’autre : assurer la stabilité des rendements, améliorer la qualité, apporter de la fertilisation, de protéger contre le gel, etc. Irriguer ne se limite plus à apporter de l’eau aux cultures. Pour garantir une utilisation responsable de la ressource, chaque exploitation doit adapter sa stratégie d’irrigation à ses propres spécificités culturales, pédologiques, technologiques, humaines, aux ressources en eau et aux objectifs. C’est tout le sens de l’irrigation raisonnée : une approche globale qui vise à préserver la ressource tout en maximisant l’efficacité d’utilisation de l’eau et les bénéfices agronomiques tout en diminuant la vulnérabilité de l’entreprise au déficit hydrique. Depuis de nombreuses années, l’équipe de gestion de l’eau en productions végétales de l’IRDA travaille au développement et à l’évaluation de bonnes pratiques de gestion de l’eau (BPGE) adaptées au contexte agricole québécois. Cette conférence propose un survol des grands principes de la gestion raisonnée et des BPGE les plus pertinentes pouvant être implantées sur les fermes.
12 h
- Dîner
13 h 30
- Impact des changements climatiques sur l’agriculture – Catherine Mercier, conseillère accréditée AgriClimat, Groupe ProConseil
14 h
- Plan climat : qualité respectable et quantité adéquate, quelles actions mettre de l’avant ? Activité de concertation – Alexey Malyshev, MRC de Roussillon, Alexandre Racicot, MRC du Haut-Saint-Laurent, Antoine Rochefort, MRC de Beauharnois-Salaberry, Isabelle Adam, MRC des Jardins-de-Napierville
14 h 45
- Pause et retour à la salle principale
Pour les États Généraux de l’eau, un casse tête collaboratif a été conçu afin de recueillir les témoignages des participants sur la gestion intégrée de l’eau sur le territoires. Une carte interactive a ensuite été créée pour rassembler l’ensemble des avis des participants. Cliquez sur le bouton plus bas pour accéder à la carte.
Vous souhaitez en apprendre davantage sur les États généraux de l’eau? Cliquez sur les vidéos ci-bas pour visionner les conférences données lors de la 3e édition!
Pour en apprendre plus
Nous vous invitons aussi à regarder le reportage de CSur la télé.
COMPTE RENDU
Le 18 février 2026. Dans l’ancienne chapelle de la congrégation des Soeurs Grises à l’Île St-Bernard, plus de 90 « fidèles » ont participé aux 4e États généraux de l’eau de l’OBV SCABRIC, en collaboration avec le Comité ZIP du Haut Saint-Laurent et le COBAVER-VS. Plus de 15 conférencières et conférenciers, des personnes responsables de différentes études, de divers projets ou de certaines charges professionnelles, ont présenté leurs observations, leurs analyses, leurs interrogations, certaines recommandations et certains plans d’action afin que nos connaissances sur les réserves d’eau de surface ou souterraine soient améliorées et fiables, que nos utilisations assurent leur protection en qualité et en quantité et leur pérennité.
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1- D’entrée de jeu, des chercheurs de l’Université McGill nous rappellent la pire catastrophe environnementale canadienne, les lagunes de Mercier, il y a déjà 60 ans. Puis, grâce aux méthodes modernes d’analyse de données aériennes, ils nous indiquent qu’on a découvert jusqu’à 280 sites d’enfouissement fantômes dans le bassin versant de la rivière Châteauguay, plusieurs étant jugés préoccupants, certains ayant contaminé des réserves d’eau souterraine (études : rang Dumas et Route 201 à Franklin, cette municipalité comptant 31 sites). Il est recommandé, ici, de rendre « Traces Québec » accessible au grand public (traçabilité des sols contaminés excavés) et d’obliger tout chantier d’excavation ou de construction de s’inscrire au MELCCFP avant que ce dernier n’émette un permis.
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2- Dans un deuxième temps, des représentants des quatre MRC du sud-ouest montérégien nous expliquent pourquoi il faut élaborer un «plan climat» pour notre région, compte tenu du stress hydrique occasionné par les changements climatiques. Autant les conflits d’usage et le déficit de l’aquifère dans la MRC des Jardins-de-Napierville depuis les années 80, que la vulnérabilité des zones de recharge des eaux souterraines dans la MRC du Haut-St-Laurent, que les multiples usage commerciaux, industriels, hydro-électriques, récréotouristiques, agricoles et domestiques dans la MRC de Beauharnois-Salaberry, que le territoire le plus urbanisé mais aussi à 73% agricole (productions laitière et fourragère et grandes cultures) de la MRC de Roussillon, toutes ces situations exigent que nous nous adaptions à des problématiques variées (sécheresses, inondations, canicules, zoonoses-maladie de Lyme, etc.) occasionnées par le climat. Créer ou protéger des « territoires-éponges » pour améliorer la recharge des aquifères, réduire le gaspillage et optimiser les diverses utilisations des réserves d’eau, etc., en d’autres mots, se concerter au moyen d’un « plan-climat ».
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3- Ce premier bloc de conférences se termine par la présentation d’une chercheuse du Consortium Ouranos, lequel œuvre sur les conséquences prévisibles des changements climatiques depuis plus de 25 ans. Les scientifiques considèrent que le Québec moderne a déjà subi une augmentation de 2 degrés C et que, peu importe le scénario d’émission des GES, le climat québécois augmentera d’un autre degré C d’ici 2050 et de 3 à 7 degrés d’ici 2100. De façon générale, il y aura plus de précipitations (de 13% à 24%), surtout des pluies qualifiées d’extrêmes; moins de neige et plus de pluie, même en période hivernale. À cause des hivers doux, il est dans l’ordre du possible qu’au sud du Québec, d’ici 2041-2070, la recharge des eaux souterraines soit plus importante. Par contre, paradoxalement, l’évapotranspiration accrue du monde végétal est susceptible d’aggraver les périodes de sécheresse. Il faut donc être plus préventif que réactif, reconnaître le problème et s’adapter. Pour ce, il faut partager nos connaissances (suite à nos succès comme à nos échecs), améliorer le volet règlementaire, allouer suffisamment de ressources financières, techniques et humaines, sensibiliser, former et mobiliser les différents décideurs concernés.
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4- Qui sait que, en Montérégie, 87% du débit d’un plan d’eau vient des eaux souterraines? C’est ce qu’affirment deux chercheuses, l’une de l’École de technologie supérieure (ÉTS) et l’autre de l’organisme de bassin versant COBAVER-VS, en collaboration avec l’UQAM, qui creusent la question des eaux souterraines, en particulier la protection des zones de recharge. L’objectif de leur projet, Re-Source, est de caractériser et analyser la distribution spatiale de la recharge des aquifères et d’en étudier la vulnérabilité. Chaque MRC, si elle était munie d’une carte de son territoire précisant où se trouvent les milieux «éponges», leur degré de transmissibilité et les capacités de stockage des réserves d’eau souterraine, pourrait évaluer la recharge potentielle, compte tenu des précipitations, des périodes de crue et d’étiage. On pourrait même envisager des zones de recharge prioritaires et interdire l’installation d’activités polluantes ou à risque de contamination, industrielles ou autres, dans ces zones.
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5- Déjà munie d’une telle carte de caractérisation, et ce depuis plusieurs années dans la MRC du Haut-St-Laurent, l’OBV SCABRIC nous propose une « formation en bio-rétention décentralisée », question d’apprendre à gérer de façon durable les eaux pluviales. Il s’agit d’apprendre à aménager des bassins peu profonds et végétalisés, sortes de jardins de pluie, sur différents sites (privés, municipaux, industriels) afin de capter l’eau de ruissellement lors des crues intenses (pluies diluviennes) et de recharger par infiltration la nappe phréatique. Des formations théoriques (32hres) sont offertes aux municipalités et aux organismes à but non lucratif (OBNL) afin de susciter des projets pilotes et rendre les milieux autonomes en matière de bio-rétention. Les inscriptions pour la prochaine cohorte sont possibles en ligne.
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6- Le Comité ZIP (Zone d’Intervention Prioritaire) Haut-St-Laurent œuvre depuis 1993 par des études biologiques et socio-économiques rattachées au fleuve, des inventaires fauniques et floristiques, des échantillonnages d’eau, des projets de nettoyage des fonds marins et des bandes riveraines. Certains projets d’aménagement des bandes riveraines sont analysés par le Comité, assistés lors de leur implantation, suivis au fur et à mesure que plantes herbacées, arbustes et arbres reprennent place dans le paysage. Des bandes riveraines bien aménagées freinent l’érosion des berges, filtrent les polluants, absorbent les nutriments et empêchent la prolifération des algues, rafraichissent les rives en fournissant de l’ombre. Ici, gazon, enrochement, murs de béton, pierres ou bois n’ont pas leur place. Des plans détaillés directement utilisables par les citoyens riverains sont disponibles gratuitement en ligne pour faciliter les aménagements par les citoyens.
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7- Les carrières utilisent l’eau pour laver les agrégats et, idéalement, elles opèrent dans un milieu sec. Elles doivent par conséquent évacuer les eaux qui ressurgissent mais aussi leurs eaux usées. Elles versent des redevances (± 35$/million de litres) au Fonds bleu du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs du Québec selon le volume d’eau prélevé. Quant aux rejets, dépendamment des équipements disponibles pour recycler les eaux usées et la présence de projets à proximité, ces eaux usées pourraient être acheminées vers certains usages comme la restauration de milieux humides, etc.
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8- Économie circulaire, ISO 14001 pour la grande industrie, cycle de vie et traçabilité des chaînes d’approvisionnement, récupération, stratégie ESG (Environnement, Social, Gouvernance)… Pour le Comité 21, l’eau et son importance sociale, culturelle, environnementale et économique (économie verte) dans la transition énergétique, écologique et climatique, peut permettre de créer des synergies d’affaires vertes, une symbiose industrielle.
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Note : pour connaître le nom des conférencier(ère)s, se référer au programme de l’événement.
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Note personnelle : Encore une fois, tout le monde a utilisé l’expression « ressource en eau » pour décrire « l’eau et ses usages ». C’est une expression « correcte » mais je pense que ceux et celles qui désirent œuvrer pour la protection et l’usage durable de cet élément devraient utiliser une expression plus « pédagogique », c’est-à-dire l’expression « réserve d’eau ». Pourquoi? Parce que le mot « ressource » signifie entre autre « sa mise en valeur dans le but de créer de la richesse » comme pour les ressources minérales, forestières ou autres. Il s’agit donc d’un élément à « exploiter », c’est-à-dire lui donner une valeur monétaire pour en tirer un profit, par exemple l’embouteillage. Tandis que l’expression « réserve en eau » incite à la précaution et à un usage approprié de cette eau, ce dont tous les conférenciers et conférencières essaient de nous convaincre!
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André Hébert, citoyen
Membre de l’OBV SCABRIC depuis 2004
Comité de réhabilitation de la rivière Châteauguay
Mars 2026
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